Projection au Musée Jean Aicard – Paulin Bertrand «Les Danseurs du Chemin des Dames»

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Article actualisé le – Updated on: 9 mai 2024

Musée Jean Aicard – Musée Jean Aicard – Musée Jean Aicard
A propos de l’exposition Jean Aicard et la grande Guerre et la projection de mon film «les danseurs du chemin des dames»

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Les-danseurs-du-chemin-des-dames-Lauriers - Lovisolo Frank 🎥Les Danseurs du Chemin des Dames – Vidéo

Frank César Lovisolo - Lovisolo Frank
 C’est une danse, une danse de lutte à vie pour semer la mort, une danse avec les camarades et la camarde. Une danse sur le tempo du patriotisme au ton de l’héroïsme sur fond de boucherie.
Les orchestres se font face, mais les chefs à la cravache sont eux bien à l’abri risquant tout au plus une céphalée, vite soignée d’une médaille, qu’un éclat d’obus.
Quand le feu et le bruit ont fait leurs vendanges et se sont repus de bras et de jambes, il vient l’obusite.

Le «shell shock», bien avant le rock,une autre danse commence et il sera difficile d’inviter tant les visages sont ravagés et les âmes brisées.

La Suite >>>>>

 

Le texte de mon intervention :

Je remercie la mairie de Toulon qui a permis cette projection dans ce lieu chargé d’histoire.

Lovisolo Frank César artiste Toulonnais - Jean-Pascal Faucher - Colette Gluck - Rémy Kertenian

Frank César Lovisolo – Jean-Pascal Faucher – Colette Gluck – Rémy Kertenian

Colette Gluck, Remy Kertenian et Jean-Pascal Faucher de m’avoir fait confiance quant à l’œuvre présentée et les Gens du Musée et l’équipe technique de Toulon qui m’ont beaucoup aidé.
Je remercie pareillement Mr Jean Aicard de m’accueillir dans sa maison.
Je tiens aussi à citer Dominique Juan du magazine Côte qui m’a toujours soutenu dans mon travail.

À propos du film, je tiens à vous dire qu’il n’est pas historique, je ne suis pas historien.
C’est un hommage à ces pauvres gens pris dans une tourmente plus que souvent de très loin concernés.

L’histoire de ce film a commencé par l’obusite ce syndrome de guerre qui provoque une perte de contrôle psychique tant le traumatisme issu de la peur de la mort, des bruits de la mort, des odeurs de la mort et, certainement, la culpabilité, de la survivance étaient si présents.

Ce film est un cauchemar, une réminiscence du passé.

Ingrid TedeschiUn cauchemar infini qui ne cesse de nous hanter, tant les guerres nous font peur.
Quant aux danseurs, il y a ceux qui, au rythme des coups de feu, évitaient ou non les balles et les obus, ceux qui, raison perdue, dansaient, dans les hôpitaux, au tempo du traumatisme et les survivants qui, au fond de leurs lits, agitaient leurs bras leurs jambes, croyants, dans leurs hallucinations nocturnes, qu’il fallait encore fuir cette camarde qui depuis les poursuit, nous poursuit…

Enfin, un très grand merci à Ingrid Tedeschi qui a prêté, pour ce film, sa voix à la poétesse Cécile Perrin…

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   CONTACT ET S’Y RENDRE   
Dans le cadre de l’exposition : Jean Aicard et la Grande Guerre
Remerciements à Dominique Juan, Remy Kertenian, Jean Pascal Faucher et La ville De Toulon.
Musée Jean Aicard

Invitation
framehttp://frank-lovisolo.fr/pdf/InvitJeanAicard.pdf

Composition musicale et réalisation vidéo : Frank Lovisolo Guillard

Avec les extraits des poésies de l’auteure1 et des auteurs suivants : 
Cécile Périn, Guillaume Appolinaire, Eugène Dabi, Lucien Jacques, Marc de Larréguy de Civrieux, Marcel Lebarbier, Jean-Michel Renaitour, Claude Salives, Alfred Varella, René Arcos.

Pour ce film, I. T. prête sa voix à Cécile Perin.

A propos du film

Les Danseurs du Chemin des Dames – vidéo d’art

 

"LES DANSEURS DU CHEMIN DES DAMES"

C’est une danse, une danse de lutte à vie pour semer la mort, une danse avec les camarades et la camarde. Une danse sur le tempo du patriotisme au ton de l’héroïsme sur fond de boucherie. Les orchestres se font face mais les chefs à la cravache sont eux bien à l’abris risquant tout au plus une céphalée, bien vite soignée d’une médaille, qu’un éclat d’obus.
Quand le feu et le bruit ont fait leurs vendanges, se sont repus de bras et de jambes il vient l’obusite. Le « shell shock », bien avant le rock, une autre danse commence et il sera difficile d’inviter tant les visages sont ravagés et les âmes brisées.
Pourtant, loin, dans les salons les valses sans balle ne s’arrêtent jamais et on punit les mauvais danseurs, ceux qui n’aiment pas le rythme imposé. Deux mille quatre cents danseurs condamnés à mort et environ six cents fusillés pour l’exemple, condamnés certainement pour un excessif instinct de conservation…
« L’instinct de conservation se rebelle contre la guerre » disait un psychiatre allemand dont le nom ne nous est pas parvenu…
Neuf millions sept cent mille danseurs vont mourir pour cette infâme chorégraphie ainsi que huit millions neuf cent mille spectateurs involontaires ou indirectement complices d’un hallucinant spectacle engendré par la criminelle impéritie de dirigeants qui, finalement, ne l’auront jamais vu ce spectacle dont ils se sont si souvent vantés dans les salons et enorgueillis dans les défilés.
Il y a dans toutes les villes de France un monument où sont inscrit les morts au combat. Il en va de même pour le petit village de Comps-sur-Artuby qui est une commune française située au nord du département du Var.
A cette époque c’était un petit village, 584 personnes en 1911, sur la stèle on dénombre 35 personnes à qui on a salement volé la vie. C’est beaucoup pour un petit village.
Tout comme Baptistin Joseph David Magnan dit Lili des Bellons l’ami d’enfance de Marcel Pagnol tombé au front « …en 1917, dans une noire forêt du Nord, une balle en plein front avait tranché sa jeune vie, et il était tombé sous la pluie, sur des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms… »
Tous ces pauvres gens, Français, Allemands et leurs alliés, arrachés à leurs terres et leurs familles à qui l’on a usurpé le patriotisme pour un conflit qui n’était pas le leur mais celui d’industrieux agioteurs et cupides bien à l’abris dans leurs grandeurs.

La plupart n’ont jamais vraiment su pourquoi on les a envoyés souffrir là-bas où seule la mort n’était pas un mensonge.
Certainement, un milliard d’obus ont été tirés durant ce conflit dont quinze pour-cent n’ont pas éclaté cependant ils continuent d’exploser lentement et silencieusement polluant pour longtemps les sols et les eaux.

Quand il s’agit de détruire c’est fou ce que l’on arrive à générer comme argent… 

Frank Lovisolo : réalisateur

Jean Aicard par Nadar vers 1890.

Jean Aicard par Nadar vers 1890.

Le musée Jean Aicard / Paulin Bertrand

Villa les lauriers roses
705, avenue du 8 mai 1945 – 83130 LA GARDE
Tél. 04 94 14 33 78 – Mèl. culture@mairie-toulon.fr
Visite libre du  Mardi au Samedi de 12h à 18h.
Réservation pour les visites commentées au
04 94 36 33 30
Musée Jean Aicard
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1-En France, « auteure » est également employé. L’Académie française souligne cependant que « les seuls féminins français en -eure (prieure, supérieure…) sont ceux qui proviennent de comparatifs latins en -or », et cite « auteure » parmi les néologismes à « éviter absolument »A contrario, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes recommande les féminins en « -eure ».
Lien pour marque-pages : Permaliens.

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