Last Updated on 07/06/2026 – 09:00 by Frank César LOVISOLO
| Enregistrement au lac de Sainte Croix |
Promenade dans le Parc naturel régional du Verdon. |
Et bien non ! Qu’on se le dise, il n’y aura pas de dinosaures en chair et en os, atrabilaires, insatiables, titanesques, à l’haleine vitriolique, conséquemment Spielberg-Hollywoodien ! Ici, il y a quelques années c’était la mer. Il y régnait tout de même quelques bestioles à la plaisanterie incisive qu’il ne fallait pas contrarier. Sa biodiversité s’est inscrite dans la roche. Ci et là des fossiles témoignent du passé, d’une période où l’homme, malgré les divagations de créationnistes obtus d’ignorance, était bien loin dans le futur. Mais rassurez-vous : pas de géologie ni de paléontologie, bien que l’observation d’un synclinal et l’étude de la biostratigraphie ne manquent pas de poésie ! Pour l’instant, il s’agit de paysages colorés dans le Parc naturel régional du Verdon. Le Trias, le Jurassique et le Crétacé nous ont donné ces roches. Le temps, par l’eau et le vent a sculpté et l’homme, par son expansion, a participé à cette constructive érosion. Toute cette bataille temporelle prodigue ces paysages fantastiques qu’il est bon de parcourir l’hiver. Il y a peu de monde… C’est calmement sonore. C’est gris, vert, ocre, bleu, illuminé et enluminé de milliers d’autres nuances. L’hiver est une couleur. jurassique – Gorges du Verdon L’hiver est sonore… jurassique – Gorges du Verdon |
![]() Vue du lieu de la prise de son dans le Parc naturel régional du Verdon, au Lac de Sainte Croix. Position: ( Captation stéréophonique avec un couple XY ) |
Histoire de se comprendre où, dans le temps, se situe cette période…Le Verdon prend sa source tout près du col d’Allos, au pied de la tête de la Sestrière, dans le massif des Trois-Évêchés, au nord-nord-est des gorges, et se jette dans la Durance, à l’ouest près de Vinon-sur-Verdon, après avoir parcouru 166 kilomètres. Tout au long de son cours, la rivière franchi différentes gorges et défilés, le canyon constituant les troisièmes après les deux cluses de la porte de Saint-Jean et de Chasteuil en amont et avant les gorges de Baudinard et les basses gorges en aval. Les gorges sont situées entre la vallée de la Durance à l’ouest et la mer Méditerranée au sud-est, à 25 kilomètres au nord de Draguignan, à 45 kilomètres à l’ouest-nord-ouest de Grasse, à 10 kilomètres au sud-ouest de Castellane, à 35 kilomètres au sud de Digne-les-Bains, à 5 kilomètres au sud-est de Moustiers-Sainte-Marie et à 35 kilomètres à l’est de Manosque ; le camp de Canjuers s’étend au sud aux portes du canyon.
Prenant une direction générale vers l’ouest puis vers le sud et enfin vers le nord-ouest, la rivière est grossie par les eaux de différentes sources mais aussi de l’Artuby qui emprunte son propre canyon. La rivière débouche dans le lac de Sainte-Croix après un parcours de 25 kilomètres, traversant une dernière cluse, celle de Galetas, franchie par le pont du même nom. – Pendant la période du Trias, la Provence s’affaisse et la mer la recouvre, déposant d’épaisses couches de calcaires divers. Pendant la période Jurassique, la Provence est recouverte d’une mer chaude et peu profonde, facilitant la multiplication des coraux. Au Crétacé, la Basse Provence se rehausse et la mer atteint l’emplacement actuel des Alpes. L’ère Tertiaire voit l’édification des Alpes. C’est à cette époque que le Verdon trace son cours. |
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Géologie des Gorges du VerdonUne histoire de plus de 200 millions d’annéesIntroductionLes Gorges du Verdon constituent l’un des plus remarquables ensembles géologiques d’Europe occidentale. Situées entre les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, elles forment un canyon d’environ 25 kilomètres de longueur et atteignent par endroits près de 700 mètres de profondeur. Ce paysage spectaculaire est le résultat d’une longue succession de phénomènes sédimentaires, tectoniques et érosifs qui se sont déroulés sur plusieurs centaines de millions d’années. (Villa OVerdon) jurassique – Gorges du Verdon 1. Les mers tropicales du MésozoïqueLa formation des calcaires Durant le Trias puis le Jurassique, entre 230 et 150 millions d’années avant notre époque, la région actuelle du Verdon était recouverte par une mer chaude et peu profonde comparable aux lagons tropicaux actuels. Dans cet environnement marin prospéraient coraux, mollusques, ammonites et autres organismes marins. (La Palud sur Verdon) À leur mort, les coquilles et les squelettes calcaires de ces organismes se déposèrent au fond de la mer. Au fil du temps, ces dépôts s’accumulèrent sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur. Sous l’effet de la pression, ils se transformèrent progressivement en calcaires compacts qui constituent aujourd’hui les falaises blanches caractéristiques des gorges. (L’Escapade) jurassique – Gorges du Verdon 2. La naissance des AlpesLes mouvements tectoniques À partir du Crétacé supérieur et surtout durant l’ère tertiaire, la collision entre les plaques africaine et européenne provoqua la formation de la chaîne alpine. Cette gigantesque compression entraîna le plissement, le chevauchement et le soulèvement des couches calcaires du Verdon. (aventuregeologique.com) Les roches qui avaient été déposées horizontalement au fond des mers furent alors redressées, fracturées et soulevées de plusieurs centaines de mètres. Ces déformations créèrent un réseau complexe de failles et de fissures qui allait jouer un rôle déterminant dans le creusement futur du canyon. (aventuregeologique.com) jurassique – Gorges du Verdon 3. L’érosion et le creusement des gorgesLe rôle du Verdon Une fois les reliefs alpins émergés, la rivière Verdon commença à entailler les massifs calcaires. Profitant des fractures créées par la tectonique, l’eau s’infiltra dans la roche et accéléra son érosion. (aventuregeologique.com) Durant les périodes glaciaires du Quaternaire, les variations climatiques augmentèrent considérablement la puissance érosive du cours d’eau. Pendant plusieurs millions d’années, le Verdon approfondit progressivement son lit jusqu’à former l’impressionnant canyon actuel. (Villa OVerdon) Les parois abruptes que l’on observe aujourd’hui témoignent de cette lente action de l’eau sur des roches calcaires relativement résistantes. jurassique – Gorges du Verdon 4. Le phénomène karstiqueUne montagne creusée de l’intérieur Les calcaires du Verdon sont particulièrement sensibles à la dissolution chimique par les eaux légèrement acides. Ce phénomène, appelé karstification, a donné naissance à un vaste réseau souterrain composé de grottes, de galeries, d’avens et de résurgences. (Persée) L’un des exemples les plus célèbres est l’Imbut, où le Verdon semble disparaître sous un chaos rocheux avant de réapparaître plus loin. Ces formes karstiques témoignent de l’action combinée de l’eau de surface et des circulations souterraines. (Wikipédia) jurassique – Gorges du Verdon 5. Les fossiles : témoins d’un ancien océanUne mémoire géologique exceptionnelle Les calcaires des Gorges du Verdon renferment de nombreux fossiles marins : ammonites, bélemnites, rudistes et coraux. Ces vestiges biologiques permettent aux géologues de reconstituer les environnements marins qui existaient dans la région il y a plus de 150 millions d’années. (La Palud sur Verdon) L’étude de ces fossiles confirme que les falaises actuelles furent autrefois des fonds marins baignés par une mer tropicale riche en biodiversité. ConclusionLes Gorges du Verdon représentent un véritable livre ouvert sur l’histoire de la Terre. Elles résultent de l’accumulation de sédiments marins durant le Mésozoïque, du soulèvement alpin provoqué par la tectonique des plaques, puis de l’érosion continue exercée par le Verdon et les phénomènes karstiques. Ainsi, chaque falaise, chaque strate et chaque fossile raconte un épisode d’une aventure géologique commencée il y a plus de deux cents millions d’années. (L’Escapade) Bibliographie indicative :
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Petit rappel pour tout le monde :
Sans parler de toutes les saloperies chimiques et nucléaires dont les durées de vie dépassent largement ce qui est inscrit sur l’image… |
On est prié de ramasser et trier ses déchets, |


















du bon, du bien, du beau, merci !
Merci !!! ô Lutétienne Scénozoïque !