Last Updated on 24/10/2026 – 18:51 by Frank César LOVISOLO
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Suggestion d’écoute :
Raggi Cosmici a Napoli |
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La Metropolitana di Napoli |
| C’est sur les lignes 1 et 6 baptisées «Metro dell’Arte» que se trouvent les stations conçues ou décorées par des artistes et architectes contemporains. Un véritable voyage s’impose dans les insondables coursives sans ennui… On peut passer un temps infini à voir, écouter, sentir un autre Naples. Dans station « Tolédo », il existe un capteur de rayons cosmiques qui, à chaque détection et en fonction de la trajectoire d’iceux, joue une note ou une petite mélodie pianistique. L’informelle mélopée d’un escalier mécanique plus ce cantique piano mu par ces particules quantiques, filles de cataclysmes célestes, incitent à la composition. |
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Musique : Raggi Cosmici a Napoli
Réverbération, échos et autres artifices. ___________________________________________ Rayons cosmiquesLa première observation conduisant à la découverte des rayons cosmiques a lieu en 1900, lorsque le physicien Charles Thomson Rees Wilson découvre que l’atmosphère est continuellement ionisée. Il suppose alors que ce phénomène est dû au rayonnement naturel de la Terre. Ses recherches sur l’électricité atmosphérique, l’ionisation et la condensation le conduisent à concevoir la première chambre à brouillard. Mais rapidement, les scientifiques de l’époque sont intrigués par l’excès d’ions par rapport à la quantité normalement due au rayonnement naturel du sol. En 1912, le physicien autrichien Victor Franz Hess mesure le taux d’ionisation en fonction de l’altitude avec un électromètre à feuille d’or embarqué dans un ballon. L’ionisation décroît jusqu’à 700 m, puis croît au-delà. Il y a peu de différences entre le jour et la nuit. Hess en conclut que le rayonnement est d’origine cosmique c’est-à-dire provient de l’extérieur du système solaire. Ces résultats sont confirmés par Robert Andrews Millikan qui travaille à l’aide de ballon-sonde. Hess estime également que ce rayonnement est électriquement neutre. Cette hypothèse est remise en question en 1928 lorsqu’on découvre que l’essentiel du rayonnement atteignant la surface de la Terre est constitué de particules chargées. Millikan suppose alors que ces dernières résultent de l’interaction entre les rayons neutres de l’espace (rayonnement gamma) et les molécules de l’atmosphère. Arthur Compton démontre que le rayonnement est en fait variable suivant la latitude où il est mesuré (plus faible à l’équateur qu’aux pôles) du fait de l’influence du champ magnétique terrestre, prouvant ainsi qu’il s’agit de particules chargées. En 1938, l’astronome français Pierre Auger découvre que la pénétration des particules déclenche des gerbes atmosphériques constituées de particules dites « secondaires » — par opposition aux particules « primaires » constituant le flux avant son interaction avec l’atmosphère. Le rayonnement cosmique est le flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie (c’est-à-dire relativistes) qui circulent dans le vide interstellaire. On désigne également aujourd’hui les « rayons cosmiques » sous le nom d’astroparticules. Certaines de ces particules, de sources solaires, galactiques ou extragalactiques peuvent nous traverser, interférer avec l’ADN, traverser la roche et les bâtiments et profondément pénétrer les sols et sous-sol planétaires.
L’étude du rayonnement cosmique a commencé au début du XXe siècle avec les travaux de Victor Hess.
Une partie des rayons cosmiques de basse énergie (relativement au reste des rayons cosmiques : de l’ordre du MeV), piégée par le champ magnétique terrestre, participe à la formation des ceintures de Van Allen.
Les rayons cosmiques ont un effet sur la formation de certains nuages, par la formation de nouveaux aérosols (de minuscules particules en suspension dans l’air, qui constituent le germe des gouttelettes des nuages). Les rayons cosmiques agissent sur les vapeurs organiques issues des arbres (biogènes), et augmentent le taux de production d’aérosol d’un facteur 10 à 100. L’expérience CLOUD, au CERN, étudie actuellement les effets des rayons cosmiques sur la formation des nuages.
Complément
Les rayons cosmiques : une pluie invisible venue de l’UniversLes rayons cosmiques sont des particules de très haute énergie qui arrivent continuellement sur la Terre depuis l’espace. Malgré leur nom, ils ne sont pas des rayons au sens habituel du terme, comme la lumière ou les rayons X. Il s’agit principalement de protons, de noyaux d’atomes et, dans une moindre mesure, d’électrons. Une origine encore partiellement mystérieuseUne partie de ces particules provient du Soleil. D’autres sont produites par des phénomènes astrophysiques beaucoup plus énergétiques, notamment les explosions de supernovæ et certains objets extrêmement actifs de l’Univers. L’origine des rayons cosmiques les plus énergétiques demeure toutefois un sujet de recherche. En voyageant dans l’espace, les particules chargées sont déviées par les champs magnétiques. Leur trajectoire devient donc difficile à reconstituer, contrairement à celle de la lumière, qui permet généralement de mieux identifier sa source. Que se passe-t-il lorsqu’ils atteignent la Terre ?L’atmosphère terrestre nous protège en grande partie de ces particules. Lorsqu’un rayon cosmique très énergétique rencontre une molécule de l’atmosphère, il peut provoquer une cascade de réactions produisant de nombreuses particules secondaires : muons, électrons, photons et autres particules subatomiques. Certaines atteignent le sol. Des muons, par exemple, traversent régulièrement notre environnement et peuvent même pénétrer profondément dans la matière. Nous sommes ainsi baignés dans un flux naturel de particules que nos sens ne peuvent pas détecter. La Terre dispose également d’un autre bouclier : son champ magnétique, qui dévie une partie des particules chargées, particulièrement celles de plus faible énergie. Cette protection varie notamment avec la latitude et l’activité solaire. Un intérêt scientifique considérableL’étude des rayons cosmiques permet de mieux comprendre les mécanismes d’accélération des particules dans l’Univers. Elle contribue également à la recherche en physique fondamentale, car certaines de ces particules atteignent des énergies bien supérieures à celles que l’on peut obtenir dans les accélérateurs terrestres. Les rayons cosmiques intéressent aussi les spécialistes de l’exploration spatiale. En dehors de la protection offerte par l’atmosphère et le champ magnétique terrestre, les astronautes sont davantage exposés à ces rayonnements, qui peuvent endommager les cellules et augmenter certains risques pour la santé. Enfin, les rayons cosmiques influencent la production de certains isotopes dans l’atmosphère, comme le carbone 14. Ce phénomène est notamment utilisé en datation archéologique, même si la production de ces isotopes dépend de plusieurs facteurs. Une pluie discrète à l’échelle cosmiqueLes rayons cosmiques rappellent que l’espace n’est pas un vide parfaitement tranquille. Il est traversé par des particules qui transportent des informations sur des événements parfois très anciens et très éloignés. Chaque particule détectée constitue un indice sur les phénomènes qui l’ont produite et sur son long voyage jusqu’à nous. Leur étude exige des instruments spécialisés, des calculs complexes et une bonne dose de patience scientifique. Nous ne les voyons pas, nous ne les entendons pas et nous ne les sentons pas. Pourtant, à chaque instant, certaines de leurs particules traversent notre environnement. L’Univers, décidément, sait se manifester sans frapper à la porte… Plus :
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BAM ! ! !
Oula ! ! !
En plus, on a l’impression que tu as joué le jeu d’essayer de recréer un tableau avec tes clichés……
Impressionnant…le bazar !
MERCI ! ! !
Ça alors … ! Merci pour cette nourriture intellectuelle et sensorielle (quand je parle d’un « régal », ce n’est pas par hasard … !). Mais quel travail …
Grazie Mille !!! 🙂
superbe !
Merci !
🙂
🙂 🙂
Je savais les italiens amoureux du beau mais sous Naples ! C’est particulièrement fascinant. Merci pour cette balade souterraine inattendue.
On peut y passer des heures !
Sinon, merci de m’avoir permis de faire une balade dans le métro de Naples……
ça barde : carrément ! ! !
T’es sûr que c’est à Naples ? ou c’est moi ?
Incroyable le décalage….avec la « surface » !…..
Y a t il de la sorcellerie pour capter les rayons cosmiques sous terre…..ou mes connaissances sont trop nulles ?
hein !
Certaines particules traversent la terre de part en part….
çà c’est vrai, tous les jours je sens ces particules
qui me traversent surtout dans les genoux et le dos. (C’était pour sourire) mais si elles traversent la terre, bien que j’ai pris du poids, elles n’auront pas de mal à me traverser aussi. Cordialement. Je sors d’un travail difficile, j’avais besoin de décompresser.
Ce métro est aussi beau que la ville de Naples.
Mais, je vous en prie, faites donc ! 🙂
Les neutrinos par myriades s’appliquent à nous traverser, et ceci sans vergogne les bougres ! La réalité quantique a su nous concocter quelques apaisantes drôleries !
Merci d’être passé, en empruntant ce magnifique métro.