La Recherche de la Fécalité – Antonin Artaud

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Last Updated on 27/09/2026 – 08:39 by Frank César LOVISOLO

La Recherche de la Fécalité – Antonin Artaud – Pour en finir avec le jugement de dieu

  Intégral : 08’01
bandcamp logotype color 512 FrankV2 La Recherche de la Fécalité

  Extrait  

–ComGris

Antonin Artaud Antonin ARTAUD

POUR EN FINIR AVEC LE JUGEMENT DE DIEU  

« Pour en finir avec le jugement de dieu », est initialement une création radiophonique enregistrée dans les studios de la Radiodiffusion française (RDF) entre le 22 et 29 novembre 1947.
Elle fut censurée la veille de sa première diffusion, le 1er février 1948, par son directeur, Wladimir Porché.
Les textes sont lus par Maria Casarès, Roger Blin, Paule Thévenin et l’auteur.
L’accompagnement est composé de cris, de battements de tambour et de xylophone enregistrés par l’auteur lui-même.

Chapitre 3 : La Recherche de la Fécalité

 

Interprété par Didier Bourguignon

–
Antonin Artaud - Illustration - La Recherche de la Fécalité - Frank César Lovisolo

 

Saut de texte 001 La Recherche de la Fécalité

–

Là où ça sent la merde
ça sent l’être.
L’homme aurait très bien pu ne pas chier,
ne pas ouvrir la poche anale,
mais il a choisi de chier
comme il aurait choisi de vivre
au lieu de consentir à vivre mort.

C’est que pour ne pas faire caca,
il lui aurait fallu consentir
à ne pas être,
mais il n’a pas pu se résoudre à perdre
l’être,
c’est-à-dire à mourir vivant.

Il y a dans l’être
quelque chose de particulièrement tentant pour l’homme
et ce quelque chose est justement
LE CACA.
(Ici rugissements.)

Pour exister il suffit de se laisser aller à être,
mais pour vivre,
il faut être quelqu’un,
pour être quelqu’un,
il faut avoir un os,
ne pas avoir peur de montrer l’os,
et de perdre la viande en passant.

L’homme a toujours mieux aimé la viande
que la terre des os.
C’est qu’il n’y avait que de la terre et du bois d’os,
et il lui a fallu gagner sa viande,
il n’y avait que du fer et du feu
et pas de merde,

et l’homme a eu peur de perdre la merde
ou plutôt il a désiré la merde
et, pour cela, sacrifié le sang.

Pour avoir de la merde,
c’est-à-dire de la viande,
là où il n’y avait que du sang
et de la ferraille d’ossements
et où il n’y avait pas à gagner d’être
mais où il n’y avait qu’à perdre la vie.

o reche modo
to edire
di za
tau dari
do padera coco

Là, l’homme s’est retiré et il a fui.

Alors les bêtes l’ont mangé.

Ce ne fut pas un viol,
il s’est prêté à l’obscène repas.

Il y a trouvé du goût,
il a appris lui-même
à faire la bête
et à manger le rat
délicatement.

Et d’où vient cette abjection de saleté ?

De ce que le monde n’est pas encore constitué,
ou de ce que l’homme n’a qu’une petite idée du monde
et qu’il veut éternellement la garder ?

Cela vient de ce que l’homme,
un beau jour,
a arrêté
l’idée du monde.

Deux routes s’offraient à lui :
celle de l’infini dehors,
celle de l’infini dedans.

Et il a choisi l’infime dedans.
Là où il n’y a qu’à presser
le rat,
la langue,
l’anus
ou le gland.

Et dieu, dieu lui-même a pressé le mouvement.

Dieu est-il un être ?
S’il en est un c’est de la merde.
S’il n’en est pas un
il n’est pas.
Or il n’est pas,
mais comme le vide qui avance avec toutes ses formes
dont la représentation la plus parfaite
est la marche incalculable d’un groupe de morpions.

 

« Vous êtes fou, monsieur Artaud, et la messe ? »

 

Je renie le baptême et la messe.
Il n’y a pas d’acte humain
qui, sur le plan érotique interne,
soit plus pernicieux que la descente du soi-disant Jésus-Christ
sur les autels.

On ne me croira pas
et je vois d’ici les haussements d’épaules du public
mais le nommé christ n’est autre que celui
qui en face du morpion dieu
a consenti à vivre sans corps,
lors qu’une armée d’hommes
descendue d’une croix,
où dieu croyait l’avoir depuis longtemps clouée,
s’est révoltée,
et, bardée de fer,
de sang,
de feu, et d’ossements,
avance, invectivant l’Invisible
afin d’y finir le JUGEMENT DE DIEU.

 


Texte dit par :

Didier Bourguignon PortaitDidier Bourguignon… __________________________Retour ↑↑↑↑


…a appris son métier de comédien, en 1973, avec César Gattegno, au Théâtre du Rocher à La Garde (83).
Il a poursuivi sa carrière dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en tentant de découvrir toutes les facettes de cet art : théâtre classique, contemporain, burlesque, de rue, etc.
Également auteur-compositeur-interprète (« Trompette-Bourguignon chantent »), il a été récitant dans des oratorios et autres œuvres musicales.
Il est enfin acteur de cinéma et de télévision. Depuis quelques années, il se spécialise dans des solos, et des duos.
Contact : didierbourg83@free.fr – https://agencesartistiques/didier-bourguignon

Saut de texte 001 La Recherche de la Fécalité

L’être, le caca et le morpion-dieu — analyse de « La Recherche de la fécalité » d’Antonin Artaud

Frank César Lovisolo & Véra Radomirskaïa (amante et documentaliste pour cette affaire)

Analyse d’un extrait de La Recherche de la fécalité, cinquième des six séquences de Pour en finir avec le jugement de Dieu, qu’Antonin Artaud enregistra entre le 22 et le 29 novembre 1947 pour la Radiodiffusion française — à l’origine dite par la voix de Roger Blin — et dont la diffusion fut interdite la veille de sa programmation, le 2 février 1948.

Les chiffres en exposant renvoient au glossaire en fin d’article.

Identification et contexte

Ce texte occupe une place précise dans l’architecture de l’émission radiophonique : après le texte d’ouverture sur l’Amérique et les usines de fécondation¹, après la danse du Tutuguri², vient « La Recherche de la fécalité » — un texte que la critique littéraire qualifie d’existentialiste³ « mais au ras de la terre ». On y quitte la dénonciation géopolitique pour une plongée dans ce qu’Artaud considère comme la donnée la plus élémentaire, la plus honteuse et la plus vraie de la condition humaine : l’excrément.

Le passage se clôt sur l’irruption d’une voix étrangère — « Vous êtes fou, monsieur Artaud, et la messe ? » — qui simule une objection du public, avant qu’Artaud n’y réponde par une charge frontale contre l’eucharistie⁴ et le Jugement de Dieu, donnant son titre à l’ensemble de l’œuvre.

I. La merde comme preuve ontologique

Le texte s’ouvre par une formule qui fonctionne comme un axiome⁵ : « Là où ça sent la merde / ça sent l’être. » Artaud construit ici une véritable ontologie fécale⁶ : l’homme aurait pu choisir de ne pas déféquer — c’est-à-dire de ne pas être, de « vivre mort » — mais il a choisi l’existence, et cette existence a un prix, un résidu, une trace organique.

  • Le choix comme axe central : « il a choisi de chier / comme il aurait choisi de vivre » — Artaud transforme un processus corporel involontaire en acte de volonté métaphysique. C’est un renversement caractéristique : ce que la physiologie donne comme automatisme, Artaud le relit comme décision existentielle, dans la filiation directe (et parodique) du vocabulaire sartrien⁷ du choix et de l’engagement.
  • « Mourir vivant » : formule paradoxale qui désigne, chez Artaud, l’état de l’homme social, poli, propre — celui qui refuserait sa part organique pour se conformer à un idéal désincarné. Ne pas chier, dans cette logique, ce serait déjà être mort tout en vivant.

II. L’os contre la viande : une anthropologie du sacrifice

Le deuxième mouvement du texte élabore une opposition entre l’os et la viande⁸ qui fonctionne comme une allégorie⁹ de l’histoire humaine :

« L’homme a toujours mieux aimé la viande / que la terre des os. »

Cette opposition recoupe celle, déjà repérée dans les autres textes de l’émission, entre nature vraie et produit de synthèse — ici transposée au corps lui-même. L’os est ce qui est donné, minéral, dur, sans compromis (« il n’y avait que du fer et du feu / et pas de merde ») ; la viande est ce que l’homme a dû « gagner », produire, au prix d’un premier sacrifice : celui du sang. La merde apparaît alors comme le sous-produit de ce marché originel — l’homme a préféré la chair nourricière et digestible à l’austérité minérale de l’ossature, et ce choix a un déchet : l’excrément.

III. Le glossolalique comme respiration du texte

Au cœur du passage, cinq lignes de glossolalie¹⁰ interrompent brutalement le raisonnement :

« o reche modo / to edire / di za / tau dari / do padera coco »

Ce fragment n’est pas un accident ni une décoration : il marque, typographiquement et rythmiquement, le point de bascule du texte — juste avant que « l’homme » ne se retire et que « les bêtes » ne le mangent. Le corps du texte cède un instant à un pur bruit de bouche, comme si la pensée, arrivée à un point de rupture logique, ne pouvait plus se dire qu’en sons. C’est la même technique que dans le poème liminaire analysé dans un précédent article : le glossolalique comme seuil, comme endroit où le sens s’épuise et où seul le souffle continue.

IV. Le festin des bêtes : abjection et consentement

« Alors les bêtes l’ont mangé. / Ce ne fut pas un viol, / il s’est prêté à l’obscène repas. » Cette scène — l’homme dévoré, mais consentant — pousse à son comble la logique du texte : l’abjection¹¹ n’est pas subie, elle est choisie, presque cultivée (« il a appris lui-même / à faire la bête / et à manger le rat / délicatement »).

Le raffinement de l’adverbe final — « délicatement » — est un exemple typique de l’ironie noire d’Artaud : l’horreur n’est pas brute, elle est civilisée, presque mondaine. On retrouve ici une constante de sa pensée tardive : ce n’est pas la bestialité qui est visée, mais la façon dont l’homme social maquille et esthétise sa propre déchéance.

V. « L’infime dedans » contre l’infini dehors

Le texte formule ensuite un diagnostic anthropologique¹² plus général :

« Deux routes s’offraient à lui : / celle de l’infini dehors, / celle de l’infini dedans. / Et il a choisi l’infime dedans. »

Le jeu de mots entre « infini » et « infime »¹³ — un seul phonème de différence — est la charnière conceptuelle du texte : l’homme, au lieu de s’ouvrir vers un dehors sans limite, s’est refermé sur un dedans minuscule, obsessionnel, corporel — « le rat, / la langue, / l’anus / ou le gland ». Ce repli est présenté comme la matrice de toute religion : « Et dieu, dieu lui-même a pressé le mouvement » — Dieu n’est plus le garant d’un infini extérieur, il est complice, voire instigateur, de ce rétrécissement vers l’intime organique.

VI. Le syllogisme sur Dieu et les morpions

Artaud construit alors un raisonnement en forme de syllogisme¹⁴ dégradé :

« Dieu est-il un être ? / S’il en est un c’est de la merde. / S’il n’en est pas un / il n’est pas. »

La logique est implacable et absurde à la fois : soit Dieu existe, et alors il appartient à la même catégorie fécale que tout ce qui est ; soit il n’existe pas, point final. Artaud choisit la seconde branche — « Or il n’est pas » — mais complique aussitôt l’image en comparant le vide divin à « la marche incalculable d’un groupe de morpions »¹⁵. Le morpion, parasite minuscule et grouillant, devient la métaphore ultime du divin : non pas un être souverain et unique, mais une prolifération sans direction ni sens.

VII. La messe comme scène érotique interne

La chute du texte répond à l’objection fictive du public (« Vous êtes fou, monsieur Artaud, et la messe ? ») par une charge d’une violence calculée : la messe catholique¹⁶ y est décrite comme l’« acte humain […] le plus pernicieux » sur le « plan érotique interne » — accusation qui déplace la critique religieuse du terrain théologique vers un terrain quasi psychanalytique, celui du désir et de la jouissance cachée sous le rituel.

Le texte se referme sur une image de révolte collective : une « armée d’hommes » descendus de la croix où Dieu croyait les avoir clouées pour toujours, « bardée de fer, / de sang, / de feu, et d’ossements » — reprenant très exactement le lexique minéral et guerrier déployé plus haut (l’os, le fer, le feu) — qui avance pour « y finir le JUGEMENT DE DIEU ». La boucle du texte se ferme : le corps organique, fécal, sacrifié tout au long du poème, se change finalement en armée qui vient réclamer son compte à l’instance qui l’a jugé.

VIII. Portée critique

Ce texte prolonge et radicalise le geste déjà observé dans les autres extraits de Pour en finir avec le jugement de Dieu : refuser toute instance de jugement extérieure au corps — qu’elle soit américaine et industrielle, ou chrétienne et transcendante¹⁷. Mais « La Recherche de la fécalité » va plus loin en retournant l’arme du dégoût contre le lecteur lui-même : là où le texte sur les usines de fécondation dénonçait un ennemi extérieur (l’Amérique), ici l’ennemi est intériorisé — c’est l’homme lui-même qui a « choisi » la merde, le repli, l’abjection.

La critique universitaire (voir notamment les travaux de Fumiko Sugie sur ce qu’elle nomme la « pot-éthique »¹⁸ d’Artaud) souligne que ce texte ne relève pas de la simple provocation scatologique¹⁹ : le vocabulaire excrémentiel y fonctionne comme un opérateur philosophique à part entière, au même titre que les catégories classiques de l’être et du néant — une manière de refuser la langue « propre » de la philosophie institutionnelle pour forger, à même le corps et ses déchets, une langue qui ne mente plus.


Glossaire

  1. Usines de fécondation : allusion au premier texte de l’émission (« J’ai appris hier… »), qui imagine un prélèvement de sperme organisé par l’État américain — voir notre première analyse annotée.
  2. Tutuguri : troisième séquence de l’émission, inspirée du rite tarahumara du même nom — voir notre analyse dédiée (lien à ajuster selon la publication).
  3. Existentialiste : qui relève de l’existentialisme, courant philosophique (Sartre, Camus) selon lequel l’existence précède l’essence — l’homme se définit par ses choix plutôt que par une nature donnée d’avance. Artaud en emprunte le vocabulaire pour l’appliquer, non sans ironie, à la défécation.
  4. Eucharistie : sacrement chrétien de la messe, où le pain et le vin sont censés devenir le corps et le sang du Christ. Artaud vise ici très précisément le moment de la « descente » du Christ sur l’autel.
  5. Axiome : proposition posée comme vraie sans démonstration, servant de point de départ à un raisonnement. Artaud en emprunte la forme sèche et déclarative pour asseoir sa propre contre-théologie.
  6. Ontologie fécale : néologisme de commentaire, formé sur « ontologie » (l’étude philosophique de l’être en tant qu’être). L’expression désigne ici la manière dont Artaud fait de l’excrément un critère de preuve de l’existence — aussi incongru que cela puisse sonner dans un cours de philosophie classique.
  7. Vocabulaire sartrien : Jean-Paul Sartre, philosophe contemporain d’Artaud, théorise dans L’Être et le Néant (1943) la liberté radicale du sujet, condamné à « choisir » jusqu’à sa propre existence. Artaud semble ici parodier ce vocabulaire du choix en l’appliquant à un acte aussi peu « existentiel » en apparence que la défécation.
  8. Os / viande : chez Artaud, l’os renvoie souvent au corps sans organes — un corps dépouillé, minéral, avant toute captation institutionnelle — tandis que la viande, la chair, est ce qui se laisse prendre, manger, posséder.
  9. Allégorie : récit ou image qui, au-delà de son sens littéral, représente une idée abstraite. Ici, l’opposition os/viande devient le récit allégorique de toute l’histoire humaine du sacrifice.
  10. Glossolalie : langage non référentiel, fait de syllabes inventées, qu’Artaud emploie régulièrement comme respiration corporelle du texte plutôt que comme message à décoder.
  11. Abjection : au sens strict, ce qui est rejeté, mis à l’écart parce que jugé répugnant. La philosophe Julia Kristeva en fera plus tard (1980, Pouvoirs de l’horreur) un concept central pour penser précisément ce type d’écriture.
  12. Diagnostic anthropologique : jugement porté sur la nature ou la condition de l’espèce humaine en général, au-delà du cas individuel.
  13. Infini / infime : les deux mots ne diffèrent que par une syllabe, mais désignent des grandeurs opposées — l’un l’illimité, l’autre le minuscule. Le jeu de mots artaldien fait de cette quasi-homophonie le résumé, en un seul glissement sonore, de toute une chute anthropologique.
  14. Syllogisme : raisonnement logique classique en trois temps (deux prémisses, une conclusion). Artaud en emprunte la rigueur formelle pour aboutir à une conclusion volontairement scandaleuse.
  15. Morpion : pou du pubis, parasite minuscule qui se transmet par contact. Le choisir comme image du divin est une des provocations les plus calculées du texte — le sacré ramené au plus infime, au plus grouillant, au plus intime du corps.
  16. Messe catholique : rite central du culte catholique, commémorant le sacrifice du Christ. Artaud, dans toute la dernière partie de son œuvre, en fait la cible privilégiée de son anti-christianisme.
  17. Transcendant : qui existe au-delà du monde sensible, en dehors et au-dessus de lui — par opposition à « immanent », qui désigne ce qui est contenu dans le monde lui-même. Dieu, dans la théologie classique, est transcendant ; c’est précisément cette extériorité qu’Artaud conteste.
  18. Pot-éthique : néologisme de la chercheuse Fumiko Sugie (voir bibliographie), qui associe « pot » (le pot de chambre, l’enfance, le scatologique) et « éthique » pour nommer la démarche d’Artaud et de Beckett consistant à fonder une langue nouvelle sur le rejet du corps plutôt que sur son refoulement.
  19. Scatologique : qui a trait aux excréments dans la littérature ou l’art. Le terme, souvent réducteur, est ici précisément ce que la lecture critique cherche à dépasser.

Pour aller plus loin

Le texte et son contexte

Lectures critiques

Contexte biographique

Texte d’Antonin Artaud dans le domaine public en France depuis 2018. Analyse originale rédigée pour frank-lovisolo.fr.

Texte complet :

https://Pour-en-finir-avec-le-jugement-de-dieu""
bibliothèque numérique romande : https://ebooks-bnr.com/
Si le lien disparait :
https://artaud-pour-en-finir-jugement-dieu.pdf

La Recherche de la Fécalité – Antonin Artaud – Pour en finir avec le jugement de dieu

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2 Commentaires

  1. Super bien… Super texte, super voix, super musique… Bravo à vous deux !

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