Last Updated on 07/09/2026 – 16:07 by Frank César LOVISOLO
Il Sogno di Eschilo nel Teatro di Catania
Images d’art numérique
Bigre ! Il est difficile de trouver un titre…
…pour une série d’images numériques et la continuité d’une thématique.

Université – Batiment PI Toulon… pour mes collègues.
On fouille, fouine, arpente, ratisse, gratte tous les recoins des encyclopédies dites «en ligne», en pestant qu’on n’y arrivera jamais et en hissant le pitoyable pavillon du désarroi…
Un fanion tout noir avec, au mitan, une grosse larme brodée, à se faire bidonner tous les corsaires, pirates et autres malintentionnés de la méditerranée ! Rigolez, bande de pendards… Il est toujours plus facile, bien que risqué, de piller son entourage que de créer ! L’affliction se transforme parfois en la colère d’un bambin n’ayant pu faire céder ses géniteurs quant à l’acquisition d’un redondant jouet, il y en a des myriades en plastique dans les supermarchés.
Le Graal à portée d’article, le syntagme tant espéré :
« Unités Paysagères » !

Dans le bureau de la direction de l’UFR Ingémédia à Université de Toulon.
Merci à Philippe Bonfils, initiateur de cette aquisition.
Palsambleu, que c’est beau ! Là, je dois l’avouer : je me congratule et m’encense à n’en plus finir, si bien que je rajouterai, certes, encore un synonyme, mais ce serait abuser du dictionnaire approprié.
Je ne sais plus quels chemins tortueux il me fallut parcourir pour parvenir à cette lumineuse locution, mais je dois féliciter Wikipédia de m’en avoir donné la concise définition !
Une unité paysagère représente un morceau de territoire au sein duquel le système paysager (ensemble des caractères de relief, d’hydrographie, d’occupation du sol, de formes d’habitat et de végétation) présente une homogénéité d’aspect et répond à la même logique.
Bref, une nouvelle série aux paysages bouleversés de couleurs.
Salon de 1846 – Charles Baudelaire, qui considère que les vrais artistes sont des « ouvriers émancipés », et non pas les produits des écoles.
*En 1846, Baudelaire a une approche très intéressante de la physique. Si, quant à la matière, nous avons une littérature scientifique à portée de tous, même s’il s’agit de vulgarisation, il n’en est pas de même à son époque.
Le texte complet, page suivante >>>>
Analyse de la série par: Tamari «Tamo» Gogichaishvili
Mouvements principaux
1. Impressionnisme (et post-impressionnisme)
- Couleurs très saturées et vibrantes
- Effet de touches picturales visibles
- Importance de l’ambiance et de la lumière plutôt que du réalisme précis
→ On pense à des artistes comme Van Gogh ou Monet dans la manière dont les couleurs « vivent ».
2. Fauvisme
- Utilisation de couleurs non réalistes, très intenses (oranges, rouges, bleus électriques)
- Liberté totale dans la palette
→ L’image privilégie l’expression émotionnelle à la fidélité visuelle.
3. Expressionnisme
- Distorsions et accentuation des contours
- Atmosphère presque « instable » ou vibrante
→ L’image semble traduire une perception subjective plutôt qu’une scène objective.
4. Art numérique / IA (contemporain)
- Superposition d’effets (glitch léger, dédoublement des couleurs, halos)
- Esthétique hybride entre photo et peinture
→ Typique des traitements par IA + logiciels d’éditions d’images.
5. Glitch art (léger)
- Déformations chromatiques (effet de décalage RGB)
- Aspect légèrement fragmenté ou « numériquement altéré »
(lire : Mouvements en peinture)
Pour finir :
On peut qualifier cette image de :
Photographies transmuées dans un style hybride mêlant impressionnisme, fauvisme et expressionnisme, avec une esthétique d’art numérique contemporain proche du glitch art.
DE LA COULEUR
–
Supposons un bel espace de nature où tout verdoie, rougeoie, poudroie et chatoie en pleine liberté, où toutes choses, diversement colorées suivant leur constitution moléculaire, changées de seconde en seconde par le déplacement de l’ombre et de la lumière, et agitées par le travail intérieur du calorique, se trouvent en perpétuelle vibration, laquelle fait trembler les lignes et complète la loi du mouvement éternel et universel. — Une immensité, bleue quelquefois et verte souvent, s’étend jusqu’aux confins du ciel : c’est la mer.
Les arbres sont verts, les gazons verts, les mousses vertes ; le vert serpente dans les troncs, les tiges non mûres sont vertes ; le vert est le fond de la nature, parce que le vert se marie facilement à tous les autres tons 1.
Ce qui me frappe d’abord, c’est que partout, — coquelicots dans les gazons, pavots, perroquets, etc., — le rouge chante la gloire du vert ; le noir, — quand il y en a, — zéro solitaire et insignifiant, intercède le secours du bleu ou du rouge.
Le bleu, c’est-à-dire le ciel, est coupé de légers flocons blancs ou de masses grises qui trempent heureusement sa morne crudité, — et, comme la vapeur de la saison, — hiver ou été, — baigne, adoucit, ou engloutit les contours, la nature ressemble à un toton qui, mû par une vitesse accélérée, nous apparaît gris, bien qu’il résume en lui toutes les couleurs.
La séve monte et, mélange de principes, elle s’épanouit en tons mélangés ; les arbres, les rochers, les granits se mirent dans les eaux et y déposent leurs reflets ; tous les objets transparents accrochent au passage lumières et couleurs voisines et lointaines.
À mesure que l’astre du jour se dérange, les tons changent de valeur, mais, respectant toujours leurs sympathies et leurs haines naturelles, continuent à vivre en harmonie par des concessions réciproques. Les ombres se déplacent lentement, et font fuir devant elles ou éteignent les tons à mesure que la lumière, déplacée elle-même, en veut faire résonner de nouveau.
Ceux-ci se renvoient leurs reflets, et, modifiant leurs qualités en les glaçant de qualités transparentes et empruntées, multiplient à l’infini leurs mariages mélodieux et les rendent plus faciles. Quand le grand foyer descend dans les eaux, de rouges fanfares s’élancent de tous côtés ; une sanglante harmonie éclate à l’horizon, et le vert s’empourpre richement.
Mais bientôt de vastes ombres bleues chassent en cadence devant elles la foule des tons orangés et rose tendre qui sont comme l’écho lointain et affaibli de la lumière. Cette grande symphonie du jour, qui est l’éternelle variation de la symphonie d’hier, cette succession de mélodies, où la variété sort toujours de l’infini, cet hymne compliqué s’appelle la couleur.
On trouve dans la couleur l’harmonie, la mélodie et le contre-point.

L’enlèvement de Rebecca, Eugène Delacroix
Si l’on veut examiner le détail dans le détail, sur un objet de médiocre dimension, — par exemple, la main d’une femme un peu sanguine, un peu maigre et d’une peau très-fine, on verra qu’il y a harmonie parfaite entre le vert des fortes veines qui la sillonnent et les tons sanguinolents qui marquent les jointures ; les ongles roses tranchent sur la première phalange qui possède quelques tons gris et bruns.
Quant à la paume, les lignes de vie, plus roses et plus vineuses, sont séparées les unes des autres par le système des veines vertes ou bleues qui les traversent. L’étude du même objet, faite avec une loupe, fournira dans n’importe quel espace, si petit qu’il soit, une harmonie parfaite de tons gris, bleus, bruns, verts, orangés et blancs réchauffés par un peu de jaune ; — harmonie qui, combinée avec les ombres, produit le modelé des coloristes, essentiellement différent du modelé des dessinateurs, dont les difficultés se réduisent à peu près à copier un plâtre.
La couleur est donc l’accord de deux tons. Le ton chaud et le ton froid, dans l’opposition desquels consiste toute la théorie, ne peuvent se définir d’une manière absolue : ils n’existent que relativement.
La loupe, c’est l’œil du coloriste.
Les affinités chimiques sont la raison pour laquelle la nature ne peut pas commettre de fautes dans l’arrangement de ces tons ; car, pour elle, forme et couleur sont un.
Le vrai coloriste ne peut pas en commettre non plus ; et tout lui est permis, parce qu’il connaît de naissance la gamme des tons, la force du ton, les résultats des mélanges, et toute la science du contre-point, et qu’il peut ainsi faire une harmonie de vingt rouges différents.
Cela est si vrai que, si un propriétaire anticoloriste s’avisait de repeindre sa campagne d’une manière absurde et dans un système de couleurs charivariques, le vernis épais et transparent de l’atmosphère et l’œil savant de Véronèse redresseraient le tout et produiraient sur une toile un ensemble satisfaisant, conventionnel sans doute, mais logique.
Cela explique comment un coloriste peut être paradoxal dans sa manière d’exprimer la couleur, et comment l’étude de la nature conduit souvent à un résultat tout différent de la nature.
L’air joue un si grand rôle dans la théorie de la couleur, que, si un paysagiste peignait les feuilles des arbres telles qu’il les voit, il obtiendrait un ton faux ; attendu qu’il y a un espace d’air bien moindre entre le spectateur et le tableau qu’entre le spectateur et la nature.
La bonne manière de savoir si un tableau est mélodieux est de le regarder d’assez loin pour n’en comprendre ni le sujet si les lignes. S’il est mélodieux, il a déjà un sens, et il a déjà pris sa place dans le répertoire des souvenirs.
Le style et le sentiment dans la couleur viennent du choix, et le choix vient du tempérament.
Il y a des tons gais et folâtres, folâtres et tristes, riches et gais, riches et tristes, de communs et d’originaux.
Ainsi la couleur de Véronèse est calme et gaie. La couleur de Delacroix est souvent plaintive, et la couleur de M. Catlin souvent terrible.
J’ai eu longtemps devant ma fenêtre un cabaret mi-parti de vert et de rouge crus, qui étaient pour mes yeux une douleur délicieuse.
L’odeur des soucis bruns et rouges produit surtout un effet magique sur ma personne. Elle me fait tomber dans une profonde rêverie, et j’entends alors comme dans le lointain les sons graves et profonds du hautbois2. »
On demande souvent si le même homme peut être à la fois grand coloriste et grand dessinateur.
Oui et non ; car il y a différentes sortes de dessins.
La qualité d’un pur dessinateur consiste surtout dans la finesse, et cette finesse exclut la touche : or il y a des touches heureuses, et le coloriste chargé d’exprimer la nature par la couleur perdrait souvent plus à supprimer des touches heureuses qu’à rechercher une plus grande austérité de dessin.
La couleur n’exclut certainement pas le grand dessin, celui de Véronèse, par exemple, qui procède surtout par l’ensemble et les masses ; mais bien le dessin du détail, le contour du petit morceau, où la touche mangera toujours la ligne.
L’amour de l’air, le choix des sujets à mouvement, veulent l’usage des lignes flottantes et noyées.
Les dessinateurs exclusifs agissent selon un procédé inverse et pourtant analogue. Attentifs à suivre et à surprendre la ligne dans ses ondulations les plus secrètes, ils n’ont pas le temps de voir l’air et la lumière, c’est-à-dire leurs effets, et s’efforcent même de ne pas les voir, pour ne pas nuire au principe de leur école.
On peut donc être à la fois coloriste et dessinateur, mais dans un certain sens. De même qu’un dessinateur peut être coloriste par les grandes masses, de même un coloriste peut être dessinateur par une logique complète de l’ensemble des lignes ; mais l’une de ces qualités absorbe toujours le détail de l’autre.

Dans le bureau de la direction de l’UFR Ingémédia à Université de Toulon. Merci à Philippe Bonfils, initiateur de cette acquisition.


Il est vrai que l’art ne s’apprend pas à l’école bien au contraire. Je me suis vue refuser un tableau car il n’entrait pas dans les normes que nous enseignait le prof de dessin. Ce fut celui qu’on choisit pour orner le hall de l’école. J’étais bien trop jeune et timide pour en tirer gloire.
Si elle voyait ce que tu fais, elle serait horrifiée…
Trop nouveau et artistique pour elle…
Oui, mais c’était une autre époque.
Beaucoup de personnes n’avaient pas encore eu accès à l’art dit « contemporain ». Je n’aime pas trop ce terme car l’art est toujours contemporain d’une époque, l’art actuel serait plus juste.