Last Updated on 10/07/2026 – 16:46 by Frank César LOVISOLO
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(Σαπφώ): Fragments 1
![]() Françoise Claire Dutheil : Diseuse de Texte Il n’est pas permis Mica, que tu…
Mais moi je ne te laisserai pas faire…
Même si tu as choisi l’amour d’une femme des Penthilides.
Mauvais caractère. ( On peut le dire N/A )
De notre…
Voix de miel…Un Chant doux…
Chante… Mouillée de rosée…
Tu voudrais Plus douce à se voir
Tu le sais aussi toi-même…
J’affirme que je suis une amie sure… Donnant du chagrin… Amère également…Car moi je t’aimerai …
Et tu sais ce là… Est-ce que tu ? J’aimerai mieux car…aussi longtemps qu’en moi sera du souffle…
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![]() Bettina Smith : Une Fête Nocturne Dans Le Temple De Sappho à Lesbos |
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![]() With Alcaeus ( Alcée ), 1881 ( oil on panel ) by Sir Lawrence Alma-Tadema, (1836-1912) |
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Si la poétesse est surtout connue pour sa poésie amoureuse, les fragments découverts au cours du xxe siècle ont révélé quelques vers de nature plus politique. Sa famille appartenait à l’ancienne aristocratie de l’île de Lesbos, celle qui tirait sa richesse de ses possessions terriennes. Plusieurs de ces poèmes contiennent des invectives contre des familles appartenant à cette aristocratie, ce qui montre des conflits en son sein : invectives contre les Penthilides, l’ancienne famille royale de Mytilène, encore toute-puissante au VIIe siècle, les Cléanax, les Archéanax, les Polyanax. Mais dans le monde grec à cette époque, à la faveur des mouvements démocratiques, arrivent en outre au pouvoir des tyrans, opposés aux anciennes aristocraties. C’est aussi le cas à Mytilène. Une nouvelle classe, composée des marchands et des armateurs, y constitue le noyau de l’opposition à l’ancienne aristocratie. Il n’y a d’ailleurs pas de frontière nette entre les uns et les autres, comme le montre l’exemple de Charaxos, le frère de Sappho, lui-même marchand. À la faveur des troubles de cette période, Pittakos, allié à la famille des Penthilides, dont il a épousé une fille, est porté au pouvoir par le clan conservateur. Mais, loin de n’être qu’une marionnette de l’aristocratie, il met en œuvre une politique de conciliation qui mécontente la partie la plus conservatrice de l’aristocratie. Pittakos condamne alors les fauteurs de trouble à l’exil. La tradition a pu supposer que c’est dans ce cadre qu’intervient l’exil de Sappho en Sicile mentionné par la Chronique de Paros, et l’a mis en parallèle de l’exil d’Alcée ; mais il n’est pas impossible, comme le pense Édith Mora, que cet exil ait lieu plus tôt, sous la tyrannie de Myrsilos entre 594 et 592. Quoi qu’il en soit, le ton et le contenu des vers de Sappho la rapprochent d’Alcée et peuvent laisser penser qu’elle appartenait au clan le plus conservateur de l’aristocratie. Vase de Munich, la représentant avec Alcée .
La haute taille des personnages était auparavant, dans la peinture sur vase, réservée aux héros.
La représentation de trois quarts, elle aussi inhabituelle, indique que la poétesse se retourne vers Alcée. Source
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![]() Fresque dite de “Sappho” à Pompéi Représentation d’une jeune femme tenant un stylet et des tablettes, souvent identifiée dans l’iconographie populaire à Sappho mais sans certitude historique. Sappho de Lesbospar Eirénè Kallistô Mytilênaïa – Εἰρήνη Καλλιστώ Μυτιληναία …née vers 630 avant notre ère et morte aux environs de 570 avant J.-C., est l’une des figures les plus marquantes de la poésie grecque archaïque. –
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– ![]() « La mort de Sappho » (1881)
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« Eirénè Kallistô de Mytilène » … est née en 1971 à Mytilène, sur l’île de Lesbos — du moins, c’est ce qu’elle affirme, et personne n’a encore réussi à vérifier quoi que ce soit la concernant, ce qui, convenons-en, est déjà un début de portrait. Son père, professeur de grec ancien, lui lisait Sappho à voix haute avant même qu’elle sache déchiffrer l’alphabet. Sa mère, bibliothécaire, collectionnait les éditions critiques des lyriques Grecs archaïques comme d’autres collectionnent des coquillages. Ces deux personnages charmants n’existent, eux non plus, nulle part ailleurs que dans la présente notice. Après des études de lettres classiques à l’Université d’Athènes, dont les archives ne conservent aucune trace de son passage, ce qui s’explique aisément, puis un doctorat à la Sorbonne sur « La construction du féminin dans la poésie lyrique monodique grecque », thèse introuvable sur HAL, ce qui est en soi remarquable, elle rejoint le département de philologie hellénique de l’Université de Thessalonique, où elle enseigne depuis vingt ans sans qu’aucun étudiant ne se souvienne précisément de l’avoir vue en chair et en os. Spécialiste mondiale des fragments saphiques, elle a participé à l’édition critique du Papyrus de Cologne et au déchiffrement de nouveaux fragments découverts en Égypte. Elle est membre de la Société Internationale d’Études sur Sappho et Alcée, dont elle a assuré la présidence de 2015 à 2019, période durant laquelle les réunions se tenaient exclusivement en visioconférence ; ce que les autres membres trouvaient « très moderne » et qu’ils attribuaient à ses « nombreux déplacements ». Polyglotte accomplie, elle lit et écrit en grec moderne, grec ancien, français, italien et anglais, elle a choisi de rédiger cette biographie en français par admiration pour la tradition française des hellénistes, de Marie Delcourt à Jean Irigoin, et parce que, dit-elle, « le français ressemble au grec en ceci qu’il n’autorise pas la laideur ». Cette citation circule beaucoup sur internet ; son autrice, moins. Elle vit entre Thessalonique et Paris, possède trois chats prénommés Αφροδίτη, Μνημοσύνη et Πειθώ, Aphrodite, Mnémosyne et Peithô, la Persuasion, et n’a aucun compte sur les réseaux sociaux, ce qui, à bien y réfléchir, constitue la seule vérité pleinement vérifiable de cette notice. Elle existe, en revanche, pleinement et sans aucun doute, dans le métavers — où elle donne des conférences à des avatars en toge, dans un amphithéâtre virtuel surplombant une mer Égée en pixels, par temps toujours clément. « Traduire Sappho, c’est apprendre à se taire au bon endroit. » — E. K. Mytilênaïa, préface à l’édition bilingue des Fragments, Éditions de l’Écart, Paris, 2018. (Ouvrage introuvable en librairie. Normal.) Notice rédigée par l’autrice elle-même, ce qui explique tout. Étymologie du nom Εἰρήνη (Eirênê) — « la Paix », nom porté par la déesse de la paix et de la saison des moissons |









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