Die Zauberflöte – Gay Pride Vienne 2012

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à l’écoute : Doña Isabel de Porcel
ComGris


Gay Pride Vienne (Autriche ) Juin 2012

Gay PrideGay PrideOrigine des Gay Pride : Les émeutes de Christopher Street (New York)

Dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, la police new-yorkaise opère des descentes musclées dans les bars gays de Greenwich Village. Quand elle investit le Stonewall Inn, établissement installé sur Christopher Street, les clients se rebellent. Des passants se joignent à eux, la foule grossit et les forces de l’Ordre sont obligées de se barricader dans le Stonewall Inn pour attendre les renforts. Les altercations dureront trois jours.

Un an plus tard, les militants gays de New York organisent une marche pour commémorer l’événement. Cette manifestation sera la première GayPride.

La France

C’est à partir de 1971 qu’un mouvement homosexuel visible se constitue en France. En mars, les homos, femmes et hommes, interrompent l’enregistrement de l’émission de Menie Grégoire sur RTL, consacrée à « L’homosexualité, ce douloureux problème ». Le FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) est créé dans la foulée. En mai, les homos s’invitent au défilé des syndicats ; ce sera le germe des futurs défilés de la GayPride. Jusqu’en 1978, les homos participent chaque année au défilé du 1er mai.

En 1929, la comédie musicale Bitter Sweet de Noël Coward contient une autre utilisation du mot dans un contexte qui implique fortement l’homosexualité. Dans la chanson Green Carnation (L’Œillet vert), dont le titre fait référence au célèbre œillet d’Oscar Wilde dont l’homosexualité avait défrayé la chronique, quatre dandys des années 1890 déclarent :

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En 1929, la comédie musicale Bitter Sweet de Noël Coward contient une autre utilisation du mot dans un contexte qui implique fortement l’homosexualité. Dans la chanson Green Carnation (L’Œillet vert), dont le titre fait référence au célèbre œillet d’Oscar Wilde dont l’homosexualité avait défrayé la chronique, quatre dandys des années 1890 déclarent :

« Pretty boys, witty boys,
You may sneer
At our disintegration.
Haughty boys, naughty boys,
Dear, dear, dear!
Swooning with affectation…
And as we are the reason
For the « Nineties » being gay,
We all wear a green carnation. »
 
— Noël Coward, Bitter Sweet (1929)
« Garçons jolis, garçons futés
Vous pouvez ricaner
De notre délitement
Garçons hautains, garçons vilains,
Ouh là là !
Se pâmant avec affectation…
Et comme nous sommes la raison
Pour laquelle ces années 90 sont gays
Nous portons tous un œillet vert. »
 
— Noël Coward, Bitter Sweet (1929)

A propos de l’homosexualité féminine Charles Baudelaire écrivait :

Femmes damnées

 

Comme un bétail pensif sur le sable couchées,
Elles tournent leurs yeux vers l’horizon des mers,
Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées
Ont de douces langueurs et des frissons amers.

Les unes, cœurs épris des longues confidences,
Dans le fond des bosquets où jasent les ruisseaux,
Vont épelant l’amour des craintives enfances
Et creusent le bois vert des jeunes arbrisseaux ;

D’autres, comme des sœurs, marchent lentes et graves
A travers les rochers pleins d’apparitions,
Où saint Antoine a vu surgir comme des laves
Les seins nus et pourprés de ses tentations ;

Il en est, aux lueurs des résines croulantes,
Qui dans le creux muet des vieux antres païens
T’appellent au secours de leurs fièvres hurlantes,
Ô Bacchus, endormeur des remords anciens !

 

Et d’autres, dont la gorge aime les scapulaires,
Qui, recelant un fouet sous leurs longs vêtements,
Mêlent, dans le bois sombre et les nuits solitaires,
L’écume du plaisir aux larmes des tourments.

Ô vierges, ô démons, ô monstres, ô martyres,
De la réalité grands esprits contempteurs,
Chercheuses d’infini, dévotes et satyres,
Tantôt pleines de cris, tantôt pleines de pleurs,

Vous que dans votre enfer mon âme a poursuivies,
Pauvres sœurs, je vous aime autant que je vous plains,
Pour vos mornes douleurs, vos soifs inassouvies,
Et les urnes d’amour dont vos grands cœurs sont pleins !

Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)
Recueil : Les fleurs du mal (1857).

FEMMES DAMNÉES (1890) Auguste Rodin

FEMMES DAMNÉES (1890) Auguste Rodin

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