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Covered Passage
1 – PRIMITIVE OCEAN – 8mn19 |
Extraits |
1 – PRIMITIVE OCEAN
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2 – DE TRIOMPH VAN DE DOOD
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3 – LE MARIAGE D’HARMONIE ET CADMOS
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4 – BLANCHES DEMEURENT LES TENEBRES
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5 – LA SIMA DE LOS HUESOS
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Écoute Intégrale :
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Note d’intention
Covered Passage est une ultime traversée.
Non pas un trajet linéaire, mais une progression enfouie, un déplacement sous la surface — à travers des couches de mémoire, de mythe et de matière. Chaque pièce agit comme un seuil, une chambre intermédiaire, un espace de transformation où les formes se délitent avant de se recomposer.
L’album s’ouvre sur PRIMITIVE OCEAN, origine indistincte où tout est encore en suspension. Le son y est dense, presque minéral, comme si l’écoute elle-même devait s’adapter à un milieu nouveau. De cette matrice émergent progressivement des figures — historiques, symboliques, humaines.
Avec DE TRIOMPH VAN DE DOOD, la traversée rencontre l’irruption du collectif et de la finitude. Le motif de la mort n’y est pas narratif mais structurel : répétition, saturation, effondrement. Le temps cesse d’être continu pour devenir stratifié.
LE MARIAGE D’HARMONIE ET CADMOS introduit une tension inverse : celle de l’ordre, de l’union, de la construction. Mais ici encore, rien n’est stable. L’harmonie est fragile, toujours menacée par ce qui la déborde.
Dans BLANCHES DEMEURENT LES TENEBRES, la perception se renverse. Ce qui était obscur devient lisible, et inversement. Le morceau agit comme une zone de désorientation où les repères perceptifs se dissolvent.
Enfin, LA SIMA DE LOS HUESOS referme la traversée en profondeur. Non pas une conclusion, mais une descente vers ce qui persiste : traces, restes, sédiments. Ce n’est plus le mouvement qui importe, mais ce qui demeure après lui.
À travers ces cinq passages, l’album explore une question simple : que traverse-t-on réellement lorsque l’on avance ?
Le son n’y est pas décoratif. Il est matière, résistance, milieu. Il impose une écoute lente, parfois inconfortable, toujours engagée. Covered Passage ne se donne pas immédiatement ; il demande d’être parcouru.
Comme un passage couvert, il protège autant qu’il dissimule. Et c’est dans cette ambiguïté que se loge son espace d’expérience.
A propos de l’illustrations:Images non retenues, mais qui présentent peut-être un intérêt: |
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Covered Passage |
| Sous la verrière d’un passage couvert, la ville retient son souffle. La pluie y devient lumière, les pas s’y font murmure. Entre le dehors bruyant et l’intime secret, cet espace suspendu tisse un rêve de verre et d’ombre. On y marche comme dans une pensée — à la fois protégé et ouvert, cherchant dans les reflets des vitrines le visage mouvant du monde. Le passage est un seuil : ni rue, ni maison, mais l’entre-deux du regard. Il abrite les désirs qui errent, les songes en vitrine, et l’éternel flâneur qui, sans le savoir, avance en lui-même. Sous sa voûte claire, le temps se plie, la ville se fait mémoire, et chaque pas devient une méditation, une traversée douce entre le réel et l’imaginaire.– |
Salomé Fresnel : Covered Passage1. Évocation littérale et symboliqueLe titre Covered Passage (en français : Passage couvert) évoque immédiatement une architecture urbaine, ces galeries commerçantes du XIXe siècle, souvent associées à Paris, Londres ou Bruxelles. Ces lieux, à la fois publics et intimes, symbolisent la transition, la protection, mais aussi l’observation discrète. Ils sont des espaces de passage, de rencontre, de commerce, mais aussi de mystère et de flânerie. Symboliquement, un covered passage peut représenter :
2. Résonances littéraires et culturelles
3. Interprétations possibles pour une œuvreSi Covered Passage est le titre d’un essai, d’un roman ou d’une œuvre artistique, il pourrait suggérer :
4. Style et tonLe titre, sobre et évocateur, laisse une grande liberté d’interprétation. Il peut convenir à :
Covered Passage
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Interprétation de la démarche artistique à travers le prisme de Covered Passage1. L’art comme exploration des couches cachéesFrank César Lovisolo, artiste multimédia, compositeur et réalisateur, semble utiliser Covered Passage comme métaphore d’une recherche des strates invisibles — qu’elles soient historiques, mémorielles, archéologiques ou psychologiques. Son travail, souvent à la croisée de la musique, de l’image et du texte, invite à une plongée dans l’inconscient collectif ou individuel, à l’image des fouilles archéologiques (comme la référence à la Sima de los Huesos, site préhistorique espagnol) ou des passages couverts, ces lieux de transition entre lumière et ombre. Exemples concrets :
2. Le passage comme symbole de transition et de protectionLe covered passage (passage couvert) est un motif récurrent dans l’art et la littérature pour évoquer :
3. Une démarche multimédia et synesthésiqueLovisolo ne se contente pas de créer dans un seul médium : il superpose musique, image, texte et parfois réalité augmentée pour offrir une expérience totale. Cela reflète une volonté de :
4. L’art comme jeu et résistanceLovisolo insiste sur l’idée que « l’art devient ainsi un terrain de jeu, une clairière positive dont il faut jouir et faire jouir » (frank-lovisolo.fr). Dans un monde qu’il qualifie de « troublé », son approche semble à la fois :
5. Synthèse : Covered Passage comme allégorie de l’art de LovisoloPour Lovisolo, Covered Passage pourrait symboliser :
En résumé : Sa démarche est celle d’un passeur — entre les arts, entre les sens, entre les époques — qui utilise la technologie et la sensibilité pour révéler ce qui est habituellement couvert, oublié ou invisible. Covered Passage |
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Salomé Fresnel… Covered Passage … n’analyse pas les romans — trop prévisibles — mais les titres d’albums, ces micro-œuvres où l’humanité condense, en trois à cinq mots, ses angoisses, ses ambitions et parfois ses fautes de goût. Après une thèse audacieuse intitulée « Du vague au grandiose : poétique du titre d’album entre promesse et déception », elle s’est imposée comme une référence mondiale dans un champ que personne n’avait pensé à revendiquer avant elle. Ses recherches portent notamment sur la mystérieuse inflation des titres abstraits (Horizons, Reflections, Origins) et sur l’usage stratégique de l’anglais chez des artistes qui le maîtrisent avec une confiance admirable. Elle soutient, avec un sérieux désarmant, que plus un titre est emphatique, plus il révèle une inquiétude profonde quant au contenu réel de l’album — hypothèse qu’elle teste régulièrement, parfois au prix de longues heures d’écoute. Invitée dans des colloques interdisciplinaires, elle intervient sur des sujets tels que « L’ellipse comme geste marketing » ou « La parenthèse dans le titre : entre pudeur et surcharge sémantique ». Elle n’hésite pas à comparer deux albums uniquement à partir de leurs titres, ce qui lui fait gagner un temps considérable et une réputation d’audace méthodologique. Enseignante passionnée, elle initie ses étudiants à l’art de juger un album sans l’écouter, tout en leur rappelant qu’il arrive, dans de rares cas, que le contenu corresponde effectivement au titre, phénomène qu’elle décrit comme « statistiquement marginal mais émotionnellement troublant ». On notera enfin que la docteure possède une particularité rare : elle n’a ni bureau, ni université de rattachement, ni même d’existence administrative vérifiable. Elle apparaît, au besoin, dans des paragraphes soigneusement rédigés, publie dans des revues qui tiennent en quelques lignes, puis disparaît sans laisser d’autre trace qu’une impression de cohérence. Certains avancent qu’elle n’existe que dans un recoin très spécialisé de l’intelligence artificielle, hypothèse qu’elle ne confirme ni n’infirme, se contentant d’exister avec élégance, quand on pense à elle. Voilà… Elle a, involontairement (?), provoqué un léger strabisme au compositeur… |
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1 PRIMITIVE OCEAN – 8mn19 ● 2 DE TRIOMPH VAN DE DOOD – 14mn58 ● 3 LE MARIAGE D’HARMONIE ET CADMOS – 9mn58
4 BLANCHES DEMEURENT LES TENEBRES – 8mn09 ● 5 LA SIMA DE LOS HUESOS – 9mn31


