Last Updated on 16/07/2026 – 22:35 by Frank César LOVISOLO
VIDÉOS DE L’ÉVÉNEMENT…POUR EN FINIR avec le jugement DE DIEU –par Antonin Artaud…
… qui eut lieu le jeudi 10 avril 2025 de 14h00 à 17h00
à l’Université de Toulon, Porte d’Italie (centre-ville) Avenue Roger Devoucoux 83000 TOULON – –
|
Patrick Hubner
|
Présentation avec Hervé Zénouda – Conférence de Patrick Hubner |
Frank César Lovisolo (musique), Didier Bourguignon, Nathalie Vallée (récitants):– Et là, précisément là, je dois mille fois remercier Didier Bourguignon qui a su, avec talent et magnificence, transcender le message, ses mots, ses phrases et leur auteur : Antonin Artaud, le Momo. Merci à Nathalie Vallée d’avoir prêté sa voix à l’hypothétique journaliste Avec la musique et les images, je comptais lui construire une maison, mais je n’en ai finalement réalisé que l’escalier utile à atteindre le dernier chapitre. |
|
|
|
|
|
Optimisé pour Google Chrome • Plein écran ⇑
|
Conversation avec le public |
POUR EN FINIR avec le jugement DE DIEU – le Film |
|
Les musiques du film |
|
|
|
Dans son premier manifeste, Antonin Artaud défend ainsi que le « théâtre ne pourra redevenir lui-même, c’est-à-dire constituer un moyen d’illusion vraie, qu’en fournissant au spectateur des précipités véridiques de rêves, où son goût du crime, ses obsessions érotiques, sa sauvagerie, ses chimères, son sens utopique de la vie et des choses, son cannibalisme même, se débondent […] ».– Or, c’est bien cette quête qui anime certains spectacles en marge du système et dont les pièces d’Angélica Liddell représentent sans doute aujourd’hui l’exemple le plus saisissant. – De l’excès du corps aux limites du représentable, l’expression des forces cachées sur scène permet aux dramaturges de violenter les normes sociales et théâtrales de notre époque. |
|
Hervé Zénouda
|
|
![]() Jean Dubuffet , Hôtel du Cantal,1961 La culture a vécu de nombreux moments de ruptures lui permettant de redynamiser sa créativité. |
|
nin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Antonin Artaud – En compagnie d’Antonin Artaud – Conférences / vidéo-performance musicale – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Patrick Hubner – Vanessa Saint-Martin – Hervé Zénouda – Université de ToulonEn compagnie d’Antonin Artaud – Conférences / vidéo-performance musicale – Antonin Artaud – Antonin Artaud – Patrick Hubner – Vanessa Saint-Martin – Hervé Zénouda – Université de Toulon
Quant à l’affiche, il aurait été dommage de laisser ce texte dans un tiroir…
|
Artaud Antonin |
![]() Antonin Artaud – La projection du véritable corps. Pour en finir avec le jugement de Dieu…– … est un texte marquant écrit par Antonin Artaud en 1947. Dans cet essai, Artaud explore une question fondamentale qui traverse toute son œuvre : la souffrance, la violence, l’absurdité de l’existence humaine et savoir comment ces éléments peuvent être abordés à travers l’art, la spiritualité et la révolte contre les institutions. Ce texte est également une critique acerbe de la société, de la religion et des dogmes, et il représente une forme de rejet radical du jugement divin et de l’idée d’un Dieu qui impose une vision morale. –
L’œuvre a été écrite à une période où Artaud vivait une grande souffrance mentale, après ses longues années d’hospitalisation dans des institutions psychiatriques. Il s’y confronte à ses démons intérieurs et à ses visions délirantes, et l’écriture devient pour lui un moyen d’exorciser ses tourments tout en abordant des thèmes philosophiques profonds. Dans Pour en finir avec le jugement de Dieu, Artaud attaque directement l’idée d’un Dieu supérieur, jugeant l’humanité et imposant des règles morales. Il dénonce la cruauté de ce « jugement » et sa capacité à enfermer l’homme dans une vision dogmatique du monde. Artaud se place dans une perspective de révolte, non seulement contre les institutions religieuses, mais également contre la société qui impose des valeurs figées. Il réclame la fin de ce jugement divin, non pas par un rejet de la spiritualité, mais par la réaffirmation de la liberté individuelle face à la souffrance et à l’oppression. –
Le texte est aussi une critique virulente de la société contemporaine d’Artaud, marquée par des injustices et une oppression omniprésente. Il met en lumière la souffrance humaine comme une réalité tragique, sans réponse divine réconfortante. Pour lui, l’idée même d’un Dieu jugé moralement est un abus de pouvoir, un mécanisme pour contrôler les masses et les rendre dociles. Artaud exprime le désir de libérer l’homme de l’emprise de la religion et du dogme. Il considère que la croyance en un jugement divin fausse la perception de la réalité, en la teintant de culpabilité et de renoncements. Il appelle à une réévaluation de la souffrance et de l’existence sans chercher une rédemption divine ou un sens imposé de l’extérieur. –
L’un des aspects les plus frappants de Pour en finir avec le jugement de Dieu est son ton radical, presque insensé, qui frôle le délire mystique. Artaud mélange visions poétiques, réflexions philosophiques et fulgurances personnelles pour créer un texte puissant et perturbant. C’est une œuvre difficile à classer, oscillant entre la folie et la lucidité, l’extase et la violence. ![]() Antonin Artaud. Autoportrait 1948 Artaud y questionne également la nature du langage et de la communication. Dans ses écrits, et en particulier dans ce texte, il cherche à dépasser les limites du langage conventionnel, à briser la syntaxe et à ouvrir des espaces où la parole peut être aussi libératrice que le corps sur scène. –
Pour en finir avec le jugement de Dieu est un cri de révolte et une réflexion profonde sur l’existence humaine, la souffrance et la quête de sens. C’est un texte marquant dans la pensée d’Artaud, où il se livre à une attaque en règle contre les valeurs religieuses et morales imposées, tout en ouvrant un espace pour la réinvention de l’homme face à sa propre souffrance. Il s’inscrit dans une volonté de rupture avec les conventions et les dogmes, et reste un manifeste de liberté radicale, non seulement contre la religion, mais aussi contre toutes les formes d’oppression. Ce texte, écrit dans un état de grande souffrance mentale et physique, est emblématique de la vision d’Artaud : un appel à la libération totale de l’esprit et du corps humain face aux forces qui cherchent à le réduire à l’impuissance. Il est un jalon important de la pensée contemporaine et reste une œuvre essentielle pour quiconque s’intéresse aux liens entre la folie, la révolte et la création artistique. |




Dans son premier manifeste, Antonin Artaud défend ainsi que le « théâtre ne pourra redevenir lui-même, c’est-à-dire constituer un moyen d’illusion vraie, qu’en fournissant au spectateur des précipités véridiques de rêves, où son goût du crime, ses obsessions érotiques, sa sauvagerie, ses chimères, son sens utopique de la vie et des choses, son cannibalisme même, se débondent […] ».








Super travail de tous les intervenants ! Un grand bravo ! C’était instructif, captivant sur tous les plans: parole, musique, image, mouvement corporel. À refaire sur un autre auteur ! Lautreamont ?
Merci Myriam, Lautréamont?
j’y pense depuis un moment !
Bravo a toutes et à tous !
Merci Frank pour la diffusion des captations vidéo. Cela m’a permis d’assister aux conférences que j’avais manquées.
À renouveler sans hésiter !
Merci Alessandro…
Oui, à refaire…
A la Garde, cette année ?
Bonjour à tous,
Un immense merci, Frank, pour ces opérations de montage et de mise en page sur le site qui assurent non seulement la diffusion de nos travaux respectifs, mais également la conservation du souvenir de cette belle rencontre ! J’ai ri en voyant que ma partie sur l’obscène avait finalement été censurée par les caprices de la technologie. Le son suffit amplement cela dit !
J’espère que vous avez passé d’agréables vacances.
À bientôt,
Vanessa
Merci, Vanessa…
Un vrai travail de pro aussi bien dans l’élaboration audiovisuelle du film au cœur de l’événement que dans le souci de la post production. Un beau partage autour d’Artaud telle une constellation autour du Soleil Noir. Et un mode de conférences qui brise le soporifique ronron de la communication universitaire ! A refaire !
Merci Patrick !
Oui, à refaire…
Merci Hervé, j’écoute cette très bonne conférence et ce texte d’Artaud que je découvre, sur fond de pluie sur Paris ce samedi soir, en pleine cuisine maison pour un diner en famille. Le montage est très réussi, ton animation très vivante et les explications de Patrick Hubner des plus judicieuses.
Bravo à tous pour ce travail collectif de haut niveau !
Merci, madame…
Super travail… Merci à toi Frank César
Veni, vidi, vici !
Merci Hervé…