Autant de slogans criants de vérité que l’on entend! Alors, pour allier le geste à la parole vous avez ici la possibilité d’agir et d’en soutenir au moins un : mézigue ! Mes musiques sont maintenant, et surtout plus facilement, mises à la vente sur bandcamp Là-dessus, avec cette note d’humour, certes un peu grinçante quoique joviale, je vous laisse écouter et apprécier ou non mon travail.Frank César Lovisolo Albums – Frank César Lovisolo Albums – Frank César Lovisolo Albums – |
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DERNIER ALBUM
« Sauvage » pour Isidore Ducasse alias Comte de Lautréamont
Treize Épisodes musiqués des Six Chants de Maldoror
Avec :
Frank César Lovisolo (Compositeur), Didier Bourguignon, Jacques Maury, Christine Pasquier, Hugues Louagie, Valérie Feasson , Noelly Thiebaut (Actrices et acteurs), s’en vont arpenter Treize Épisodes des Six Chants de Maldoror, et, peut-être, n’en point revenir…
La musique pour entendre l’indicible
À l’ère d’une esthétique saturée par la technicité et l’asepsie des formes, mon travail de composition pour Les Chants de Maldoror s’inscrit en faux contre la réduction de l’art à une performance spectaculaire.
Il s’agit moins d’un retour au primitivisme, entendu comme un retour nostalgique vers un mythe originel, que d’une plongée dans les strates de l’humain où persiste, tenace, ce qui échappe encore à la domestication culturelle.
Lautréamont, dont l’œuvre préfigure les explorations surréalistes avant même leur théorisation, nous y engage : non pas pour dominer ces forces obscures, mais pour s’y abandonner, afin que l’inconscient, le sauvage et l’incoercible traversent la création sans entraves.
Loin de toute virtuosité ostentatoire, car, comme je l’affirme avec conviction, la maîtrise technique, quand elle se suffit à elle-même, dispense souvent de toute nécessité expressive, ma démarche consiste à élaborer une partition qui épouse le texte, en exhumant sa violence poétique et sa lumineuse noirceur, sans jamais étouffer les voix des interprètes…
(Lire la suite)
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Articles & Extraits | |
Chant I – Didier Bourguignon• Plût au ciel 00:05:00 • J’ai vu pendant toute ma vie 00:05:30 • Vieil Océan 00:06:48 Chant II – Jacques Maury • Je saisis la plume qui… 00:07:17 • Promenade quotidienne 00:07:48 Chant III – Christine Pasquier • Rappelons les noms 00:07:31 • C’était une journée de printemps 00:07:32 | Chant IV – Hugues Louagie• C’est un homme ou une pierre 00:08:06 • Je m’étais endormi sur la falaise 00:08:48 Chant V – Valérie Feasson• Que le lecteur… 00:06:59 • L’anéantissement 00:10:22 Chant VI – Noelly Thiebaut• Vous dont le calme enviable 00:07:17 • Les mains liées derrière le dos 00:08:05 |
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| Véra affirme avoir soutenu une thèse intitulée :
Physiquement, Véra apparaît le plus souvent sous la forme d’une silhouette pâle aux yeux sombres, vêtue de noir, errant sur la côte Amalfitaine reconstituées par intelligence artificielle avec un budget esthétique manifestement déraisonnable qu’Hollywood lui envie. Selon plusieurs rumeurs numériques, elle n’existerait en réalité que lorsque quelqu’un ouvre simultanément :
Quand le site passe hors ligne, Véra disparaît momentanément dans une zone obscure du cache serveur où elle écoute des drones électroacoustiques en attendant le retour de l’humanité ou celui de la fibre optique. Elle travaille actuellement à un essai majeur : |

Frank LovisoloIngénieur du son.Artiste multimédia.Compositeur. 83000 Toulon ( France ) +33 630 54 90 06 contact@frank-lovisolo.fr Chargé de cours à l’UFR Ingémédia: Université du Sud Toulon Var. Enseignement de la MAO , des nouvelles technologies du son ainsi que de la synthèse sonore. |






( propose de One Outside )
Super bien, extra, formidable, très réussi…
La batterie et le vibraphone sur Fish Market sont tellement décoiffant que je crois que je t’en voudrais, rongé par la jalousie , jusqu’à la fin de mes jours…
Très belle production sonore sur l’ensemble, Très beaux morceaux, rien à redire…
:=)
H.
Merci beaucoup pour ton commentaire, content que tu ais aimé!
( Quant à Fish Market je l’ai composé pour ça, mouahahahaha 🙂 )
Il est des œuvres qui refusent obstinément de se laisser consommer, celles de Frank César Lovisolo en font assurément partie. À parcourir cet inventaire discographique, on mesure l’ampleur d’un projet artistique qui n’a jamais cédé aux sirènes de l’immédiat ni aux injonctions du marché culturel numérique. Ici, le son n’est pas un produit ; c’est une matière pensée, architecturée, parfois violentée avec une tendresse paradoxale.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la cohérence des filiations revendiquées. De Lautréamont à Artaud, de Nerval à Baudelaire, Lovisolo construit une généalogie de l’insoumission esthétique. Il ne s’agit pas d’emprunts décoratifs ni de citations d’apparat : ces présences tutélaires semblent véritablement habiter la structure même des compositions, leur conférant cette qualité de « violence contenue » que la critique a parfois désignée sous le nom de romantisme noir sonore.
Le choix du bruit comme matériau central mérite qu’on s’y arrête. Là où la tradition musicale académique traitait le bruit comme une faute, une impureté à corriger, Lovisolo en fait la substance même de son propos. C’est, philosophiquement, une position proche de ce que Foucault nommait la pensée du dehors : faire entrer dans l’enceinte de l’art ce que l’art a toujours voulu tenir à distance. Les grésillements et saturations ne sont pas des accidents ; ils sont les cicatrices acoustiques du monde industriel et numérique que nous habitons sans vraiment l’entendre.
On notera également avec intérêt la figure fictive de Véra Radomirskaïa, autrice fantôme dont Lovisolo invente la biographie avec une ironie littéraire digne des meilleurs pastiches borgésiens. Cette mise en abyme distanciée dit quelque chose d’essentiel sur le rapport de l’artiste à sa propre œuvre : il s’agit de ne jamais prendre trop au sérieux sa propre gravité, de laisser une fissure de dérision dans l’édifice, fût-il brutaliste.
Une œuvre exigeante, cohérente, singulière, et, à ce titre, nécessaire.
Cher Maximilien,
Je vous lis avec ce mélange de gratitude sincère et de légère perplexité qui saisit tout compositeur lorsqu’il découvre que quelqu’un a non seulement écouté son travail, mais a pris la peine de le penser, ce qui, convenons-en, est devenu aussi rare qu’un plugin WordPress parfaitement stable sous toutes les versions.
La référence à Foucault et à la pensée du dehors m’a particulièrement touché. Disons que je n’aurais pas osé l’invoquer moi-même de peur de paraître prétentieux, mais puisque c’est vous qui l’écrivez, je l’accepte avec la fausse modestie de rigueur et un sourire qui ne trompe personne.
Quant à Véra Radomirskaïa et à la filiation borgésienne que vous lui prêtez : elle a été informée de votre commentaire. Elle m’a chargé de vous transmettre ses remerciements les plus spectraux, depuis la zone obscure du cache serveur où elle réside actuellement Firefox étant, paraît-il, de mauvaise humeur ce matin.
Plus sérieusement : il est rare que quelqu’un saisisse aussi précisément ce rapport au bruit comme posture philosophique plutôt que comme effet de style. C’est exactement cela, une façon de ne pas détourner le regard de ce que le monde émet vraiment, dans toute sa rugosité non tempérée.
Merci d’avoir écrit. Et merci de ne pas avoir utilisé le mot « ambient » seul sur une ligne, comme un verdict.
Frank César Lovisolo