Migration – Musique concrète

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musique concrète

 
ComNoir

Musique concrète* pour carillon, ustensiles de cuisine, ressorts de lampe de bureau et transmigration de quatre samples dont trois d’un bugle déformé.

Music for carillon, kitchen utensils, desk lamp springs and transmigration of four samples with three of a deformed flugelhorn.

 

XXXlovisoloLa migration est un déplacement, d’êtres vivants ou non.

On distingue :

  • Emigration, immigration ; lorsque l’immigration l’emporte sur l’émigration (solde migratoire positif), l’on parle d’immigration nette ou excédent migratoire ; lorsque l’émigration l’emporte sur l’immigration (solde migratoire négatif), l’on parle d’émigration nette ou déficit migratoire.
  • En géographie urbaine, lon le dit pendulaire quand c’est un phénomène caractéristique des grands ensembles urbains et de la division spatiale des activités.

Le monde du XXIieme siècle sera celui de la mobilité des personnes: c’est une des conséquences de la globalisation. Cette tendance, combinée à celle de la cherté de l’énergie qui impacte les transports, modifie en profondeur les habitudes touristiques. En effet, partir plus longtemps dans une destination a plusieurs avantages: cette décision diminue l’impact carbone d’un voyage et permet sur le plan humain une découverte plus profonde du pays dans lequel on s’installe provisoirement.

Cette tendance au prolongement des séjours sur plus d’un mois est une réalité1 pour un grand nombre de seniors retraités qui disposent de temps mais aussi de plus en plus pour les jeunes qui en profitent pour avoir une expérience à la fois linguistique et professionnelle. Dans le cas des seniors, la migration saisonnière a lieu le plus souvent en hiver pour profiter du soleil sur un autre continent. Ils reviennent ensuite passer l’été chez eux, tout en ayant économisé des frais de chauffage en hiver.

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*Musique concrète :
« l’électroacoustique recouvre l’ensemble des genres musicaux faisant usage de l’électricité dans la conception et la réalisation des œuvres. Ainsi sont électroacoustiques les œuvres permises par l’existence du support du son enregistré (art acousmatique), les œuvres pour instruments ou corps sonores amplifiés (à condition que cette amplification intervienne de manière décisive dans l’esthétique et les choix de composition), les œuvres mixtes (mêlant instruments et pistes sonores diffusées via un support), les œuvres live electronic (pour synthétiseurs en direct, instruments acoustiques avec dispositif de transformation électronique ou numérique en temps réel), les installations sonores interactives, etc.»
 (Dufour, D. (2000) « L’Art acousmatique dans sa totalité » in Revue Licences N°1, éd. Licences (Alexandre Yterce et Florence Gonot), Paris.)
 
« La musique acousmatique peut cependant être associée, lors d’un concert en public, à des éléments visuels (lumières, installations plastiques, décors divers) sur lesquels l’auditeur, s’il n’écoute pas déjà les yeux fermés, pourra fixer son regard. Tout comme on peut également, en concert, « voir » l’interprète acousmatique – interprète désormais indispensable pour une mise en espace subtile et cohérente de l’œuvre, si celle-ci n’intègre pas déjà dans son écriture multiphonique toute la complexité et la subtilité que permet la sonofixation, et tout particulièrement pour les œuvres du répertoire – travaillant à la spatialisation avec sa console de projection du son, qu’il soit situé dans la salle ou, plus rarement, sur scène.»
 
« Le terme de « musique concrète », en cela, et selon Pierre Schaeffer lui-même, s’oppose à celui de « musique abstraite » — musique qui nécessite le concours d’une écriture sur partition et des interprètes instrumentistes pour donner à entendre l’œuvre conçue par le compositeur. On parle alors de démarche concrète, à la différence du compositeur de musique abstraite qui compose sans entendre concrètement le résultat sonore de sa musique. Il ne fait pas l’expérience du résultat sonore pour composer.
L’art acousmatique est donc un art permis par le support du son. Ce support est au musicien concret « ce que la pierre est au sculpteur, la toile au peintre, l’épreuve au photographe, la pellicule au cinéaste. Comme le sculpteur avec son matériau, il taille dans la matière des sons, il construit, il détourne, souvent. Comme le peintre ses couleurs, il juxtapose, il mélange, il transforme, il compose. Comme le photographe, il saisit, il cadre, il éclaire, il surimprime. Comme le cinéaste enfin, il régit le temps, il crée le mouvement, il monte, il oppose, jouant de la répétition et de l’attente, de la continuité et de la rupture, de la fluidité et du heurt».
 
 
 
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