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| Isidore Ducasse | Les Chants de Maldoror | Articles-Extraits | La musique | Actrices – Acteurs |
Treize Épisodes musiqués des Six Chants de MaldororLa musique pour entendre l’indicible |
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Frank César Lovisolo (Compositeur),
Didier Bourguignon, Jacques Maury, Christine Pasquier, Hugues Louagie, Valérie Feasson , Noelly Thiebaut (Actrices et acteurs), s’en vont arpenter Treize Épisodes des Six Chants de Maldoror, et,
peut-être, n’en point revenir… –
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| Isidore Ducasse | Les Chants de Maldoror | La musique | Actrices – Acteurs |
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Chant I – Didier Bourguignon |
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| Plût au ciel | J’ai vu pendant toute ma vie | Vieil Océan | |
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Chant II – Jacques Maury |
Chant III – Christine Pasquier |
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Chant IV – Hugues Louagie |
Chant V – Valérie Feasson |
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Chant VI – Noelly Thiebaut |
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L’album : Sauvage
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| Isidore Ducasse | Les Chants de Maldoror | La musique | Actrices-Acteurs |
Maldoror
Isidore Ducasse, dit Lautréamont (1846-1870) ⇑⇑⇑– ![]() Photographie colorisée, représentant peut-être Isidore Ducasse (1867). Isidore Lucien Ducasse, connu sous le pseudonyme de Lautréamont, est une figure majeure et singulière de la littérature française du XIXᵉ siècle. Auteur d’une œuvre brève mais profondément novatrice, il est principalement reconnu pour Les Chants de Maldoror, texte radical qui annonce certaines des orientations esthétiques du symbolisme et, surtout, du surréalisme. Longtemps ignorée, son œuvre n’a été pleinement reconnue qu’au XXᵉ siècle. Origines et formationIsidore Ducasse naît le 4 avril 1846 à Montevideo, en Uruguay, alors territoire marqué par de fortes instabilités politiques. Il est le fils de François Ducasse, fonctionnaire consulaire français. Sa mère meurt alors qu’il est encore très jeune, événement qui, peut-être, contribue à la tonalité sombre de son œuvre. Il est envoyé en France pour ses études secondaires, d’abord au lycée impérial de Tarbes, puis à celui de Pau. Élève sérieux mais discret, il reçoit une formation classique solide, marquée par l’étude des auteurs latins, de la rhétorique et de la philosophie morale. Cette culture classique jouera un rôle essentiel dans l’élaboration de son style, fondé sur le détournement et la parodie des formes littéraires traditionnelles.
Les Chants de MaldororEntre 1868 et 1869, Ducasse compose Les Chants de Maldoror, publiés partiellement en 1868 puis intégralement en 1869 à Bruxelles. L’ouvrage prend la forme de six chants en prose, mettant en scène Maldoror, figure du mal absolu, en révolte contre Dieu, l’humanité et l’ordre moral. L’œuvre se caractérise par une violence verbale extrême, un imaginaire blasphématoire, une écriture hybride mêlant prose poétique, discours philosophique et parodie scientifique, un rejet explicite du sentimentalisme romantique. À sa parution, le texte choque profondément. Craignant la censure, l’éditeur renonce à sa diffusion. Lautréamont demeure alors totalement inconnu du public et des milieux littéraires. III. Poésies et retournement esthétiqueEn 1870, Ducasse publie Poésies I et Poésies II, textes courts et aphoristiques qui opèrent un renversement apparent de la logique des Chants de Maldoror. Il y prône la clarté, la morale et le progrès, tout en utilisant une méthode de détournement systématique de maximes empruntées à Pascal, La Rochefoucauld ou Vauvenargues. Ce retournement n’est pas une contradiction, mais une expérimentation critique du langage. Mort et postéritéIsidore Ducasse meurt prématurément à Paris le 24 novembre 1870, à l’âge de 24 ans, dans des circonstances mal élucidées, probablement liées aux conditions sanitaires difficiles du siège de Paris pendant la guerre franco-prussienne. Son œuvre tombe rapidement dans l’oubli avant d’être redécouverte au début du XXᵉ siècle, notamment par André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon, qui voient en Lautréamont un précurseur essentiel du surréalisme. La célèbre formule de Maldoror — « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie » — devient emblématique de l’esthétique moderne. Pour finir:Lautréamont occupe une place paradoxale dans l’histoire littéraire. Marginal de son vivant, central pour la modernité. Par la radicalité de son écriture, son rejet des conventions morales et esthétiques, et sa réflexion avant-gardiste sur le langage, il s’impose comme l’un des auteurs les plus influents — quoique tardivement reconnu — de la littérature française. |
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Lire : Les textes Choisis – Les Chants de Maldoror
Article de madame la Docteure Morgane Valombre : 13 Chants musiqués par F-C Lovisolo ⇑⇑⇑ |
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Docteure en Lautréamont
(métavers certifié) Secrétaire bien particulière du compositeur. Formation Doctorat en littérature française – Université Métaversitaire Européenne Université de pataphysique. Thèse : Maldoror m’a suivie jusque dans la réalité virtuelle… Soutenance : amphithéâtre holographique, jury mi-humain mi-algorithme Spécialité |
Recherche
Lecture immersive des Chants de Maldoror en environnement instable; (expériences parfois dangereuses pour l’ego). Publications Quelques articles, plusieurs bugs, un avatar définitivement marqué. Enseignement
Séminaires en métavers : « Comment survivre à Ducasse » Compétences
Exégèse, ironie savante, navigation en cauchemar numérique. Divers
Parle à Maldoror à la première personne. N’en est pas tout à fait revenue, conséquemment je la cherche encore… |
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Actrices et acteurs – Lectrices et Lecteurs ⇑⇑⇑(Ordre suivant les titres sur les disques) |
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Jacques Maury– Formé au Théâtre du Rocher (La Garde), au cours de Philippe LÉOTARD (Paris) et de Roberto PETROLINI (Picollo Teatro – paris), Jacques Maury est comédien professionnel depuis 1983 (Théâtre, Télévision et Cinéma). Auteur dramatique, musicien, il est également formateur (ateliers et stages d’écriture) depuis 15 ans.
Jacques Maury à été secrétaire particulier de Philippe Léotard en 1989. contact : jacmaury@free.fr
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Entre scène et passion : un parcours théâtral.
Dès le baccalauréat littéraire, l’option théâtre dessine les contours d’une vocation pour les planches. Les Cours Florent viennent ensuite structurer cette passion, offrant un cadre exigeant où se mêlent interprétation, analyse textuelle et premières confrontations au public. Les expériences se multiplient : figuration dans une tournée dirigée par Yvan Morane, immersion dans les coulisses en tant qu’assistante à la mise en scène, participation à des fresques théâtrales où collectif et improvisation se répondent. Des incursions devant la caméra, à travers des spots publicitaires, complètent ce parcours éclectique. Aujourd’hui, c’est auprès de Valérie Feasson et de sa compagnie « À contre temps » que se poursuit cette aventure artistique. Un retour aux sources, une quête d’exigence, et l’envie de porter de nouveaux projets, entre tradition et innovation. Chaque étape reflète une recherche constante d’authenticité et de renouveau, sur scène comme dans l’approche du jeu.
contact :christine.pasquier.b@gmail.com |
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Noelly Thiebaut
Forte d’une trentaine d’années de pratique théâtrale, elle s’est formée auprès de Gilles Bouvet à Hyères avant de poursuivre aujourd’hui son parcours sous la direction de Valérie Feasson, au sein de la compagnie À Contre Temps. Elle développe également un travail vocal assidu : elle suit des cours de chant et chante au sein de chorales, tout en explorant la mise en scène lyrique, domaine dans lequel elle a signé quatre opéras. Cette sensibilité artistique plurielle trouve son origine dans l’enfance, transmise par son père, lui-même comédien et musicien, qui lui a ouvert très tôt les portes du théâtre et de la musique.
Contact: serie.noelly@neuf.fr
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Article de madame la Docteure Axelle Delorme : Lautréamont (Isidore Ducasse),
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Les Illustrations de Frank César Lovisolo
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Sauvage |
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Chant I – Didier Bourguignon |
Plût au ciel
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J’ai vu pendant toute ma vie
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Didier Bourguignon…
Jacques Maury
Hugues Louagie
Noelly Thiebaut


















Maldoror 2026 : Quand Lautréamont rencontre le chaos numérique (et que ça dérape joyeusement)
Par Clara Synesth, journaliste culturelle indépendante, spécialiste des trucs bizarres qui mélangent littérature, musique et pixels en crise existentielle.
Maldoror, le comeback improbable
En 2026, Les Chants de Maldoror ne sont plus ce vieux bouquin poussiéreux que votre prof de fac adorait citer pour impressionner les étudiants endormis. Non, non. Aujourd’hui, c’est l’œuvre qui fait un burn-out créatif et se réinvente en spectacle sensoriel total. Entre la musique qui grince, les performances qui dérapent et les arts visuels qui donnent mal à la tête, Maldoror est devenu le playground préféré des artistes qui aiment jouer avec le feu (et les nerfs du public).
Du cours magistral au spectacle déjanté
Fini le temps où Maldoror traînait sagement dans les bibliothèques. Maintenant, il squatte les scènes, les studios d’enregistrement et même les métavers douteux. Théâtre expérimental ? Check. Musique qui ressemble à un cri étiré sur 45 minutes ? Check. Performances qui laissent le public en PLS ? Double check. Bref, Maldoror n’est plus étudié, il est désossé, remixé et balancé à la gueule du public comme un défi artistique.
Et le pire (ou le meilleur, c’est selon), c’est que ça marche. Les gens adorent. Ou alors ils font semblant par peur de passer pour des ringards.
« Sauvage » (2026) : quand Maldoror passe à la moulinette sonore
Frank César Lovisolo, compositeur, a eu une idée géniale : prendre Maldoror et en faire une bande-son pour cauchemars épiques. Résultat ? « Sauvage », une œuvre en treize épisodes qui ressemble à un mélange de poésie hurlée, de bruits industriels et de cris étouffés sous un matelas.
Théâtre musical ? Si on veut, mais version « le public ne sait plus s’il doit applaudir ou appeler les secours ».
Poésie sonore ? Oui, si on considère que les gémissements et les grincements de portes rouillées sont de la poésie.
Performance expérimentale ? Absolument. Le genre de truc où vous sortez en vous demandant si vous venez de vivre une expérience artistique ou une crise d’angoisse collective.
Lovisolo ne cherche pas à illustrer Maldoror. Non, il le fait hurler en stéréo.
Une écoute immersive (ou comment perdre pied en 7 étapes)
« Sauvage » propose un parcours d’écoute soigneusement conçu pour vous faire douter de votre santé mentale :
Immersion (vous entrez dans un univers, et déjà, vous regrettez).
Construction du sujet Maldoror (spoiler: c’est flippant).
Montée de la violence (vous commencez à serrer les dents).
Bascule dans le chaos (là, vous vous accrochez à votre fauteuil).
Climax nihiliste (tout espoir est perdu, bienvenue dans le vide).
Décomposition mentale (vous ne savez plus qui vous êtes).
Retombée (vous sortez en chuchotant « qu’est-ce que je viens de vivre ? »).
Bref, Maldoror n’est plus lu, il est subi. Et c’est ça, le progrès.
Les illustrations de Lovisolo : quand l’art abstrait rencontre votre pire cauchemar
Parce que visuellement, Lovisolo ne fait pas les choses à moitié. Ses illustrations pour « Sauvage » ne représentent pas Maldoror. Elles le dissèquent, le torturent et en font une soupe visuelle angoissante.
Fragmentaire ? Oui, comme un puzzle dont on a perdu la moitié des pièces (et l’envie de le finir).
Sombre ? Évidemment, sinon ce ne serait pas drôle.
Abstraite ? À un point où vous vous demandez si c’est de l’art ou le résultat d’un bug informatique après trois expressos.
Les corps sont déformés, les visages fondent, et les formes ressemblent à ce que vous voyez quand vous fermez les yeux trop fort. Bref, c’est magnifique. Ou traumatisant. Les deux, probablement.
De Redon à Lovisolo : l’évolution d’un délire visuel
Odilon Redon : « Tiens, je vais dessiner Maldoror en monstre poétique et mystérieux. » → Joli, mais un peu sage.
Salvador Dalí : « Moi je vais en faire un cauchemar hyper détaillé, avec des horloges qui fondent et des trucs qui n’ont aucun sens. » → Classique, mais efficace.
Frank Lovisolo : « Je vais tout casser. Vous voulez des formes ? Des couleurs ? Des repères ? Trop tard, je fais table rase. » → Voilà, on y est.
Maldoror, l’œuvre qui avait 150 ans d’avance (et qui s’en fout)
Aujourd’hui, Les Chants de Maldoror semblent écrits pour notre époque :
Fragmenté ? Parfait pour l’attention d’un goldfish dopé au café.
Hybride ? Idéal pour les artistes qui ne savent pas choisir entre musique, théâtre et art contemporain (alors ils font tout en même temps).
Violent et nihiliste ? Exactement ce qu’il faut pour une génération qui kiffe les dystopies et les crises existentielles.
Bref, Maldoror est l’œuvre parfaite pour 2026 : un mélange de génie, de folie et de « bon sang, mais qu’est-ce que j’ai bien pu manger avant d’écrire ça ? ».
Conclusion : Maldoror, c’est comme un shot d’absinthe littéraire
En 2026, Les Chants de Maldoror ne sont plus un livre. C’est une expérience. Un peu comme si Lautréamont avait anticipé TikTok, les crises de panique collectives et l’art contemporain qui donne l’impression d’être une blague sophistiquée.
Alors, prêt à plonger ? (On vous préviens pas quand même.)
Fichtre ! Merci !