Surfarara – L’usine de soufre

Reading Time: 7 minutes
Surfarara – Surfarara – audio ogg=”http://frank-lovisolo.fr/x/ogg/Surfarara.ogg” mp3=”http://frank-lovisolo.fr/x/m3p/Surfarara.mp3″ width=”340″ height=”40″ autoplay=”true” preload=”true” loop=”true”
à l’écoute : Surfarara      LAISSER UN COMMENTAIRE   

Surfarara

Commenter
Vestiges
Musique Originale
Vittorio De Seta
Errances 
 I. Tedeschi
« Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. – Et je l’ai trouvée amère. – Et je l’ai injuriée. »
(Rimbaud : Une saison en Enfer.)
 
Aux mineurs Siciliens…
 
 
Diaporama : l’usine de soufre
 

surfarara - lovisolo
Loin de l’art photographique de complaisance, ces images post-industrielles sont montrées sans compromis.
Je ne cherche pas le vrai, j’espère insuffler l’atmosphère.
Ici, tout est ainsi suspendu dans une étendue infiniment lente où d’abord se confondent les lignes et ensuite se perdent les pourtours.

Dans ce lieu, le gémissement sombre de l’abandon et le silence de la mémoire coexistent.
L’inhumanité s’est rencognée sous cette lumière où le temps sauvage s’est interrompu.
Les chairs navrées par la fabrique ont barbouillé les alentours. On l’aperçoit même si l’opacité du visible trouble toujours le regard.

Penser et sentir, voilà tout.

 

surfararaMusique : Surfarara – Lovisolo octobre 2014
Voir la page
Composition pour :
  • Deux Synthétiseurs.
  • Percussions ( Poubelles, poutres et échelles métalliques, Rail de chemin de fer, Enclumes d’orchestre, Grosse caisse)
  • Bruits de pas.
  • Bruits dans un atelier.
 
 
Aux mineurs du soufre siciliens.
Surfarara is a composition for Sicilian sulfur miner’s life.
Surfarara è una composizione musicale in omaggio ai minatori di zolfo in Sicilia.

Surfarara Court métrage de Vittorio De Seta

Italia, 1955, 9 min, 35 mm, VOSTA
Le centre de la Sicile regorge de mines de soufre.
Une invisible tragédie se joue dans les entrailles de la terre…

Vittorio De Seta - surfarara - lovisolo

.

Vittorio De Seta - surfarara - lovisoloVittorio De Seta, né le 15 octobre 1923 à Palerme, en Sicile, mort le 28 novembre 2011, est un réalisateur de cinéma italien.
Documentaire sur les mineurs du soufre en Sicile réalisé par l’un des plus grands documentaristes italiens. 
Martin Scorsese  disait de Vittorio de De Seta qu’il était un anthropologue dont la voix était celle d’un poète.
 

 

Surfarara est un documentaire réalisé en 1955

GENERE: Cortometraggio, Documentario
ANNO: 1955
REGIA: Vittorio De Seta
FOTOGRAFIA: Vittorio De Seta
MONTAGGIO: Vittorio De Seta
PRODUZIONE: VITTORIO DE SETA
DISTRIBUZIONE: CINECITTA’ INTERNATIONAL
PAESE: Italia
DURATA: 10 Min
FORMATO: 35 MM
Voir le film sous titré : http://carlottavod.com/soufriere-detail.html

 
CRITICA:

«Surfarara è l’epopea dei lavoratori delle miniere di zolfo. Lavoro ingrato e difficilissimo: De Seta è riuscito a cogliere nelle immagini del suo film l’ingratitudine e la pesantezza del lavoro di questi uomini: lavoro arido, effettuato in disastrose condizioni igieniche e materiali, senza uno spiraglio di luce e di aria, laggiù a centinaia di metri nel sottosuolo». (Tom Granich, ‘Cinema Nuovo’, n. 108, 1/6/1957).

« Surfarara est l’épopée des mineurs du soufre, un labeur extrêmement pénible. Vittorio De Seta fut capable de saisir les images de la pénibilité du travail de ces hommes. Tâche harassante effectuée dans des conditions matérielle et d’hygiène désastreuses, sans un rayon de lumière, sans air frais à quelques centaines de mètres de la surface. » les Autres documentaires :

1954. Lu tempu di li pisci spata (11 min.)
1954. Isole di fuoco (11 min.)
1955. Surfarara (10 min.)
1955. Pasqua in Sicilia (11 min.)
1955. Contadini del mare (10 min.)
1955. Parabola d’oro (10 min.)
1958. Pescherecci (11 min.)
1958. Pastori di Orgosolo (11 min.)
1958. Un giorno in Barbagia (14 min.)
1959. I dimenticati (20 min.)
 
surfarara - lovisoloLes liens :
 
  • Lien 001

 : L’Età Di Crispi E Di Giolitti

  • Lien 002 :  I Lavoratori della solfara
  • Lien 003 : Vittorio De Seta, maestro del documentario italiano
    Lien 004 : La Bocca  –  Ingresso della miniera 
  • Lien 005 : Montecatini
  • Lien 006 : Campofranco
  • Lien 007 : Solfare – Cozzo Dizi
  • Lien 008 : Castelmini
  • Lien 009 : Sicile: Population et ressources
  • Lien 010 : Vittorio De Seta
  • Lien 011 : Les films de Vittorio De Seta sur CARLOTTAVOD
  • Lien 012 : Renato Guttuso
Renato Guttuso, The sulfur mine - Lovisolo

Renato Guttuso, The sulfur mine, 1953

Pages ( 1 sur 3 ): 1 23Suivant »
Lien pour marque-pages : Permaliens.

6 Commentaires

  1. Ah merde, je dois recommencer : tout a disparu lors du passage automatique “plein écran” ! Je disais, je sais plus, que c’est honteux d’exploiter ainsi les hommes et la terre puis de se barrer après s’être gavé, en laissant tout en plan. Ils feront pareil avec le nucléaire, mais les photographes comme Frank seront plus rares !

  2. Musique : ce que j’aimerais entendre lors de certains documentaires à la télé.
    Paroles Merci Ingrid de décrire avec tant de justesse la Sicile. Merci à Maupassant d’avoir dénoncé l’insoutenable.
    Images : Parfaite illustration des textes de Carlo Levi et Ferdinando Camon. Bravo.

  3. Site extrèmement représentatif d’une pensée vécue et d’une vie pensée. (dommage l’automate n’a pas voulu que je m’y inscrive).
    Concernant ce que dit IT : l’ile n’est pas petite (>200km * >300km) et sa variété font qu’elle semble un continent. Les Siciliens ne conduisent pas à l’intimidation (faut être une prof. qui ne voit jamais d’élève pour dire cela) mais à 50 cm. et 1/2 seconde prés ; “regardes devant, derrière on s’en occupe” est le seul article du code de la route local. Hélas l’européanisation progresse ici aussi avec son lot de dénaturation et de formatage.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.