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confiné – Coronavirus – musique contemporaine
 En mode Hussard, il y a quelques temps !
Confiné, pour l’instant sans couronne !
(Si, pour le moment,on pouvait éviter les jeux de mots stupides… Notez qu’un peu plus bas c’est possible !)
C’est un peu en mode Hussard sur le toit que j’ai composé, joué et mixé cette composition ! Hussard en mode confiné, qui a abandonné depuis longtemps son sabre au râtelier pour n’avoir plus que pour armes une guitare et de quoi faire de la musique. J’ai dû, conséquemment, réduire l’activité de photographie au strict minimum.
La Boétie, si tu nous voyais… Toi, à l’époque où la faculté tuait plus qu’elle ne guérissait, que penserais-tu de nos tyrans?
«Dans l’empire maastrichtien, la santé publique en France en est à ce point que les médecins trient les vieux à l’entrée des hôpitaux pour les laisser à leur sort afin de s’occuper de sauver les personnes rentables. Qui aurait pu penser que l’idéologie libérale trouverait ainsi sa réfutation?»
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Quant à ma privation de liberté sanitaire, j’ai bien conscience qu’elle fut assez privilégiée.
Je dispose d’un petit jardin où je peux faire les cent pas en y passant…
Ce qui me manque un peu est d’aller prendre un café dans un bar face à la mer… l’importance des futilités!
Dès lors, un confinement aux confins de mon poste de composition avec deux enceintes acoustiques parce que j’ai deux oreilles, trois claviers, dont deux, avec des notes parce que j’ai deux mains et deux écrans parce que j’ai deux yeux.
Le tout en compagnie de mon imagination.
Créativité qui vient ou ne vient pas.
Pour le meilleur ou pour le pire, elle était au rendez-vous pour vous conter, musicalement, une nouvelle expérience.
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Après cela plait ou non…
Ça, c’est une autre histoire !

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Jour 1 : Enfin du temps pour soi, se dit-on. Jour 3 : On parle déjà à la plante verte. Jour 5 : la plante verte répond… et là, ça devient suspect.
Le confinement, c’est un dimanche sans fin, sans le plaisir du brunch.
- Le frigo devient un lieu de pèlerinage. On y va toutes les 12 minutes, comme si un yaourt magique allait apparaître. Le sport ? Bien sûr. On a regardé une vidéo… c’est déjà un début.
- Le pyjama devient une tenue officielle. Parfois même une tenue de soirée. On ne s’habille plus, on “gère son confort thermique”. Nuance.
- Les réunions en visio, c’est 10% de boulot et 90% de “tu m’entends ?”. Le micro coupé devient une tragédie moderne. Et “t’es en mute” une punchline universelle.
- Le pain maison devient une réussite personnelle. Le levain a un prénom. Parfois plus d’attention que les humains. Certains lui parlent. Beaucoup trop.
- Le canapé devient tout : bureau, salle de sport, lit, refuge émotionnel. Il mérite clairement une augmentation. Ou au moins des remerciements officiels.
- Netflix demande “Vous êtes toujours là ?”. Question profonde. On ne sait plus quel jour on est. Mardi ? Samedi ? Confinardi ? Personne ne sait.
- Les voisins deviennent une série en direct. On connaît leurs habitudes, leurs disputes, leur playlist douteuse. Pas besoin d’abonnement.
- On applaudit à 20h. C’est beau, c’est émouvant… et c’est aussi le seul moment où on voit des gens en vrai. Même en peignoir.
- On fait des listes de choses à faire. Puis on ne fait rien. Mais on admire la liste. Organisation maximale, productivité minimale.
- Le Wi-Fi devient une divinité. Quand ça bug, c’est une crise existentielle. On redémarre la box comme un rituel sacré.
- Aller au supermarché devient une mission commando. Masque, gel, stratégie. On esquive les gens comme dans un jeu vidéo niveau expert.
- Le chocolat devient un soutien moral. Très présent. Très fidèle. Probablement le vrai héros du confinement.
- On se promet de changer après. Faire du sport, voir des gens, manger sain. Puis on se rappelle qu’on avait dit ça l’an dernier aussi.
- Et au final, le confinement nous rend un peu fous, beaucoup drôles… et surtout très heureux de retrouver la liberté la plus simple : sortir sans raison.
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Pour finir,
J’ai aussi le devoir de rendre hommage à Krzysztof Eugeniusz Penderecki, compositeur et chef d’orchestre.
Le maestro s’est éteint le dimanche 29 mars 2020 à l’âge de 86 ans dans sa maison de Cracovie.
Une grande perte pour le monde de la musique, tant Penderecki avait réussi tout au long de sa vie à faire le lien entre la musique contemporaine et la culture musicale populaire de son pays.
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Sa musique a aussi été utilisée au cinéma :
On peut trouver la liste des ses oeuvres ici >>>>>
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C’est avec son opéra, Die Teufel von Loudun (Les Diables de Loudun) créé en 1969, que j’ai découvert, il y a fort longtemps, le compositeur. C’était en 1974 je crois.
Irrévérencieusement, je m’étais amusé avec de courts extraits de cette œuvre.
Des « samples » que j’ai mis sur fond de rock.
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Bon voyage mon vieil ami… D’autant plus qu’un astéroïde porte votre nom.
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chouette et raffraichissant, antitranspirant, aussi étonnant qu’un citron amalfitain.
on dirait que le bugle inspire ta création. y repenser
philippe
On pourrait remplacer le numérique par un vrai !
C’est gai, plaisant on en oublie le confinement ….
Merci !!!
Bordeaux – 36° attendu – une découverte et un plaisir des oreilles. Mossieu Franck Chapeau bas et un grand merci !
Merci à vous d’avoir écouté et apprécié ! Un peu moins que 36°, mais grâce à la mer !
« Et vous savez quoi? Je suis ministre et je je ne sais même pas mettre un masque » Sibeth Ndiyae. « Le Covid, une gripette. » « Nous avons tout le stock de masques ». « Le masque ne sert à rien ». « Le masque est obligatoire ». Comment oublier cela ? La chasse aux sorcières contre le professur Raoult. L’interdiction faite aux médecins de ville d’utiliser leurs propres traitements. L’engorgement de l’hôpital public. Le burn out des soignants. Le gouvernement a été condamné notamment pour la gestion des masques. Mais sans recherche des responsables. Glaçant. Ce qui fait du bien en cette période de forte chaleur surtout avec de la musique.
Merci, Patrick, pour ce commentaire !
Période étrangement contradictoire, empreinte d’une bêtise politique sans pareille. Il n’y a pas grand-chose à attendre de la politique. Elle est aux mains de carriéristes principalement axés sur leurs nombrils, et cela, toutes idéologies et tendances confondues.
Toutefois, l’isolement m’a permis de beaucoup composer.
Heureusement qu’il y a eu ce point positif.
Et puis, je me souviens de ce calme : aucune motocyclette alimentée au cassoulet !
Attention de ne pas prendre froid !!!
Passe une bonne journée !
Une période étrange et pas si désagréable en fin de compte sur le plan personnel. Nous avons du temps. Je me souviens de tous ces oiseaux revenus dans la colline et de ce ciel clair débarrassé de son voile grisâtre vers l’ouest. Les politiques…no comment.Ils n’ont pas changé d’un iota. On passe à l’ombre, on fait gaffe aux courants d’air et à tous les autres courants aussi. Cool. Bonne journée Frank
On est bien d’accord !!!
Complètement cher Frank. Un excellent week-end !
Merci, toi aussi !
Une découverte tardive mais des plus inattendues et intéressantes. Merci Mr Lovisolo
je vous remercie d’avoir pris le temps de découvrir…