Last Updated on 30/09/2026 – 08:30 by Frank César LOVISOLO
Danse Orientale – Raqs Sharqi – Danse du ventre – Myriam Tara Benharroch – Campagne d’Égypte
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Suggestion d’écoute :
La Valle dei Templi |
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Art Numérique – 20 photographies de Danse Orientale Alchimisées
Une interprétation absolument libertaire de cet art millénaire. |
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Un tout petit peu d’histoire…Le 1er juillet 1798, le général Bonaparte, futur autocouronné, débarque à Alexandrie : 400 navires et 60 000 hommes pour la Campagne d’Égypte. Deux raisons à cela : premièrement, enquiquiner la Grande-Bretagne, qui maintient les hostilités contre cette France révolutionnaire faucheuse de roi, en lui coupant la route des Indes orientales et, secondement, profiter de l’expédition pour éloigner du pouvoir le Corse, qui, malgré son mètre soixante-huit, devenait un brin envahissant. C’est lors de cette discutable1 campagne que les soldats français découvrirent la Danse Orientale. Enlevé de sa Lozère natale, n’ayant appris à lire que dans les sillons de sa charrue et l’arrière-train de ses chèvres, on peut imaginer qu’au Caire, le jeune biffin fraichement enrôlé eut sa pudibonderie tourneboulée, assistant à cette frémissante et féminine chorée au déhanchement, plus que de raison, dénudé. À cette époque, la vue de quelques centimètres carrés de chair pouvait être plus dévastatrice que l’explosion d’une poudrerie.
Dressé à grand renfort de puritanisme, le pierrot pudibond, encore dans la bleusaille, eût certainement, à la vue de certaines nudités, une volcanique flambée de testostérone, qui revigora sa biroute et lui embua l’esprit subitement trop à l’étroit dans sa culotte maculée. Conséquemment, notre Lozérien assimila la danse orientale à une invitation à la débauche, qu’il nomma, faute de vocabulaire adéquat, «la dança del ventre» en Occitan languedocien, le rien qu’il ait compris. Ainsi naquit ce terme réducteur d’un art millénaire.
![]() La Danse du harem de Giulio Rosati (avant 1917). Les peintures orientalistes ont contribué à la mauvaise image de la danse orientale. |
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![]() Sphinx de Gizeh par Dominique Vivant Denon (1) Il est bon de rappeler qu’il y eut, durant cette campagne militaire, une remarquable expédition scientifique avec 167 savants, ingénieurs et artistes, membres de la Commission des sciences et des arts. ![]() Louxor – par Dominique Vivant Denon La publication, en 1802, de 141 gravures, accompagnées de commentaires abondants, dans le Voyage dans la basse et haute Égypte par Dominique Vivant Denon, joua un rôle majeur dans le développement de l’égyptomanie |
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![]() Vue générale du temple d’Apollonopolis, à Edfou – par Dominique Vivant Denon |
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Panorama de la bataille des Pyramides, le 21 juillet 1798 – Louis-François Lejeune |

Revenons à nos danseuses… |
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![]() Myriam Tara Benharroch Le 13 juillet 2023, au Café-Culture de Toulon, j’ai assisté au spectacle, de danse orientale*, donné par l’association Maalma dirigée par Myriam Tara Benharroch. Le hasard fait parfois bien les choses. Mon reflex se trouvait dans ma besace. Derechef, je m’exclamais, intérieurement : « Oh ! Ventrebleu… Un terrain de chasse digne d’Artémis. Je vais être à même de garnir ma gibecière pygocole de quelques captures affriandantes ! » C’est amusant, il suffit d’une chiquenaude pour que le prédateur en dormance s’éveille sans sourciller. Alors je me faufile à travers le troupeau en apparence docile des spectateurs extasiés, un faux pas et ils pourraient charger ou encore se mettre à mugir si, par malheur, je les dérangeais, surtout les vieux mâles atrabilaires, libidineux et, immanquablement, territoriaux. Viser devient difficile. Il faut être souple et serpentiner au plus près de la cible convoitée. Il n’est pas rare toutefois, après ces nombreuses contorsions dont se délecte pécuniairement mon kinésithérapeute, que ma quête soit récompensée. C’est en m’insinuant, tel un serval d’Égypte, dans cette jungle de jambes, bras, têtes, arbres, chaises qu’il me fût permis de satisfaire mon inépuisable intention de figer et m’approprier ces almées en ondoiement. ![]() Ade : danse les ailes d’Isis |
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Puis, c’est le retour au bercail, rompu, les jarrets en marmelade.
Force est de constater que la photographie est plus sportive que la pétanque !
Il est grand temps d’inventorier la chasse… Première observation : l’arrière-plan qui laisse à désirer demeure conséquent à « l’Alchimisassion » de la série… Seconde : Je suis une vraie bille en danse orientale et il faut que j’approfondisse un peu le sujet… _____________
Ceci est un résumé non exhaustif et je conseille vivement la lecture par ici : wikipedia-Danse-Orientale. Il est possible au lecteur pugnace d’écrire, en commentaire, les précisions qu’il jugerait necessaire. >>>>>
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Myriam Benharroch …est née en 1961 au Maroc. Après des études en Lettres Modernes et en Histoire des Religions à la Sorbonne. Elle se consacre à la danse orientale, nourrie par les plus grands noms de la danse orientale en France et en Egypte
Sous le pseudonyme de « Tara », elle a dansé sur de nombreuses scènes nationales et internationales. Elle chorégraphie ses propres spectacles et enseigne aujourd’hui la danse orientale dans le sud de la France.
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_______________Association MA’ALMA
Myriam « TARA »
Tel : 06 62 32 40 13
http://www.maalma.fr/tara/
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Publications de Myriam |
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Il faut le comprendre : le seul spectacle érotique, auquel il lui fut permis de participer, demeurait indubitablement celui de monsieur le curé qui, dans l’allée de l’église, agitait l’encensoir en tortillant du cul, devant une ribambelle d’enfants de chœur dont il bénirait les attributs, un peu plus tard dans la sacristie, lapant, entre autres, un vin de culte bien mérité !






Les folklores font donc partie intégrante de la danse orientale et ont une culture riche. Nous trouvons le Fellahi, l’Eskandarini ou la Meleya, le Mambouti, le Saïdi , la Tenoura, le Khaleegi, le Dabke et encore bien d’autres.








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La Belle Voie – dans les cercles de Dante et de la danse orientale …
















Merci au photographe et merci à Myriam, qui nous permettent d’admirer ces danseuses qui affichent la joie contrairement aux Orientales, vues lors de mon voyage en Turquie, qui avaient l’air de danser sous la contrainte.
… Certainement pour les touristes !
Merci !!!