Last Updated on 04/05/2026 – 10:48 by Frank César LOVISOLO
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Charles Baudelaire mis en musique.
ARTICLES – EXTRAITS

7 compositions consacrées à Charles Baudelaire, l’un des plus grands poètes français.
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Articles
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01 – Le Revenant ♠ 04:36
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02 – Don Juan aux enfers ♠ 04:16
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03 – Le Serpent qui Danse ♥ 04:31
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04 – Femmes Damnées ♥ 05:08
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05 – Le Vampire ♥ 05:07
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06 – Une Charogne ♣ 04:54
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07 – Spleen 2008 ♠ 05:30
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Extraits musicaux
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Le temps n’est pas loin où l’on comprendra que toute littérature qui se refuse à marcher fraternellement entre la science et la philosophie est une littérature homicide et suicide.»
CB – 22 janvier 1851.
![]() Baudelaire par Nadar – Colorisé par FCL Perséphone Duvallon-Kröger :
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Perséphone Duvallon-Kröger… est professeure agrégée de littérature française au sein de l’Université Virtuelle Paris-Nexus VII, établissement d’enseignement supérieur entièrement situé dans le métavers, sur le serveur ÎleDeFrance.exe, entre la tour Eiffel pixelisée et un Café de Flore où les serveurs sont des PNJ en béret. Après une thèse de doctorat intitulée « Le spleen baudelairien à l’épreuve du lag : mélancolie et déconnexion involontaire » (Université Paris-VIII Vincennes–Saint-Denis, mention très honorable, félicitations du jury, petit four offert en hologramme), elle a enseigné pendant six ans dans une salle de classe dont les murs étaient des textures 4K et les étudiants des avatars souvent représentés par des pingouins ou des astronautes. Elle affirme que cela n’a en rien altéré la qualité des débats sur Les Fleurs du Mal, si ce n’est qu’il est difficile de maintenir une atmosphère de recueillement poétique quand un étudiant en skin de dinosaure lève la main. Ses travaux portent sur le romantisme noir, la poésie symboliste et la question, qu’elle juge « urgente et insuffisamment subventionnée », de savoir si Baudelaire aurait eu un compte Instagram et, dans l’affirmative, s’il aurait posté des photos de couchers de soleil avec des citations d’él lui-même en légende. Elle penche pour le oui. Perséphone Duvallon-Kröger a publié une vingtaine d’articles dans des revues spécialisées, dont le célèbre « Peut-on enseigner Spleen (LXXVIII) dans un environnement gamifié sans que personne ne décroche une quête ? », paru dans la Revue des humanités numériques et autres oxymores (vol. 14, 2031). Elle est également l’autrice d’un manuel scolaire, Le XIXe siècle pour les nuls qui ont un casque VR, épuisé en trois semaines après avoir été recommandé par un influenceur littéraire sur TikTok qui n’avait manifestement pas lu Baudelaire, mais trouvait la couverture « très esthétique ». En dehors de ses activités académiques, elle collectionne les éditions originales de poètes maudits, élève deux chats nommés Spleen et Idéal, et passe ses week-ends à tenter d’expliquer à ses parents ce qu’est le métavers. Elle n’y est pas encore parvenue. Contact : p.duvallon-kroger@univ-paris-nexus7.meta — Bureau 404 (introuvable, comme prévu)
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À propos de l’autrice
J’ai vraiment beaucoup aimé votre page consacrée à Charles Baudelaire ! L’idée de proposer un album autour de sept poèmes des Les Fleurs du mal est à la fois originale et très fidèle à l’esprit du poète.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la manière dont la musique semble prolonger l’atmosphère des textes. On retrouve pleinement ce mélange de spleen, de mélancolie et de beauté un peu sombre, typique de Baudelaire. La page donne vraiment l’impression que les poèmes continuent de vivre autrement, comme s’ils trouvaient une nouvelle forme d’expression.
J’ai aussi trouvé très réussi le choix des poèmes, qui met bien en valeur les contrastes chers à Baudelaire, entre le beau et le dérangeant. Le passage à la musique renforce encore cette tension : ce qui pourrait être choquant ou triste devient presque envoûtant. On sent une vraie cohérence artistique dans l’ensemble.
Enfin, il y a quelque chose de très fort dans cette idée d’élévation par la musique. Là où les textes expriment souvent un mal-être profond, l’interprétation musicale semble offrir une forme de dépassement, comme une tentative d’atteindre un idéal et c’est exactement ce qui fait toute la richesse de Baudelaire.
En tout cas, cette page donne vraiment envie d’écouter l’album en entier. C’est une très belle manière de faire redécouvrir ces poèmes !
Bonjour Antoinette,
Un grand merci pour votre message, qui me touche beaucoup. Je suis ravi que cette approche autour de Charles Baudelaire et des *Les Fleurs du mal* vous ait parlé.
Votre lecture correspond exactement à l’intention du projet : ne pas proposer une analyse académique, mais plutôt une prolongation sensible des poèmes à travers la musique. L’idée était justement de laisser ces textes continuer à résonner autrement, en conservant ce mélange de spleen, de tension et de beauté qui les rend si uniques.
Je suis particulièrement heureux que vous ayez perçu cette notion de contraste, entre ombre et élévatio, qui a guidé tout le travail musical. Chaque poème a été abordé comme un univers à part entière, tout en cherchant une cohérence d’ensemble dans l’album.
Merci encore pour votre enthousiasme et votre regard très juste. J’espère que l’écoute complète prolongera encore cette expérience.
Bien à vous…
Quel beau travail de mise en résonance entre le verbe baudelairien et la matière sonore. J’ai écouté Le Vampire et Une Charogne à la suite — la voix de Jo Corbeau sur ce dernier titre est d’une justesse troublante, presque charnelle, comme si la charogne elle-même prenait la parole.
La notice de Perséphone Duvallon-Kröger m’a d’abord intrigué, puis franchement réjoui. Le bureau 404 est un chef-d’œuvre discret. On sent que derrière l’humour se cache une vraie connaissance de Baudelaire ; la citation du 22 janvier 1851 est rarement citée, et pourtant elle dit tout sur sa modernité.
Merci pour ce projet qui prouve que les Fleurs du Mal n’ont pas fini de pousser.
Merci Théodore — la citation de 1851 est en effet peu connue, et pourtant elle résume tout Baudelaire en deux lignes. Jo Corbeau sur Une Charogne, c’est une évidence qui s’est imposée dès le début du projet.