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Composition et improvisation pour :
Deux clarinettes basses, Batterie, Drone, deux pistes sonores d’effets percussifs.–
Note : Les pistes de batterie et de clarinettes basses sont réellement celles de l’improvisation. Toutefois, la première piste de clarinette est un bourdon (drone) jusqu’à la mesure 147.
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Album : Curious Aphorisms |
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Ça aide, dans les deux sens !
La création est souvent accompagnée d’un isolement et, quand les conditions sont réunies, l’isolement favorise la création !
Pourtant, pour finir ces deux réalisations j’ai dû empiéter de quelques jours sur la fin du confinement !
Pour illustrer les images fractales de l’exposition virtuelle «Julia MandelBleu», j’ai préféré une improvisation, en itération avec moi-même, de clarinette(s) basses et de batterie.
Pour cette virtuelle exposition, musicalement illustrée, j’ai eu le désir d’une représentation graphique plus éloignée des images que l’on pourrait qualifier de «traditionnelles» dans cette discipline et me rapprocher d’une inspiration limitrophe à une branche de l’art contemporain que l’on pourrait, de nos jours, qualifier de classique… |
Vue de l’atelier musique. |
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![]() L’éponge de Menger, ou éponge de Menger-Sierpinski, en construction avec de nouveaux paramètres. |







Il y a dans cette œuvre quelque chose qui résiste à la simple écoute, une invitation à repenser la frontière, toujours poreuse, entre l’acte spontané et la forme construite. Julia MandelBleu ne se contente pas d’illustrer une galerie d’art fractal ; elle en épouse la logique profonde : comme l’éponge de Menger qui recèle l’infini dans le fini, la clarinette basse y revient sur elle-même, s’itère, se dédouble, sans jamais se répéter tout à fait.
Le choix du bourdon jusqu’à la mesure 147 est particulièrement éloquent. Ce socle immobile, presque monastique, sur lequel viennent se déposer l’improvisation rythmique et les strates percussives rappelle certaines pages de La Monte Young ou de Giacinto Scelsi : la tenue comme fondement ontologique, l’immobilité apparente comme condition de toute variation possible.
Ce qui frappe également, c’est la cohérence poétique de la démarche : avoir choisi l’improvisation pour accompagner des images fractales, c’est reconnaître que le temps musical et le temps mathématique partagent une même nature récursive. L’artiste ne commente pas ses images, il les habite depuis l’intérieur, en cherchant dans le geste improvisé l’équivalent sonore de ces formes qui engendrent leurs propres répliques à l’infini.
Une œuvre singulière, née dans le silence du confinement, mais tournée résolument vers le large.
Céleste Armand-Vernet,
Votre lecture de Julia MandelBleu me touche profondément et me surprend agréablement par sa précision. Vous avez perçu avec une acuité rare ce que je cherchais à tisser entre les deux disciplines : non pas une illustration musicale au sens décoratif du terme, mais une homologie de structure. La récursivité fractale et l’itération improvisée procèdent en effet d’un même mouvement de la pensée.
La référence à Scelsi est juste, le bourdon n’est pas un repos, c’est une tension fondatrice. Et vous avez raison de noter que le confinement, loin d’être une contrainte stérile, a ici fonctionné comme une chambre de résonance : l’isolement appelait l’isolement de la note tenue.
Merci pour ce regard cultivé et généreux.
Beaxucou d’espace et de déplacement dans cette musique ce sont de vrais instruments ?
Pour votre information utile, je fabrique des disques vi yles à l’unité ou en petites séries d’êtres bonne qualité pour un son i oublia le http://www.vinyl-sribe. Com
Des vrais mais joués par un sampler ! Pour l’instant le vinyle n’est pas l’ordre du jour mais merci pour l’information !
Le lien vers votre site ne fonctionne pas…