Last Updated on 15/10/2026 – 09:01 by Frank César LOVISOLO
Oubli – Mémoire – Souvenances – Réminiscences
| Suggestion d’écoute : Le Mariage d’Harmonie et Cadmos |
Série photographique actualisée le 7 février 2022.
Frank César Lovisolo & Véra Radomirskaïa (bellissime anima documentaliste) L’Oubli : définition et citationsPhénomène complexe, à la fois psychologique et biologique, normal ou pathologique (dans ce cas, relevant de l’amnésie) qui se traduit par la perte progressive ou immédiate, momentanée ou définitive du souvenir. […] est un monstre stupide qui a dévoré trop de générations. Combien de héros à jamais ignorés, parce qu’ils n’ont pas laissé de quoi se faire élever une tombe! Combien de lumières éteintes dans l’histoire, parce que la noblesse a voulu être le seul flambeau et la seule histoire des siècles écoulés! Quoi qu’il en fût, après neuf ans d’épiscopat et de résidence à Digne, tous ces racontages, sujets de conversation qui occupent dans le premier moment les petites villes et les petites gens, étaient tombés dans un oubli profond Une mémoire qui choisit de se taire…Une exploration philosophique de ses dimensions ontologiques et psychologiques
L’oubli, loin d’être une simple altération de la mémoire, se révèle comme un phénomène complexe, articulé entre destruction et libération. À première vue, il peut être perçu comme l’effacement d’un souvenir, une perte d’informations inscrites dans la mémoire individuelle ou collective. Toutefois, cette vision réductrice omet les fonctions plus subtiles et souvent essentielles de ce processus. En effet, il peut être interprété comme un mécanisme de survie psychologique, voire une forme de sagesse cognitive. Il ne se limite pas à l’effacement, mais peut constituer une stratégie d’adaptation, un moyen de préserver l’équilibre mental face à des événements traumatiques ou trop lourds à porter. Dans une société où l’accumulation de données et l’archivage perpétuel sont devenus des impératifs technologiques et culturels, l’oubli retrouve, paradoxalement, un rôle primordial. En un sens, l’oubli permet de dégager de l’espace pour la nouveauté et pour la réinvention, tout en préservant la possibilité de régénération. Là où la mémoire fige, l’oubli fluidifie, rendant la transition entre les différentes phases de l’existence humaine possible. C’est cette dynamique de rupture et de régénération qui constitue l’une des dimensions fondamentales de l’oubli, notamment dans une époque marquée par une hypermnésie contemporaine. Cependant, si l’oubli peut être libérateur, il n’en demeure pas moins une source d’angoisse existentielle, car il pose la question de la perte irréversible. Que devient l’individu lorsqu’il cesse de se souvenir de son passé, de ses expériences et de ses choix ? Si l’oubli est parfois un processus libérateur, il reste aussi un témoignage de notre finitude. Le fait d’oublier, c’est aussi, dans un sens profond, ce que nous renonçons à être ou à savoir. Cette contradiction entre le besoin de se délester et la peur de perdre fait de l’oubli un enjeu ontologique majeur. Ainsi, l’oubli se présente comme un processus ambivalent, à la fois libérateur et destructeur, salvateur et inquiétant. La gestion de l’oubli — et de ce qu’il laisse en creux — devient une question cruciale pour la philosophie de la mémoire. Dans une perspective éthique, il convient d’examiner comment, et pourquoi, il devient nécessaire d’oublier. Car parfois, pour se redéfinir, l’être humain doit savoir laisser partir ce qui, sans être totalement révolu, n’est plus viable pour son épanouissement futur. L’oubli, dans cette optique, est une forme de purification cognitive, une opération de tri entre ce qui est essentiel et ce qui, bien que précieux par le passé, n’a plus de place dans le présent. L’association des couleurs orange et vert : une analyse chromatique et symboliqueL’association des couleurs orange et vert, en tant que couple chromatique, peut sembler incongrue à première vue en raison de la distance qui les sépare sur le spectre des couleurs. L’orange, une couleur chaude, et le vert, une couleur froide, créent un contraste qui mérite une exploration approfondie tant sur le plan esthétique que symbolique. Cette analyse se penchera sur les aspects historiques, culturels et psychologiques de cette combinaison, en mettant en lumière les forces et les tensions qui la caractérisent. 1. Dimension esthétique et chromatiqueD’un point de vue purement chromatique, l’orange et le vert appartiennent à des catégories distinctes dans le cercle des couleurs. L’orange est une couleur secondaire résultant du mélange de rouge et de jaune, tandis que le vert est également une couleur secondaire, issue du mélange du bleu et du jaune. Cette origine commune du jaune, un pigment primaire, pourrait suggérer une forme de complémentarité entre ces deux couleurs, bien que la combinaison des teintes chaudes et froides induise une tension visuelle. L’orange, en raison de sa vivacité, est une couleur dynamique, chaleureuse et énergique, tandis que le vert, par sa nature plus calme et plus ancrée dans les teintes naturelles (évoquant la végétation et la nature), apporte un certain apaisement visuel. L’association de ces deux couleurs peut donc créer un effet de contraste vif mais équilibré, comme si l’énergie de l’orange était tempérée par la stabilité du vert. 2. Symbolisme et connotations culturellesLe mariage entre l’orange et le vert n’est pas sans signification dans diverses cultures et contextes. Chacune de ces couleurs porte une symbolique forte, et leur association génère une série d’interprétations multiples, selon les traditions culturelles et historiques.
Lorsque ces deux couleurs sont associées, elles peuvent générer une dualité symbolique qui oscille entre énergie et stabilité, mouvement et calme, voire entre la chaleur de la vie humaine (orange) et la froideur de la nature (vert). L’orange peut ainsi être perçu comme une force vitale qui se heurte à la tranquillité de la nature, ou comme une interaction harmonieuse entre le monde naturel et l’activité humaine. 3. Impact psychologique et émotionnelLes effets psychologiques de l’orange et du vert sont eux aussi contrastés. L’orange est souvent considéré comme une couleur stimulante, qui encourage l’action et la sociabilité. Elle est associée à une humeur joyeuse et optimiste, mais aussi à des émotions de spontanéité et parfois de nervosité. Le vert, de son côté, a un effet apaisant et relaxant sur l’esprit humain. Il est connu pour ses propriétés de réduction du stress et de l’anxiété, et il favorise un état de calme intérieur et de réflexion. L’interaction entre ces deux couleurs peut donc générer une combinaison complexe d’émotions, allant de l’énergie positive de l’orange à la sérénité du vert. Cet équilibre ou cette tension entre des polarités opposées peut expliquer pourquoi cette association est parfois perçue comme dynamique et stimulante, et parfois comme dissonante, selon le contexte dans lequel elle est utilisée. 4. Utilisation dans le design et l’artDans le domaine du design et de l’art, l’association de l’orange et du vert est fréquemment employée pour créer des compositions visuellement intéressantes et équilibrées. L’orange et le vert, en raison de leur contraste élevé, leur confère un pouvoir visuel puissant lorsque utilisées côte à côte. Ce contraste renforce la perception de chaque couleur et attire l’attention sur les éléments clés de la composition. Cependant, dans certains contextes, cette association peut également poser des défis en termes d’harmonie esthétique, surtout lorsque les teintes sont utilisées dans des proportions égales ou avec une intensité trop forte. Pour parvenir à un équilibre visuel satisfaisant, les designers peuvent jouer sur les variations de saturation, de luminosité et de nuances des couleurs orange et vert, créant ainsi une dynamique subtile qui permet d’atténuer les tensions visuelles. 5. ConclusionL’association des couleurs orange et vert, loin d’être simplement une juxtaposition de teintes vives, possède une richesse significative qui transcende la simple dimension esthétique. Cette combinaison met en lumière un jeu complexe entre des opposés : l’énergie vibrante de l’orange et la tranquillité naturelle du vert. Tandis que l’orange symbolise la chaleur, l’action et l’enthousiasme, le vert renvoie à la sérénité, à l’équilibre et à la croissance. Cette dualité offre de nombreuses possibilités, tant du point de vue esthétique que symbolique, et s’avère être un terrain fertile pour des explorations visuelles et culturelles. Leur interaction, parfois perçue comme harmonieuse, parfois comme conflictuelle, reflète les tensions inhérentes à l’expérience humaine, entre mouvement et stabilité, activité et repos. |
La distorsion temporelle des souvenirs : temporalité, subjectivité et reconfiguration du passéLa mémoire est traditionnellement pensée comme la faculté par laquelle le sujet humain maintient un lien avec son passé, assurant la continuité de l’expérience vécue. Dans cette perspective naïve, le souvenir serait une trace relativement fidèle des événements antérieurs, susceptible d’être réactivée à volonté. Or, une analyse philosophique plus rigoureuse révèle que cette conception repose sur une illusion : le souvenir ne conserve pas le passé, il le transforme. La distorsion temporelle des souvenirs n’est pas un simple défaut psychologique, mais une structure fondamentale de la mémoire humaine, étroitement liée à la temporalité de la conscience. Déjà chez Aristote, la mémoire n’est pas conçue comme une reproduction mécanique. Dans De memoria et reminiscentia, il affirme que « la mémoire appartient au passé » (mnēmē tou genomenou estin), mais il précise aussitôt qu’elle ne porte pas sur le passé en tant que tel, mais sur une représentation du passé. Cette médiation représentationnelle ouvre la possibilité d’une transformation du souvenir. Le passé n’est jamais donné immédiatement : il est toujours saisi à travers une image mentale, susceptible d’être modifiée par le temps. Cette intuition est radicalisée par Bergson, qui rejette explicitement toute conception spatialisée de la mémoire. Dans Matière et mémoire, il soutient que le passé ne disparaît pas : il cesse seulement d’être utile à l’action présente. Cette thèse célèbre souligne que le passé subsiste intégralement, mais sous une forme virtuelle. Le souvenir n’est pas une chose conservée dans un lieu psychique, mais une actualisation toujours située. Or, toute actualisation implique une sélection et une interprétation. La distorsion temporelle apparaît alors comme la conséquence nécessaire de l’insertion du souvenir dans un présent qui n’est jamais identique à lui-même. Pour Bergson, se souvenir ne consiste pas à évoquer une simple image, mais à se placer dans le passé. Cependant, ce placement ne saurait être un retour pur et simple. Il s’agit d’un mouvement de la conscience, orienté par les exigences de l’action présente. Le souvenir est convoqué non pour restituer fidèlement ce qui a été, mais pour répondre à une situation actuelle. Ainsi, le temps n’altère pas accidentellement le souvenir ; il en conditionne la possibilité même. La phénoménologie husserlienne permet de préciser cette analyse en mettant en lumière la structure temporelle de la conscience. Dans les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps, Husserl montre que toute expérience temporelle repose sur un jeu de rétentions et de protentions. La conscience n’est jamais ponctuelle : elle retient le passé immédiat tout en anticipant l’avenir. Le souvenir s’inscrit dans cette dynamique, et ne peut donc jamais être une donation pure du passé. Le passé, selon Husserl, n’est donc pas simplement donné : il est constitué par la conscience. Cette constitution implique une activité synthétique de la conscience, par laquelle le passé reçoit un sens à partir du présent. Dès lors, la distorsion temporelle des souvenirs ne doit pas être comprise comme une déviation par rapport à un modèle idéal de mémoire fidèle, mais comme l’effet nécessaire de la constitution temporelle du sens. Le souvenir n’est pas une copie, mais une interprétation. Il relève d’une herméneutique implicite, par laquelle le sujet articule son passé à son présent. Cette dimension interprétative est centrale chez Nietzsche, qui critique violemment l’idéal d’une mémoire purement objective. Dans De l’utilité et de l’inconvénient de l’histoire pour la vie, il soutient que la vie ne peut se passer d’oubli. L’oubli n’est pas une déficience, mais une condition vitale. Une mémoire incapable de distorsion serait paralysante, incapable de servir la vie. Nietzsche suggère ainsi que la transformation du passé est une exigence existentielle : le souvenir doit être modulé, parfois falsifié, pour rester supportable et fécond. Cette thèse trouve un prolongement décisif chez Paul Ricœur, qui articule mémoire, temps et identité. Dans Temps et récit, il écrit : « Le temps devient temps humain dans la mesure où il est articulé de manière narrative ». La mémoire participe pleinement de cette narration. Le sujet ne se souvient pas de manière neutre, mais en fonction de l’histoire qu’il se raconte à lui-même. Dans Soi-même comme un autre, Ricœur distingue l’identité-idem (la permanence du même) et l’identité-ipse (la fidélité à soi dans le changement). Or, la mémoire relève principalement de cette seconde dimension : elle ne garantit pas l’immuabilité du passé, mais la cohérence du sujet à travers le temps. La distorsion temporelle des souvenirs apparaît alors comme une exigence narrative. Pour que le sujet puisse se reconnaître comme le même à travers des expériences hétérogènes, il doit organiser son passé selon une logique signifiante. Certains souvenirs sont accentués, d’autres relégués dans l’ombre. Ce processus n’est pas mensonger, mais structurant. Pour Ricœur, cette sélectivité de la mémoire n’est pas un défaut : elle participe à la constitution de son sens. Toutefois, cette conception soulève une difficulté majeure concernant la vérité du souvenir. Si la mémoire est interprétative et narrative, peut-elle encore prétendre à une quelconque vérité ? Ricœur répond à cette objection en distinguant fidélité et exactitude. Dans La mémoire, l’histoire, l’oubli, il fait de la fidélité, plus que de l’exactitude factuelle, la visée de vérité de la mémoire. La fidélité renvoie à la loyauté du sujet à l’égard de son expérience vécue, tandis que l’exactitude relève de la reconstitution factuelle. La distorsion temporelle affecte principalement la seconde, sans nécessairement compromettre la première. Cette distinction permet de comprendre que la vérité du souvenir n’est pas d’ordre scientifique, mais existentiel. Le souvenir n’est pas un témoignage objectif sur le passé, mais une manière pour le sujet de se situer dans le temps. Il exprime une vérité vécue, irréductible aux critères de la vérification empirique. Enfin, cette analyse peut être étendue à la mémoire collective. Maurice Halbwachs montre, dans La mémoire collective, que les souvenirs individuels sont toujours socialement encadrés : c’est en société que l’on acquiert ses souvenirs, et aussi qu’on les rappelle et les localise. Les distorsions temporelles affectent donc aussi les récits historiques et culturels, qui se transforment selon les besoins symboliques d’une communauté. Le temps n’efface pas seulement les souvenirs : il les réorganise en fonction du présent. En conclusion, la distorsion temporelle des souvenirs ne constitue ni une pathologie de la mémoire ni une simple faiblesse cognitive. Elle révèle au contraire la structure profonde de la temporalité humaine. Se souvenir, ce n’est jamais restituer le passé tel qu’il a été, mais le faire advenir à nouveau dans un présent chargé de sens. Augustin le formulait déjà dans les Confessions : le passé et l’avenir n’existent que dans l’âme, le passé sous la forme de la mémoire, l’avenir sous la forme de l’attente. La mémoire est ainsi le lieu où le temps se réfléchit, se transforme et se comprend. |
Bibliographie
Les œuvres citées ou évoquées dans cette page, classées par ordre alphabétique d’auteur, avec un lien vers un texte en ligne, une notice ou un commentaire.
- ARISTOTE, De la mémoire et de la réminiscence (De memoria et reminiscentia), IVe siècle av. J.-C. — notice de la BnF (éditions et traductions).
- AUGUSTIN D’HIPPONE, Les Confessions, livres X (la mémoire) et XI (le temps), vers 397-401 — texte latin et traduction française (Bibliothek der Kirchenväter, Université de Fribourg).
- BERGSON (Henri), Matière et mémoire. Essai sur la relation du corps à l’esprit, Paris, Félix Alcan, 1896 — texte intégral sur Wikisource ; édition originale numérisée (Wellcome Collection).
- HALBWACHS (Maurice), La mémoire collective, Paris, Presses universitaires de France, 1950 — texte intégral (SSOAR).
- HUGO (Victor), Les Misérables, tome I, « Fantine », livre premier, « Un juste », chapitre I, 1862 — texte intégral (Projet Gutenberg).
- HUSSERL (Edmund), Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps, traduction d’Henri Dussort, Paris, Presses universitaires de France, 1964 — commentaire : « Logique de la conscience temporelle » (Aurélien Zincq, Université de Liège).
- NIETZSCHE (Friedrich), De l’utilité et de l’inconvénient de l’histoire pour la vie (Seconde considération inactuelle), 1874 — texte intégral en PDF (Académie de Grenoble).
- RICŒUR (Paul), Temps et récit, 3 volumes, Paris, Seuil, 1983-1985 ; Soi-même comme un autre, Paris, Seuil, 1990 — bibliographie du Fonds Ricœur.
- RICŒUR (Paul), La mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris, Seuil, 2000 — compte rendu (Politique et Sociétés, Érudit).

















Distorsion temporelle des souvenirs, aperception (prise de conscience claire), réminiscence ).
« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même » »
Mémoire filtre filtré, images qui défilent, vert présent, orange, passé à venir. se souvenir du passé dans le présent pour un avenir en couleurs. Le rouge et le vert pour exprimer les terribles passions humaines. Et le bleu ? Hein ? Le bleu ?
Les couleurs des souvenirs bleuissent-elles ou rougissent-elles avec le temps ?
Avec Frank, l’artiste protée. Tu lis, tu fais ce que tu veux, mais je te conseillons de regarder le diaporama sur grand écran, et tu planes et tu te souviens…
Citation:
« Les souvenirs dormants de la jeunesse éteinte
S’éveillent sous ses pas d’un sommeil calme et doux ;
Ils murmurent ensemble ou leur chant ou leur plainte,
Dont les échos mourants arrivent jusqu’à nous.
Et ces accents connus nous émeuvent encore.
Mais à nos yeux bientôt la vision décroît ;
Comme l’ombre d’Hamlet qui fuit et s’évapore,
Le spectre disparaît en criant : Souviens-toi ! »
Louise Ackermann.
À découvrir sur le site https://www.poesie-francaise.fr/loui…/poeme-le-fantome.php »
Merci !!!!!!
Toutefois, il y a un « r », dans un mot, qu’il ne faut pas enlever !!!!
Oui. Nous avons cet antidote naturel. Les temps sont étranges effectivement. On ne peut pas les ignorer, mais il est absolument nécessaire de leur tourner le dos. Pour ne pas sombrer. C’est certain.
Sauver la planète, s’il n’est pas trop tard, est certainement la priorité. Mais quand je lis les nouvelles du monde: points de suspensions.
Il n’y a jamais aucune bonne nouvelle en ce moment. C’est bien pour cela que l’art, les pensées positives, la nature, la littérature, la philosophie , la culture sont plus que jamais nécessaires. Sans oublier de prendre soin de soi. Méditation, nutrition, sport,musique, relations gratifiantes…Il ne s’agit plus de tailler sa route mais faire sa bulle.
Toutes ces belles choses que l’on est en train de maltraiter… Ne serait-ce que la littérature avec les réactions imbéciles qu’il y a eu quant au Bac de Français, relatives au texte de l’écrivaine Sylvie Germain visée par un flot d’insultes, car jugé trop difficile .
Et puis il y a l’art et son florilège de problèmes.
Je pense qu’il est bon de lire Yves Michaux :
« L’art à l’état gazeux » et « l’art, c’est bien fini »
Oui, prendre soin de soi et se protéger de la bêtise, toutefois relative.
« La bêtise toutefois relative »…il ne s’agit pas effectivement de tomber dans le catastrophisme. Il y a de très nombreuses ressources d’intelligence. Combattues plus ou moins en règle générale, mais elles sont là. Lire Yves Michaux: très bien ! En cultivant son jardin comme Candide.
Et sans vergogne !!!!
Bien sûr !
🙂
Merci à toi Frank pour cet art si particulier et inimitable, qui fait rêver et réfléchir.
Merci Patrick… En ces temps étranges où l’on régresse, nous avons besoin de réfléchir quant à l’avenir et rêver pour ne pas sombrer.
« Que devient l’image de l’instant(le souvenir) après la continuation du temps ? « . L’image est floue, incertaine, déformée, parée de couleurs improbables, fugace. Comme nous le montre Frank. Il faut méditer pour faire venir une image nette comme une photo réaliste du souvenir. Avec un peu d’entraînement, on peut s’offrir une vidéo. Avec un peu plus d’entraînement, on peut sentir le vent, les odeurs, la chaleur ou la fraîcheur. Voir les personnes. les entendre. Non pas comme dans un rêve: c’est une réalité qui est imprimée dans notre esprit. Un fichier si on se réfère au langage informatique. C’est l’aspect computationnel du cerveau.
Superbe, merci pour ce complément au précédent article…
« Que devient l’image après la continuation du temps? » Excellente question. L’image est floue, déformée, parée de couleurs improbables, fugaces, fausses. Rarement nette.
Chacun avec son vécu vivra les réminiscences …
Réflexion inspirée du passage dans ton monde musical et graphique …
Etablir la distinction entre la Connaissance qui est l’Absolu et la connaissance, simple rapport entre un objet et un sujet, entre quelque chose d’extérieur à l’homme et l’esprit humain, simple phénomène, c’est-à-dire apparence.
Que retenir ?… Quel équilibre instable que le souvenir ?… Quelle traduction de l’œil à l’esprit et quel cheminement de la pensée aux empreintes chevauchées par le temps ?…
Il nous faut manger du fruit de l’Arbre de la Connaissance et cheminer vers cette hypothétique et irréelle victoire, pourtant conquête de tous les instants, expression d’une constante volonté affirmée … à n’en,pas douter, une noble ambition … celle de faire vivre en nous la Vérité.
Ici … il ne s’agit pourtant pas de savoir mais de créer !…
Bises
Merci, Pierre-Yves, pour ce commentaire qui souligne agréablement images et musique. Je suis comblé qu’un article engendre le dessein d’une pensée sur des thèmes essentiels à la sensibilité.
Tu es une des très rares personnes qui réagissent avec authenticité sur mon travail et c’est infiniment précieux…
ben, j’aurais dû te demander d’écrire sur Le Passage du temps
ce sera peut-être pour la 2° version du bouquin
Avec plaisir, bien que l’écriture ne soit, pour moi, aussi « instinctive » que la musique ou l’image !!! Encore merci !
Ça me plaît, ce questionnement. Qui ne le traverse pas ! Un temps, je notais mes rêves; d’ailleurs plus je les notais, plus j’en fabriquais, plus je rêves, comme pour alimenter la chaîne et faire plaisir au scribe. Notations du matin qui, aussit^to, s’évaporaient dans le cosmos; et quand je les relis-ais, j’y vois un autre auteur, pas moi, même au-delà de l’invraisemblance apparente de la chose rêvée.
C’est qui ce Fizeau ?
g
Il n’y plus de citation…
Quant au côté commercial… Je viens juste de payer mon loyer… Pensées d’un locataire sur Terre!
je vois un peu mieux ici tes essais d’une même tache (même décor) pour différents points de vue (bateau, bâtiments, arbre). j’ai toujours « un peu de mal » avec le côté commercial de ta recherche. et avec les citations ! Bonnes pensées d’une observatrice plus au calme ici qu’@facebook