L’inconséquence du carabin Loiseau – Philippe Jeay

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ComGris
Je demanderai à quelques amis une liste de 30 mots qu’ils diront, qu’ils enregistreront dans mon studio et que je mettrai en musique…
Emmanuelle Grangé fut la première à participer avec ses mots là : « un peu plus de trente heures » .
 

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L’inconséquence du carabin Loiseau :

Les mots de Philippe Jeay

Poésie contemporaine de mots musiqués…

Philippe Jeay - Frank Lovisolo

Téorbe
Tipaza
Salsepareille
Atrabilaire
Pyorrhée
Ahane
Diaphane
Pluche
Phasme
Criailler
Pépiement
Ultramarin
Obsidienne
Lipari
Zée

garance

 
 
 
 
Mésuser
Chandernagor
Malfaçon
Déhiscence
Reptilien
Factotum
Tomahawk
Tuyauté
Inadéquat
salsepareilleGarance
Sororal
Desoxyribo Nucléotidique
Flagornerie
Siccatif
Épitaphe
 
Philippe Jeay 2010

 

Philippe JeayTu collabores à tellement de créations que je m’y perds un peu…

Compositeur, Auteur, Contrebassiste, Pianiste, “bugliste”, tu es souvent sur une scène ou bien en répétition!

Ton album : Boréales, très sensible est a découvrir ici…Ta participation à mes œuvres est précieuse :


Et d’autres qui ne sont pas ici. Je ne te remercierai jamais assez pour ton écoute patiente et pertinente.Et puis si tu as quelque chose à rajouter…. Un titre par exemple 🙂

..

Poésie contemporaine

De ce fait, la situation est plus complexe au XXIe siècle puisque le terme de « poésie » a en fait recouvert des aspects très différents, celle-ci s’étant dégagée d’une forme versifiée facilement identifiable et même du « poème ». On a cherché la poésie à la limite dans une « expression poétique » indépendante du travail des poètes.

Néanmoins la spécificité du texte poétique a demeuré à travers sa densité qui tentait d’exploiter à la fois toutes les possibilités offertes par les spécificités linguistiques. Il est d’ailleurs difficile de traduire un poème dans une autre langue, car la question se pose toujours de savoir s’il faut se préoccuper d’abord du sens ou s’il faut chercher à inventer des équivalences sonores et rythmiques.

L’influence que la poésie exerce sur la production littéraire en général est discrète, voire indirecte, mais réelle. On peut tenir en effet la poésie pour le laboratoire principal où s’élaborent les formes les plus novatrices de l’expression et de la représentation, celles qui bousculent ce que Gustave Flaubert appelle « les formes convenues ».

Elle travaille incessamment la langue pour que le désir s’y fraie une voix en s’affranchissant de tout ce qui l’aliène. En cela, le poète contemporain s’inscrit bien dans une démarche rimbaldienne : « Donc le poète est vraiment voleur de feu. Il est chargé de l’humanité, des animaux même ; il devra faire sentir, palper, écouter ses inventions ; si ce qu’il rapporte de là-bas a forme, il donne forme : si c’est informe, il donne de l’informe. Trouver une langue »

Après la Première Guerre mondiale et après Apollinaire, défenseur lui aussi de « L’esprit nouveau », les surréalistes, héritiers de cet enthousiasme rimbaldien, confieront à l’image poétique le soin de dépasser le réel et d’ouvrir des « champs magnétiques » novateurs mettant au jour l’inconscient, ce que formulera Louis Aragon dans Le Paysan de Paris en parlant de « l’emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image ».

Dans les années 1950-1970, revenant sur cette systématisation de l’image, les poètes s’orienteront davantage vers une poésie-célébration, un chant du monde orphique ou vers une poésie lyrique, chant de l’âme qui fait entendre la voix personnelle des poètes comme celle de Jules SupervielleRené Char ou Yves Bonnefoy.

Pour Saint-John Perse, la poésie est « initiatrice en toute science et devancière en toute métaphysique »

De manière plus générale la poésie dialogue avec les autres arts donnant notamment lieu à des « happenings » où les poètes dialoguent avec les musiciens et les peintres. Des clubs de poésie organisent ainsi des rencontres d’artistes où c’est l’improvisation qui doit gouverner, chaque artiste doit répondre à l’improvisation de l’autre sur le moment. Ce type de représentations se fonde notamment sur l’idée d’une appartenance universelle de l’Art c’est-à-dire de ‘idée de l’inspiration comme don.

Ainsi l’œuvre réalisé dans ce type de happening est-elle collective dans un sens large puisque non seulement elle n’appartient pas à un artiste mais également parce qu’elle est autant l’œuvre des spectateurs que des artistes. Ce type de « happenings » est très développé notamment en Inde et, dans une moindre mesure, en France.

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