Des épaves Bretonnes

Épaves Bretonnes

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… Cette semaine-là, qui fut brumeuse, une grosse barque de Nantes se perdit sur un écueil de la chaussée de Sein. Des épaves arrivèrent à la côte : des avirons, des morceaux de coque, un canot en bon état, des tonneaux d’eau potable, un baril de vin rouge, et trois cadavres – Dont à la rigueur on se fut passé. On dépouilla les cadavres de leurs habits et, puisque ces pauvres gens étaient venus jusqu’ici, le pêcheurs qui avaient trouvé les plus belles épaves leur offrirent des cercueils  et l’île eut à coeur de leur célébrer dans l’église une longue cérémonie…

Henri Queffélec, Extrait : Un Recteur de l’Île de Sein,1944


DouarnenezÉpaves photographiées à Douarnenez : commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Douarnenez garde encore la réputation d’un grand port sardinier, même si les caprices de la sardine, au fil du temps, ont entraîné une diversification des pêches autrefois saisonnières ainsi que dans d’autres secteurs économiques…

À l’époque gallo-romaine, le site de Douarnenez faisait partie du territoire des Osismes et le port et la ville avaient alors une certaine importance si l’on en croît les nombreuses traces archéologiques retrouvées (tuiles, statues, poteries, monnaies, ..), même si le nom de la localité à l’époque demeure inconnu. Le noyau central de la ville se trouvait au Guet, mais de nombreux établissements de salaison produisant du garum existaient le long de la rive droite de la rivière en Pouldavid, ainsi qu’aux Plomarc’h, au Ris et en d’autres endroits proches. Plusieurs voies romaines convergeaient vers Douarnenez

Selon un recensement effectué par Jean-Michel Le Boulanger, au moins 870 marins originaires de Douarnenez auraient été victimes de naufrages entre 1899 et 1999, les naufrages les plus nombreux s’étant produits entre 1920 et 1960, à l’époque où la pêche artisanale douarneniste était la plus active, mais la période 1899-1914, âge d’or de la pêche à la sardine sur des chaloupes non pontées provoqua aussi de nombreux drames.

Parmi ces naufrages, celui de la chaloupe Idéal au large d’Ouessant le 3 juin 1909 fit 8 victimes ; celui du Rosine Philomène le 13 avril 1919 provoqua la disparition de 11 hommes au large de Penmarc’h ; celui du dundee Telen Mor le 31 mars 1927 parti dans la Manche à la pêche aux maquereaux fit 18 disparus ; celui du Diogène le 15 mars 1946 fit 6 disparus ; celui du Jules Verne le 20 septembre 1953 fit 7 disparus.

En novembre 1941, deux naufrages de bateaux douarnenistes surviennent : celui du palangrier Sainte-Thérèse, disparu dans le Raz de Sein, fit 16 morts et celui du palangrier Sapigneul 18 morts.

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2 Commentaires

  1. Ö épaves des drames et des mythes, comme vous avez de beaux restes !

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