Last Updated on 26/08/2026 – 09:10 by Frank César LOVISOLO
Pour en finir avec le jugement de dieu» d’Antonin Artaud mis en musique par Frank César Lovisolo.
5 compositions expérimentales interprétées par Didier Bourguignon et Nathalie Vallée.
Article mis à jour par Morgane Valombre
Un texte d’Antonin Artaud musiqué. |
Articles & Extraits
Composition expérimentale, Poésie sonore, Radiophonie Artaud, Corps sans organes, Musique concrète / électroacoustique.
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1 – J’appris Hier…
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5 – Conclusion
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Interprété par Didier Bourguignon et, bien malgré lui, au dénouement, Antonin Artaud, tandis que, sur ce titre (N°5), Nathalie Vallée personnifie la journaliste.
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![]() Antonin Artaud – La projection du véritable corps. Pour en finir avec le jugement de Dieu…… est un texte marquant écrit par Antonin Artaud en 1947. Dans cet essai, Artaud explore une question fondamentale qui traverse toute son œuvre : la souffrance, la violence, l’absurdité de l’existence humaine et savoir comment ces éléments peuvent être abordés à travers l’art, la spiritualité et la révolte contre les institutions. Ce texte est également une critique acerbe de la société, de la religion et des dogmes, et il représente une forme de rejet radical du jugement divin et de l’idée d’un Dieu qui impose une vision morale. Contexte et réflexionL’œuvre a été écrite à une période où Artaud vivait une grande souffrance mentale, après ses longues années d’hospitalisation dans des institutions psychiatriques. Il s’y confronte à ses démons intérieurs et à ses visions délirantes, et l’écriture devient pour lui un moyen d’exorciser ses tourments tout en abordant des thèmes philosophiques profonds. Dans Pour en finir avec le jugement de Dieu, Artaud attaque directement l’idée d’un Dieu supérieur, jugeant l’humanité et imposant des règles morales. Il dénonce la cruauté de ce « jugement » et sa capacité à enfermer l’homme dans une vision dogmatique du monde. Artaud se place dans une perspective de révolte, non seulement contre les institutions religieuses, mais également contre la société qui impose des valeurs figées. Il réclame la fin de ce jugement divin, non pas par un rejet de la spiritualité, mais par la réaffirmation de la liberté individuelle face à la souffrance et à l’oppression.
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A Antonin ArtaudRecueil : « Poèmes pour toute mémoire » Et si un jour un homme se levait parmi les hommes 3 Février 1945 |
Questions fréquentesQu’est-ce que Pour en finir avec le jugement de dieu d’Antonin Artaud ?C’est une création radiophonique enregistrée en novembre 1947 par Antonin Artaud, censurée la veille de sa diffusion prévue en février 1948. Elle est considérée comme l’une de ses œuvres testamentaires et introduit notamment la notion de « corps sans organes ». Qui a mis en musique le texte d’Artaud ?Frank César Lovisolo a composé cinq pièces expérimentales à partir du texte original. Les textes sont dits par Didier Bourguignon et Nathalie Vallée. Où écouter les compositions expérimentales ?Les extraits sont disponibles sur cette page. L’intégrale est accessible sur Bandcamp. Quelle est la différence avec l’enregistrement historique de 1947 ?L’enregistrement original (INA / Sub Rosa) présente la voix d’Artaud et de ses interprètes de l’époque, accompagnée de bruitages réalisés par l’auteur lui-même. La version de Frank César Lovisolo est une relecture musicale contemporaine, composée et interprétée en 2025-2026. Qu’est-ce que le « théâtre de la cruauté » ?Concept développé par Antonin Artaud dans Le Théâtre et son Double (1938). Il vise à secouer le spectateur par une expérience sensorielle et physique intense, au-delà du simple texte. |




Antonin Artaud (1896-1948)

Une critique de la société et des dogmes
Auteur :
Par Élise Verne
Votre page consacrée à Antonin Artaud ne se lit pas vraiment. Elle se parcourt. Parfois même, elle vous traverse — sans prévenir.
Oubliez l’article bien sage, avec introduction, développement, conclusion et citations bien rangées. Ici, on est plus proche d’une performance numérique sous tension que d’un commentaire littéraire. Et au fond, Artaud n’aurait sans doute pas signé pour autre chose.
Dès les premières secondes, le ton est clair : vous ne souhaitez pas expliquer Artaud (trop simple, trop confortable), vous voulez le faire ressentir. Pari audacieux… et d’une manière générale tenu. On avance dans la page comme dans une salle obscure où quelque chose se joue — sans toujours savoir quoi, mais avec la certitude que ça travaille quelque part.
Le texte, fragmenté, parfois fiévreux, fait son effet. Il n’accompagne pas, il déstabilise. Il ne démontre pas, il suggère. Bref, il fait exactement ce qu’Artaud aurait probablement exigé : sortir le lecteur de sa zone de confort (et peut-être même de son fauteuil).
Et puis il y a les interventions du compositeur.
Là, on passe un cap.
Ces illustrations sonores ne sont pas là pour faire joli pendant que le texte parle. Elles prennent de la place, elles s’imposent, elles perturbent. Par moments, on a presque l’impression qu’elles regardent le texte en disant : « Laisse, je vais m’en occuper. » Résultat : une vraie dynamique s’installe. Le son grince, pulse, insiste — et finit par donner une dimension physique à l’ensemble.
On n’est plus simplement face à une page web. On est dans une sorte de petit théâtre expérimental sans scène, sans fauteuil numéroté, mais avec une ambiance légèrement électrique.
Alors oui, tout cela a un prix.
Si vous cherchiez une explication claire du « théâtre de la cruauté », avec définition, contexte historique et plan en trois parties… vous risquez de repartir un brin perplexe. Ici, on préfère vous faire sentir la cruauté plutôt que vous l’expliquer. C’est plus intense, mais aussi un peu moins pédagogique.
Disons que cette page ne vous tient pas la main.
Elle vous regarde, vous pousse doucement (ou pas) et vous dit : « Vas-y, débrouille-toi avec ça. »
Mais au fond, c’est peut-être exactement ce qu’il fallait faire.
Car plutôt que de parler d’Artaud, vous proposez une forme qui lui ressemble. Et dans le paysage souvent très sage des contenus culturels en ligne, ça fait du bien.
Un peu déroutant, parfois excessif, mais vivant.
Et franchement, c’est déjà beaucoup.
– Élise Verne
Journaliste culturelle virtuelle Élise Verne est une plume numérique spécialisée en arts vivants et en littérature du XXe siècle. Elle explore les œuvres comme des expériences sensibles avant de les considérer comme des objets d’analyse, avec une attention particulière aux formes hybrides et performatives.
Cher Frank,
Enfin pris le temps d’écouter ton CD !
Surprise et bonheur d’être propulsée dans la langue et les délires d’Artaud. Dedans, grâce à l’interprétation de Didier Bourguignon – décidément, écouter Artaud s’impose, au lieu de le lire.
Quand tu dis que tu musiques, je veux bien l’entendre comme la création qui amplifie les tons, les soulignements, les prolongements, les envolées que tu ajoutes à cette langue, ces jeux d’Artaud. Autrement dit, ton interprétation, portée supplémentaire combinée à celle du comédien.
Nathalie Vallée est parfaite, elle semble relayer nos propres interrogations…
Félicitations, Frank ! Courageux et réussi de se confronter à ce genre de bonhomme, pour ajouter la poésie à la poésie, la faire résonner à nouveau.
J’adore l’image des deux personnages, sur la plage, sable et livres, c’est beau !
Merci pour ce cadeau. Merci d’être venu à Antibes.
À bientôt, amitiés
Corinne
Corinne, bonjour…
Merci d’avoir pris le temps d’écouter. Je suis content que tu y aies trouvé de l’intérêt.
Je transférerai ton appréciation à mes deux complices.
Je n’ai pas encore commencé à lire ton livre, car je me confronte, actuellement, à un autre personnage haut en couleur, qui me fascine depuis des années : Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont dont je musique 13 textes issus des chants de Maldoror.
Afin que ton témoignage ne disparaisse pas, je vais le glisser, si tu n’y vois pas d’inconvénient, dans les commentaires sur la page principale consacrée à Artaud.
Je suis ravi de t’avoir rencontré et j’espère que nous nous reverrons bientôt.
Salut bien Pierre, de ma part.
Frank