De Rerum Natura : pour Lucrèce

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Lucrèce

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Titre Sacem : DE RERUM NATURA – Code ISWC : T-703.399.436.6 – ISRC : FR9W11525885

La musique du film :  De Rerum Natura (sacem 2015).

Recette hédonistique de musique.

 –De Rerum Natura - Lucèce
Prenez un piano de bonne facture et, s’il s’avère être droit, déshabillez-le.
(Mais pas trop vite…)
Pour l’autre, à queue, contentez-vous de soulever le couvercle comme pour goutter les pâtes ou encore humer une sauce ! 
 
Disposez vos micros et le système d’enregistrement de manière élégante.
 
Faites-vous assister pour la prise de son et le classement des fichiers d’une personne qui ne soit point renfrognée: On peut envisager une personne du sexe opposé, rien ne l’interdit. 
Il paraîtrait que des audacieux l’encourage.
 
Ensuite, comme bon vous semble, faites subir à l’instrument des manipulations diverses et des outrages variés afin qu’il vibre et suscite une pâleur cacochyme, voire méphitique, à un premier prix de musique un tantinet étriqué: rien n’est plus drôle !
 
Dans le feu de l’action, vous choisirez quelques objets dans votre cuisine et leur ferez subir, avec malice, le même traitement.
 
Dans un logiciel d’édition audio honnête et complaisant vous disposerez les échantillons retenus à votre incohérente convenance.
 
Vous les soumettrez à d’aimables barbaries algorithmiques, quelques cruautés numériques et, sans coup férir, vous disposerez ci et là quelques soupçons de primitivismes acrimonieux.
 
Si nécessaire, nappez le tout  de temps lisse à l’aide d’un synthétiseur raffiné et courtois.
Réverbérez sans frémir, laissez reposer une journée, gouttez et ajustez si besoin est.
 

A l’aide d’images, sans prévenir, servez froidement !

La page du film – Nature Morte III

Lucrèce

Lucrèce Lucrèce

(en latin Titus Lucretius Carus) est un poète philosophe latin du ier siècle av. J.-C., (peut-être 98-55), auteur d’un seul livre inachevé, le De rerum natura (De la nature des choses, qu’on traduit le plus souvent par De la nature), un long poème passionné qui décrit le monde selon les principes d’Épicure.

C’est essentiellement grâce à lui que nous connaissons l’une des plus importantes écoles philosophiques de l’Antiquité, l’épicurisme, car des ouvrages d’Épicure, qui fut beaucoup lu et célébré dans toute l’Antiquité tardive, il ne reste pratiquement rien, sauf trois lettres et quelques sentences.

S’il expose fidèlement la doctrine de son maître, il met à la défendre une âpreté nouvelle, une sombre ardeur. « On entend dans son vers les spectres qui s’appellent1. » dit Hugo. Son tempérament angoissé et passionné est presque à l’opposé de celui du philosophe grec.
 
Et il vit une époque troublée par les guerres civiles et les proscriptions (massacres de Marius, proscriptions de Sylla, révolte de Spartacus, conjuration de Catilina). De là, les pages sombres du De rerum natura sur la mort, le dégoût de la vie, la peste d’Athènes, de là aussi sa passion anti-religieuse qui s’en prend avec acharnement aux dieux, aux cultes et aux prêtres, passion que l’on ne retrouve pas dans les textes conservés d’Épicure, même si celui-ci critique la superstition et même la religion populaire.
 
Contre les positions du monde clérical, il propose de se soustraire aux craintes induites par la sphère religieuse, à laquelle il oppose la dimension rationnelle.
Ainsi, il explique de façon matérielle les objets et le vivant, qui prennent forme via des combinaisons d’atomes. Surtout Lucrèce unit à la science épicurienne, souvent difficile, la douceur et la dimension visionnaire de la poésie.
 
L’épicurisme latin
Au livre V, Lucrèce se présente comme le premier auteur à exposer la doctrine épicurienne en langue latine Or nous savons par Cicéron qu’existait depuis quelques décennies au moins une abondante littérature épicurienne grand public qui avait connu un large engouement dans toute l’Italie, mais qu’il méprisait. Les auteurs cités, quasi contemporains de Cicéron et de Lucrèce pour certains sont Gaius Amafinius, Rabirius, Fabius Gallus, Catius (en) et Sauféius. Leurs traités sont perdus et les fragments les mentionnant sont très minces.
L’assertion de Lucrèce doit donc être relativisée, à moins qu’il faille comprendre qu’il se proclame comme le premier traducteur de qualité face à ses prédécesseurs médiocres

>>>>> La suite

Note du 28 octobre 2017 : J’ai cru lire un polémique concernant Lucrèce et Épicure… Un article sur le journal LE POINT… Je m’informe et, certainement, écrirai sur le sujet plus tard.

A propos de Pierre Vesperini:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Vesperini

 

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2017/11/21/lucrece-philosophe-vesperini/

http://www.lepoint.fr/culture/michel-onfray-l-hypercontextualisation-selon-pierre-vesperini-13-01-2018-2186239_3.php

 
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2 Commentaires

  1. Well here we are again, just as if we have never been before. Lovisolo Frank must be one of the hardest working composers. And they always come in with a relation to some obscure piece of history or art or literature.
    When you click on the link it will take you to his page which has the whole story of what the composition relates to. There is a menu to change languages if you, like me don’t read French.
    All these pieces by FL are first class, IMO right up there with Brian Eno and Tangerine Dream, just to name a couple.
    On the page this goes to there is a funny “recipe for hedonistic music.”
    I follow all the postings by this composer bc they are always good.
    Great music to have in one’s catalog

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