Primitive Ocean

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Last Updated on 19/10/2026 – 07:53 by Frank César LOVISOLO

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Primitive Ocean : une composition pour synthétiseurs et objets sonores

Extrait

Six synthétiseurs et une kyrielle d’objets sonores et musicaux transsubstantiés par quelques effets numériques subtilement sélectionnés.

Covered Passage :
1 PRIMITIVE OCEAN – 8mn19 ● 2 DE TRIOMF VAN DE DOOD – 14mn58 ● 3 LE MARIAGE D’HARMONIE ET CADMOS – 9mn58 ● 4 BLANCHES DEMEURENT LES TÉNÈBRES – 8mn09 ● 5 LA SIMA DE LOS HUESOS – 9mn31

Panthalassa, l’océan primitif*

…aurait commencé à se former il y a quatre milliards d’années, née à la fois de la condensation et de la précipitation de la vapeur d’eau émise par les volcans et des apports aquifères des comètes et autres météorites qui ont percuté la planète pendant plusieurs millions d’années. L’accrétion de la Terre débute entre −4,57 et −4,54 milliards d’années, période de l’Hadéen, et la formation des océans vers −4,2 milliards d’années, soit un peu avant l’Archéen.

Les premières traces de vie remontent à 4 ou 3,5 milliards d’années, avec une apparition supposée de microorganismes (Éoarchéen et Paléoarchéen). L’existence avérée de stromatolithes date de −3,2 à −2,8 milliards d’années (Mésoarchéen).

Difficile de concevoir le paysage, quelques terres émergées, bien avant la future Pangée, une immense île, toujours bombardée par des objets célestes cataclysmiques, ayant parcouru le cosmos proche ou lointain. Les bâtisseurs de notre système solaire sont les vestiges d’autres cataclysmes stellaires, d’étoiles en fin de vie qui ont éjecté toute leur matière dans l’espace, pulvérisé leurs planètes en orbite proche, ainsi que toute cette agitation prodigieuse, destructive, créatrice propre à notre univers âgé de 13,8 milliards d’années.

Illustration de Primitive Ocean : vestiges miniers d’une civilisation extra-planétaire sur la Terre primitive

Bien avant les dinosaures, les vestiges miniers d’une civilisation extra-planétaire.

L’ampleur du phénomène force le respect, d’autant plus qu’il nous a donné la vie.

Quant à l’illustration, à droite, il m’a plu d’imaginer que deux milliards d’années après la formation de cette étendue maritime, une civilisation extra-planétaire, maintenant disparue, aurait visité notre planète afin d’en exploiter les ressources minières venues des étoiles, toujours aisément accessibles ; la jeune tectonique n’ayant pas encore trop brassé la Terre et les roches sédimentaires carbonatées, tels les calcaires, n’étant pas formées.

Bien sûr, cette histoire tombe sans coup férir dans le domaine de la science-fiction. La physique étant universelle, nos voisins galactiques ont les mêmes difficultés que nous quant à vagabonder dans ce cosmos qui semble vouloir préserver ses secrets.

Nous sommes également très loin de ce que le cinéma nous présente, comme voyager à la vitesse de la lumière, qui demeure singulièrement très lente quant aux distances à parcourir. Toutefois, il reste envisageable que, dans l’avenir, quand l’humanité aura découvert toutes les subtilités de l’univers, ces voyages fantastiques deviennent possibles, si seulement elle ne s’est pas autodétruite avant d’y parvenir !

Voyager 1, la sonde spatiale lancée le 5 septembre 1977, vient à peine de franchir l’héliosphère. Cela s’est passé le 25 août 2012, dans le silence de l’immensité.
La sonde doit atteindre une journée-lumière de la Terre autour du 13 novembre 2026, ce qui peut faire un bel écho dans l’article.

Elle est actuellement dans le milieu interstellaire, dont le contenu (particules, rayonnement) n’est plus influencé par le Soleil. Elle se trouve aujourd’hui à plus de 170 unités astronomiques de la Terre (soit environ 25 milliards de kilomètres).
Quand on pense que, les jours d’affluence touristique, il faut plus de deux heures sur l’autoroute pour parcourir une trentaine de kilomètres, cela laisse rêveur !

Il demeure toutefois que, dans le vide interstellaire, il y a pour le moment beaucoup moins d’embouteillages et que les péages ralentisseurs sont inexistants. Mais cela pourrait changer, du moins en périphérie de la planète. Quand il s’agit de récupérer du pognon, certains font preuve d’une imagination spectaculaire, quasiment grossière !

Tout ça pour vous dire que la musique s’inspire de l’océan primitif qui recouvrait la Terre dans sa prime jeunesse, bien avant la Téthys, ce paléo-océan qui s’est ouvert au cours du Paléozoïque, entre le Cambrien et le Jurassique moyen. Ce qui ne rajeunit personne !

Bref, assez de causeries, d’aucuns pourraient dire que je suis un indécrottable bavard ; conséquemment, je vous laisse seuls avec elle et, si le cœur vous en dit, on peut éventuellement donner son avis en fin d’article !

Panthalassa : dérivé de Thalassa, avec le préfixe « pan » qui marque une idée de totalité, de globalité.

Primitive Ocean, illustration pour la composition : l’océan primitif Panthalassa et les vestiges miniers d’une civilisation extra-planétaire

Illustration pour la composition Primitive Ocean

Saut de texte 001 PRIMITIVE OCEAN

Bibliographie : l’océan primitif

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A propos Frank César LOVISOLO

Artiste pluridisciplinaire (musique, art numérique, photographie, vidéo, son). Chargé de cours à l’Université de Toulon depuis 2010. Compositeur de musiques actuelles. Photographie & Art numérique visuel. Vidéaste d’art.
Lien pour marque-pages : Permaliens.

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