La Metropolitana di Napoli – Metro dell’Arte

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à l’écoute : Raggi Cosmici a Napoli
Metropolitana di Napoli
La Metropolitana di Napoli
C’est sur les lignes 1 et 6 baptisées «Metro dell’Arte» que se trouvent les stations conçues ou décorées par des artistes et architectes contemporains. Un véritable voyage s’impose dans les insondables coursives sans ennui… On peut passer un temps infini à voir, écouter, sentir un autre Naples.

Dans  station « Tolédo », il existe un capteur de rayons cosmiques qui, à chaque détection et en fonction de la trajectoire d’iceux, joue une note ou une petite mélodie pianistique. L’informelle mélopée d’un escalier mécanique plus ce cantique piano mu par ces particules quantiques, filles de cataclysmes célestes, incitent à la composition.

 
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Le stazioni di arte della:
linea 1
linea 6
 032 Metropolitana di Napoli
Musique  :  Raggi Cosmici a Napoli

Cosmic Ray Metropolitana di Napoli
Composition et improvisation en forme de particules cosmiques pour deux 
pianos classiques, un piano préparé et la mélopée lancinante d’un escalator lassé du célibat enregistré dans la station «Toledo» de Naples … ( Voir l’article >>>>>>>)

Réverbération, échos et autres artifices.

  Rayon cosmique
 

La première observation conduisant à la découverte des rayons cosmiques a lieu en 1900, lorsque le physicien Charles Thomson Rees Wilson découvre que l’atmosphère est continuellement ionisée. Il suppose alors que ce phénomène est dû au rayonnement naturel de la Terre. Ses recherches sur l’électricité atmosphérique, l’ionisation et la condensation le conduisent à concevoir la première chambre à brouillard.

Mais rapidement, les scientifiques de l’époque sont intrigués par l’excès d’ions par rapport à la quantité normalement due au rayonnement naturel du sol. En 1912, le physicien autrichien Victor Franz Hess mesure le taux d’ionisation en fonction de l’altitude avec un électromètre à feuille d’or embarqué dans un ballon. L’ionisation décroît jusqu’à 700 m, puis croît au-delà. Il y a peu de différences entre le jour et la nuit. Hess en conclut que le rayonnement est d’origine cosmique c’est-à-dire provient de l’extérieur du système solaire. Ces résultats sont confirmés par Robert Andrews Millikan qui travaille à l’aide de ballon-sonde.

Hess estime également que ce rayonnement est électriquement neutre. Cette hypothèse est remise en question en 1928 lorsqu’on découvre que l’essentiel du rayonnement atteignant la surface de la Terre est constitué de particules chargées. Millikan suppose alors que ces dernières résultent de l’interaction entre les rayons neutres de l’espace (rayonnement gamma) et les molécules de l’atmosphère. Arthur Compton démontre que le rayonnement est en fait variable suivant la latitude où il est mesuré (plus faible à l’équateur qu’aux pôles) du fait de l’influence du champ magnétique terrestre, prouvant ainsi qu’il s’agit de particules chargées.

En 1938, l’astronome français Pierre Auger découvre que la pénétration des particules déclenche des gerbes atmosphériques constituées de particules dites « secondaires » — par opposition aux particules « primaires » constituant le flux avant son interaction avec l’atmosphère.

Le rayonnement cosmique est le flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie (c’est-à-dire relativistes) qui circulent dans le vide interstellaire. On désigne également aujourd’hui les « rayons cosmiques » sous le nom d’astroparticules.

 
Certaines de ces particules, de sources solaires, galactiques ou extragalactiques peuvent nous traverser, interférer avec l’ADN, traverser la roche et les bâtiments et profondément pénétrer les sols et sous-sol planétaires.
 
L’étude du rayonnement cosmique a commencé au début du XXe siècle avec les travaux de Victor Hess.
 
Une partie des rayons cosmiques de basse énergie (relativement au reste des rayons cosmiques : de l’ordre du MeV), piégée par le champ magnétique terrestre, participe à la formation des ceintures de Van Allen.
Les rayons cosmiques ont un effet sur la formation de certains nuages, par la formation de nouveaux aérosols (de minuscules particules en suspension dans l’air, qui constituent le germe des gouttelettes des nuages). Les rayons cosmiques agissent sur les vapeurs organiques issues des arbres (biogènes), et augmentent le taux de production d’aérosol d’un facteur 10 à 100. L’expérience CLOUD, au CERN, étudie actuellement les effets des rayons cosmiques sur la formation des nuages.
 
 
 
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11 Commentaires

  1. Sinon, merci de m’avoir permis de faire une balade dans le métro de Naples……
    ça barde : carrément ! ! !
    T’es sûr que c’est à Naples ? ou c’est moi ?
    Incroyable le décalage….avec la “surface” !…..
    Y a t il de la sorcellerie pour capter les rayons cosmiques sous terre…..ou mes connaissances sont trop nulles ?
    hein !

  2. Ça alors … ! Merci pour cette nourriture intellectuelle et sensorielle (quand je parle d’un “régal”, ce n’est pas par hasard … !). Mais quel travail …

  3. BAM ! ! !
    Oula ! ! !
    En plus, on a l’impression que tu as joué le jeu d’essayer de recréer un tableau avec tes clichés……
    Impressionnant…le bazar !

    MERCI ! ! !

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