Une preuve d’évolution – Chapitre 3 : Osmophore & compagnie

Osmophore

à l’écoute : Sipo Matador
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Archaefructus


A  Charles Darwin et à l’évolutionnisme

« Osmophore, osmophore, est-ce que j’ai une tête d’osmophore ? »

Certes non,  mais qu’on se le dise : les plantes à fleurs n’ont qu’environ 140 millions d’années d’évolution ( à la louche hein ? peut-être 136 250 230 ! ).

Archaefructus de son petit nom est l’une des premières qui fleurit les pieds dans l’eau!
Elle n’avait ni pétale ni sépale mais des carpelles, et des étamines dispersés le long d’une tige, non ancrés sur un même point dit-on ici 
«Comment est apparue une structure aussi complexe que la fleur ?
L’étude d’une plante gymnosperme, Welwitschia mirabilis, qui pousse dans des déserts de Namibie et d’Angola et peut vivre plus d’un millénaire, montre que ses cônes mâles possèdent quelques ovules stériles et du nectar, ce qui révèle une tentative échouée d’inventer la fleur bisexuelle. Les chercheurs ont trouvé dans son génome des gènes similaires à ceux responsables de la formation des fleurs et organisés selon la même hiérarchie. Angiospermes et gymnospermes ont donc hérité d’un ancêtre commun. Le mécanisme aboutissant à la fleur n’a pas été inventé il y a environ 150 millions d’années : il a été hérité et utilisé par la plante» 
 –
          C’est encore avec une insolente jouissance que je suis parti à la chasse aux paysages miniatures.
          C’est écologique et un peu sportif ( j’ai l’index déclencheur musclé) 🙂 .
          Surtout sans automobile, tout près de chez moi sur le chemin au bord de mer qui mène à la plage de la mitre.
          Je propose cent clichés pour ce printemps pluvieux, une accumulation c’est toujours désarmant !
 
          Et puis, aujourd’hui, c’est mon anniversaire, encore une accumulation mais de bougies… alors je me fais plaisir.

 

           Il est intéressant de contempler un talus enchevêtré, couvert de nombreuses plantes de nombreuses sortes, avec des oiseaux qui chantent dans les buissons et des insectes variés qui virevoltent et des vers qui rampent dans la terre humide. Et de songer que ces formes construites avec raffinement, si différentes les unes des autres, et dépendant les uns des autres d’une manière si complexe, ont toutes été produites par des lois agissant autour de nous. Ces lois, prises dans le sens le plus large, sont: Croissance avec Reproduction; Héritage, lequel est presque toujours impliqué par la reproduction; Variabilité, à partir de l’action directe et indirecte des conditions extérieures de vie et de l’usage et du non-usage ; un Taux d’Accroissement si élevé qu’il conduit à une Lutte pour la Vie et, comme conséquence, à la Sélection Naturelle, ce qui entraîne Divergence de Caractère et Extinction des formes les moins améliorées. Ainsi, à partir de la guerre de la nature, de la famine et de la faim, l’objet le plus sublime qui nous puissions concevoir, la production des animaux supérieurs, s’ensuit nécessairement.
Charles Darwin.  1859  – L’Origine des espèces


Osmophore - darwin - evolution - lovisoloCharles Darwin ( théoricien de l’évolution )
 
Si les théories de Darwin sont enseignées dans la plupart des pays. Souvent , elles ne sont pas abordées pour des raisons religieuses.
 
Le darwinisme s’oppose aux fixisme, créationnisme et autres crétinisme enseignés par les religions monothéistes et quelques demeurés dont la quête spirituelle n’est autre que ce pouvoir mortifère qu’ils peuvent exercer sur les ignorants…

Caricature de 1871

Charles Darwin
(1809 – 1882)
L’Origine des espèces
au moyen de la sélection naturelle
ou
La lutte pour l’existence dans la nature
Introduction
 
Les rapports géologiques qui existent entre la faune actuelle et la faune éteinte de l’Amérique méridionale, ainsi que certains faits relatifs à la distribution des êtres organisés qui peuplent ce continent, m’ont profondément frappé lors mon voyage à bord du navire le Beagle, en qualité de naturaliste. Ces faits, comme on le verra dans les chapitres subséquents de ce volume, semblent jeter quelque lumière sur l’origine des espèces — ce mystère des mystères — pour employer l’expression de l’un de nos plus grands philosophes. A mon retour en Angleterre, en 1837, je pensai qu’en accumulant patiemment tous les faits relatifs à ce sujet, qu’en les examinant sous toutes les faces, je pourrais peut-être arriver à élucider cette question. Après cinq années d’un travail opiniâtre, je rédigeai quelques notes ; puis, en 1844, je résumai ces notes sous forme d’un mémoire, où j’indiquais les résultats qui me semblaient offrir quelque degré de probabilité ; depuis cette époque, j’ai constamment poursuivi le même but. On m’excusera, je l’espère, d’entrer dans ces détails personnels ; si je le fais, c’est pour prouver que je n’ai pris aucune décision à la légère.
Mon oeuvre est actuellement (l859) presque complète. Il me faudra, cependant, bien des années encore pour l’achever, et, comme ma santé est loin d’être bonne, mes amis m’ont conseillé de publier le résumé qui fait l’objet de ce volume. Une autre raison m’a complètement décidé : M. Wallace, qui étudie actuellement l’histoire naturelle dans l’archipel Malais, en est arrivé à des conclusions presque identiques aux miennes sur l’origine des espèces. En l858, ce savant naturaliste m’envoya un mémoire à ce sujet, avec prière de le communiquer à Sir Charles Lyell, qui le remit à la Société Linnéenne ; le mémoire de M. Wallace a paru dans le troisième volume du journal de cette société. Sir Charles Lyell et le docteur Hooker, qui tous deux étaient au courant de mes travaux — le docteur Hooker avait lu l’extrait de mon manuscrit écrit en l844 — me conseillèrent de publier, en même temps que le mémoire de M. Wallace, quelques extraits de mes notes manuscrites.
Le mémoire qui fait l’objet du présent volume est nécessairement imparfait. Il me sera impossible de renvoyer à toutes les autorités auxquelles j’emprunte certains faits, mais j’espère que le lecteur voudra bien se fier à mon exactitude.
Beagle-Conrad-Martens-Darwin

Le HMS Beagle dans les eaux de la Terre de Feu, peinture de Conrad Martens.

Durant ce voyage Darwin commence à théoriser sur la nature.


Quelques erreurs ont pu, sans doute, se glisser dans mon travail, bien que j’aie toujours eu grand soin de m’appuyer seulement sur des travaux de premier ordre.
En outre, je devrai me borner à indiquer les conclusions générales auxquelles j’en suis arrivé, tout en citant quelques exemples, qui, je pense, suffiront dans la plupart des cas. Personne, plus que moi, ne comprend la nécessité de publier plus tard, en détail, tous les faits sur lesquels reposent mes conclusions; ce sera l’objet d’un autre ouvrage.
Cela est d’autant plus nécessaire que, sur presque tous les points abordés dans ce volume, on peut invoquer des faits qui, au premier abord, semblent

tendre à des conclusions absolument contraires à celles que j’indique. Or, on ne peut arriver à un résultat satisfaisant qu’en examinant les deux côtés de la question et en discutant les faits et les arguments; c’est là chose impossible dans cet ouvrage….
La Suite ⇓


 

Lieu des photos

Toulon : du Port Saint louis à la plage de la Mitre.
Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore Osmophore
Centrer
Circulation
A vélo
Transports
Mon emplacement
Itinéraires
 
Un osmophore est une glande qui sécrète les substances volatiles à l’origine de l’odeur des fleurs.
 
 
 
Lien pour marque-pages : Permaliens.

4 Commentaires

  1. Pour ton anniv, quel beau bouquet ! « C’est un jardin extraordinaire », comme chantait l’autre. Puisqu’on ne demande pas leur âge aux jeunes hommes, je te ferai seulement remarquer que tu sembles né un même jour que mon François de fiston… 17 mai ?
    Civilités accomplies, Charles D. a eu la chique idée de publier chez vous. Je préfère quand même mon édition papier du bicentenaire, marquée par mes annotations, enrichie par la considérable préface de Patrick Tort (Ed. Honoré Champion). Mais c’est plus cher !-)

    • Merci !!! Effectivement c’est un 17 mai date du jour à l’appui! (quant à l’âge, disons que j’ai fait un crédit pour les bougies).
      Conséquemment bon anniversaire à François par ricochet 🙂 !
      L’édition papier, je confirme, est bien plus agréable et la tienne historiquement annotée ! Cependant si mon initiative incite à la lecture de l’ouvrage au moins une fois ce sera gagné !

  2. emmanuelle grangé

    après les images – superbes -, m’en irai bien lire quelques pages, pour l’heure ai humé euphorbes, œillets vivaces, roses,jasmin absolument osmophorés en ma terrasse

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