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Suggestion d’écoute :
Flâneries |
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Voilà qui est inhabituel :
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Plages du Mourillon à Toulon |
Une erreur de manipulation…– Bref, je reste très loin, financièrement, du luxueux sus-cité ! Mais haut les cœurs, on ne va pas, une fois de plus, se laisser envahir par les Allemands, nom d’une pipe1 ! Revenons-en à l’erreur colorante.
Heureuse ou pas, cette fausse manœuvre me permit d’élaborer cette série à la tonalité que beaucoup qualifieront, quant à la couleur, de «vintage2». Avec du neuf, on ne fait que du neuf, ou bien un ersatz «d’ancien». Cette série, vintage ou rétro, ne l’est pas, qu’on se le dise. Si l’on veut vraiment un aspect ancien, autant, pour la photographie, se dégotter un appareil argentique, ce sera bien plus authentique. Cependant, avec les considérables avancées technologiques, les capteurs sont devenus plus sensibles, les résolutions ont augmenté, les tailles se sont réduites et les coûts ont diminué. Merci de m’avoir lu. |
NOTES
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Le Mourillon: un village de pêcheurs.Le Mourillon était à l’origine un petit village de pêcheurs et d’agriculteurs situé à l’est de Toulon, caractérisé par des jardins, des vignes et des activités liées à la mer. Dans des documents anciens (mention dès 1332), on retrouve une forme du nom Moriglionem, preuve de l’antique implantation humaine et agricole de la zone. Importance stratégique et constructions militairesLa position du Mourillon, face à la mer Méditerranée et à l’entrée de la rade de Toulon, en fit très tôt un point stratégique :
Ces constructions militaires témoignent du rôle défensif du Mourillon dans l’histoire de Toulon en tant que base navale majeure de la Marine française.. Du village à l’arsenalÀ partir du XVIIIᵉ siècle, le Mourillon passe progressivement d’un simple village à une zone intégrée à l’activité navale :
Cette phase marque une intégration progressive au tissu urbain de Toulon tout en conservant une identité propre.
Du XXᵉ siècle à aujourd’hui : balnéaire et village côtierBombardements et reconstructionComme le reste de Toulon, le Mourillon est touché par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, qui endommagent plusieurs installations, dont le jardin d’acclimatation. Le quartier se reconstruit et se réinvente autour d’un mode de vie balnéaire et résidentiel, tout en gardant des traces de son passé maritime. Dans les années 1970, la municipalité de Toulon aménage des plages artificielles et des anses protégées pour créer des zones de baignade le long de la côte du Mourillon. Ces plages sont aujourd’hui l’un des attraits majeurs du quartier. Jardin d’acclimatationCréé en 1887 et ouvert en 1889, le Jardin d’acclimatation du Mourillon est un jardin botanique historique destiné à acclimater des espèces exotiques. Il est réhabilité après la guerre et rénové plusieurs fois depuis. Aujourd’hui, le quartier du Mourillon est souvent décrit comme un village au sein de la ville, avec :
–Céleste Morvan-Dupré : Frank César Lovisolo aux plages du MourillonPar notre correspondante culture & arts visuels Il y a des erreurs qui valent mieux que bien des intentions. Frank César Lovisolo, compositeur, artiste multimédia et chargé de cours à l’Université de Toulon, en a fait l’expérience le 28 mai 2024 sur les plages du Mourillon, ou plutôt, soyons précis, quelques heures après, lors du traitement de ses clichés. Ce jour-là, l’artiste avait tout prévu : une série en noir et blanc, filtre rouge numérique activé, le tout capturé à travers un modeste objectif YONGNUO 50 mm. Une façon de flirter, à budget raisonnable, avec l’esthétique du mythique Leica M11 monochrome, dont il rappelle lui-même le prix avec une ironie bien calibrée : « autant demeurer ambitieux », écrit-il. Un glissement de souris plus tard, ses gris devenaient couleur. Ses images monochromes se paraient de teintes chaudes, saturées, lumineuses. Le résultat : vingt-huit photographies des plages toulonnaises baignées d’une lumière méditerranéenne dorée, que beaucoup s’empresseront de qualifier de vintage. Un mot que Lovisolo s’attache précisément à réfuter, non sans paradoxe, en lui consacrant plusieurs paragraphes. Cette série, insiste-t-il, « demeurera absolument actuelle, tant dans son traitement que dans son ambition poétique ». On peut trouver la protestation un peu vive — mais elle révèle surtout un artiste soucieux de ne pas voir son travail réduit à une mode ou à un effet de filtre. L’article qui accompagne ces images est à l’image du personnage : cultivé, direct, piquant. La référence à la loi de Godwin glissée en aparté, la note de bas de page sur les pipes de Cogolin, la distinction soigneusement entretenue entre photographier et devenir photographe — autant de touches qui donnent au texte un ton singulier, loin de la prose convenue des carnets de bord photographiques. Reste une question que l’on pourrait poser à l’auteur : pourquoi parler si longuement de l’erreur, de l’outil, du mot vintage — et si peu des images elles-mêmes ? De ce matin de mai sur le Mourillon, de la lumière particulière de ce jour-là, des gens ou de l’absence de gens sur ces plages ? Les photographies sont là, généreuses en nombre, mais le texte les survole plus qu’il ne les habite. Ce léger déséquilibre mis à part, la démarche de Lovisolo témoigne d’une honnêteté peu commune : assumer publiquement que son œuvre du jour est née d’un accident, questionner les limites du numérique, reconnaître sans fard sa distance avec les équipements des grands noms — tout cela dessine le portrait d’un artiste qui préfère la lucidité à la posture. Et après tout, si l’heureux accident est la plus vieille des traditions en art, Lovisolo est en bonne compagnie.
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soient, en jouant la corde sensible de la nostalgie liée à certains indécrottables passéistes…
Céleste Morvan-Dupré Journaliste culture & arts visuels — Rédaction de La Gazette du Pixel










Une erreur!!! C’est magnifique. La méditerranée est souvent bleue mais sur ces photos le bleu est sublimé. J’aime beaucoup
Merci…