Napoli di notte – fotografie in bianco e nero

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Napoli di notte

à l’écoute : Ballade à Roussillon
ComGris
Napoli di notte

Tasse d’un expresso au Caffè Gambrinus Napoli
Photo d’origine: Giorgio Montersino

A Naples,

aux alentours de 19h00, il est superbe de boire un Spritz au «Gran Caffè Gambrinus», caffetteria, pasticceria, gelateria. Il vous sera servi une belle assiette d’amuse-gueule qui aidera l’attente d’une Pizza à «L’Antica Pizzeria da Michele»: 1 Via Cesare Sersale, 80139 Napoli.
Une bonne adresse où déguster la pizza et je dis biens la pizza, non pas ce truc peint en rouge, mal  cuit, mal assortit et hors de prix que l’on nous sert ici.
Ceux qui se prétendent restaurateurs Italiens et, les pires, pizzaïolos devraient aller faire un stage drastique à la source voire un pèlerinage de rédemption.
 
Quand même, de la farine, de l’eau un peu de sauce tomate douteuse, quatre anchois et trois olives ça ne fait pas une pizza traditionnelle napolitaine.
Il y a l’art de l’aromatiser pour en faire un chef d’oeuvre de l’Italie du Sud !
Pizza

Pizza Sicilienne

  • Sicilienne: tomate, mozzarella, basilic, anchois, câpres, origan et ça varie d’une échoppe à l’autre…
  • Margherita: tomate, mozzarella, basilic, huile d’olive…
  • Napolitaine: ou napoletana en italien : tomate, mozzarella, anchois, olives noires, origan, huile d’olive…
Bien d’autres ont été inventées.
Plus au sud, à Lecce, j’ai mangé une Pizza au «Lardo di Colonnata»: un vrai régal servi par de gens souriants!
 
Il va sans dire que pour «inventées» je ne cite pas les pizzas industrielles où l’on autorise désormais l’utilisation d’un substitut de fromage, le lygomme, inventé par des irresponsables chez Cargill et autorisé par des crétins qui n’ont que faire de la santé des citoyens. Non plus celles produites dans les pizzerias tenues par des psychopathes farinologues, tomateux, oliviens et mozzarelliques qui m’ont fait fuir les pizzerias.
La pizza, pendant le XIXè siécle, est classée par les hygiénistes parmi l’un des « aliments des pauvres » le «popolo minuto» napolitain et en 1884, Matilde Serao écrit «La pizza entre dans la grande catégorie des comestibles qui coûtent un “sou” et avec laquelle est constitué le déjeuner ou le dîner de la très grande majorité du peuple napolitain.»

Tout ça pour dire que rentrer à pieds du restaurant en photographiant ci et là favorise la digestion du Spritz apéritivement accompagné, de la pizza traditionnelle arrosée du «Vino bianco della casa» et «un caffè nero con una pallina di gelato».

Je viens de rentrer à Toulon et j’ai déjà envie de repartir en Italie…
Il doit rester pas mal de rital en moi 🙂 !!!
 

Alphonse de LAMARTINE
1790 – 1869

Tristesse

Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage
Où Naples réfléchit dans une mer d’azur
Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,
Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur.
Que tardez-vous? Partons! Je veux revoir encore
Le Vésuve enflammé sortant du sein des eaux;
Je veux de ses hauteurs voir se lever l’aurore;
Je veux, guidant les pas de celle que j’adore,
Redescendre, en rêvant, de ces riants coteaux;
Suis-moi dans les détours de ce golfe tranquille;
Retournons sur ces bords à nos pas si connus,
Aux jardins de Cinthie, au tombeau de Virgile,
Près des débris épars du temple de Vénus :
Là, sous les orangers, sous la vigne fleurie,
Dont le pampre flexible au myrte se marie,
Et tresse sur ta tête une voûte de fleurs,
Au doux bruit de la vague ou du vent qui murmure,
Seuls avec notre amour, seuls avec la nature,
La vie et la lumière auront plus de douceurs.
De mes jours pâlissants le flambeau se consume,
Il s’éteint par degrés au souffle du malheur,
Ou, s’il jette parfois une faible lueur,
C’est quand ton souvenir dans mon sein le rallume;
Je ne sais si les dieux me permettront enfin
D’achever ici-bas ma pénible journée.
Mon horizon se borne, et mon oeil incertain
Ose l’étendre à peine au-delà d’une année.
Mais s’il faut périr au matin,
S’il faut, sur une terre au bonheur destinée,
Laisser échapper de ma main
Cette coupe que le destin
Semblait avoir pour moi de roses couronnée,
Je ne demande aux dieux que de guider mes pas
Jusqu’aux bords qu’embellit ta mémoire chérie,
De saluer de loin ces fortunés climats,
Et de mourir aux lieux où j’ai goûté la vie.
Lien pour marque-pages : Permaliens.

Un Commentaire

  1. Trouver un bon pizzaiolo en France c’est perdu d’avance. En Italie même les resto les plus modestes vous offrent des pizze délicieuses. Mais ils en sont les créateurs. Merci pour la musique aussi joyeuse que les napoloitains

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