Une preuve d’évolution – Chapitre 5 : Virus

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virus – créationnisme

écoute: De Rerum Natura
Osmophore - darwin - évolution - lovisolo
virusUne accumulation, même botanique, c’est toujours désarmant…
Pour ce printemps 2020, je propose, pour la continuité de cette série évolutionniste, quatre-vingt-quinze clichés.
À cause de ce virus confinant, je suis parti à la chasse aux paysages miniatures principalement dans mon jardin et occasionnellement:
lors de déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie*. 
N’ayant pas d’animal de compagnie à qui l’on se doit de faire dégourdir les pattes, j’ai décidé, sportivement, de dérouiller l’obturateur de mon appareil photo et ainsi me muscler l’index droit.
*Si vous avez un chat, peu enclin à la laisse, vous êtes feintés 🙂 !
 
 
 

Pandémie et autres plaies, pas mêmes Égyptiennes:

virusOn devait s’y attendre !

pandémie Michelv Serre - Peste-Cours Belsunce Marseille 1721

Michel SerreL’épidémie de peste à Marseille sur le Cours Belsunce  – 1721

Dès lors qu’un virus ou une bactérie montrent le bout de leurs ARN ou ADN, depuis fort longtemps, de toutes les sectes confondues, on voit les prophètes et vaticinateurs prodiguer des sermons eschatologiques, des philippiques extrémistes éloquentes et des logorrhées mystiques et fétichistes où la rationalité fait place à l’imbécillité obscurantiste la plus débridée.

Bien sûr, on trouve mêmement dans cette lugubre ménagerie les inéluctables fanatiques du complot. Ceux-là gisent le plus souvent aux confins des axes politiques où se conjuguent les croyances et les passions tristes, passions déjà décrites par Spinoza : la haine, la peur, la colère, le mensonge, la violence et le fanatisme.

Malheureusement, ça marche !

Tintin, Virus, PandémieBeaucoup de gens préfèrent encore se réfugier derrière les légendes, faute de culture scientifique, de politique adaptée et accessoirement de masques! 

Somme toute, la pandémie demeure un terrain de jeu, pour tous les gourous et leurs thuriféraires, tous à l’opposé du monde sensible.

Les règles sont immuables et tous les « coups » sont permis, on accusera, les hérétiques, les femmes, les homosexuel.le.s, une obédience ennemie, les athées et autres mécréant.e.s de provoquer la colère divine et conséquemment les vigoureux châtiments d’un dieu tolérant, patriarcal et miséricordieux: Sévère mais injuste!

Si, en Europe, les programmes scolaires enseignent l’évolution comme une théorie scientifique reconnue, il existe aux États-Unis, depuis les années 1920, une vive opposition manifestée par les tenants du créationnisme littéraliste, souvent d’obédience religieuse.

Et si l’on regarde la vidéo ci-dessous il y à de quoi s’inquiéter !

 
Sans titre 2

En 2011, l’institut français IPSOS réalise un sondage pour l’agence de presse Reuters sur la position de la population de 24 pays sur le créationnisme et l’évolutionnisme. [source]

Virus et évolution ( car c’est le propos ) !

Extraits d’articles instructifs. 

virus

Les virus comme moteurs de l’évolution

Par Ali Saib enseignant chercheur virologie.

Virus

Structure de base d’un virus
A. virus non
enveloppé , B. virus enveloppé.
1 – Capside
2 – Acide nucléique
3 – Capsomère
4 – Nucléocapside
5 – Virion
6 – Enveloppe
7 – Spike (glycoprotéines d’enveloppe)

Ils nous côtoient depuis des milliers d’années et nous nous sommes tellement bien adaptés à certains d’entre eux, et réciproquement, que de nombreux virus nous infectent sans que nous nous en rendions compte. Mais limiter notre connaissance du monde des virus aux seuls virus pathogènes serait une erreur. En effet, l’étude de la « virosphère » pourrait nous renseigner sur l’origine même de la vie et l’émergence de la biodiversité sur notre planète.

On estime qu’il existe sur notre planète près de 1031 particules virales différentes, une diversité infiniment supérieure à celle cumulée des organismes des trois règnes du vivant (Hamilton, 2006). Aujourd’hui, nous en connaissons quelques 10000 différents, c’est dire notre ignorance à leur égard. Les milieux marins concentrent une grande majorité de ces virus,

Bactériophage

Bactériophage

principalement des bactériophages, encore inconnus, qui semblent jouer un rôle crucial dans les équilibres marins (Angly et al., 2006).

Parce que considérés comme objets inertes, on pensait que les virus ne jouaient aucun rôle dans l’évolution. Aujourd’hui, nous savons que les virus ont leur propre histoire évolutive remontant à l’origine même de la vie. 

Certains scientifiques affirment que les virus pourraient être à l’origine de l’apparition de la molécule d’ADN (Forterre, 2006; Whitfield, 2006 ) et même du noyau cellulaire (Pennisi, 2004).

Les virus inventent à tout moment de nouveaux gènes, de nouvelles fonctions, dont nous n’avons pas la moindre idée, mais qui constituent une source d’innovation génétique extraordinaire.

A l’image des rétrovirus endogènes qui représentent 10% de notre patrimoine génétique et qui sont impliqués dans la formation de notre placenta (de Parseval and Heidmann, 2005). 

Les gènes viraux pourraient constituer une réserve de gènes susceptibles d’enrichir les génomes des organismes des trois règnes du vivant, alimentant leur propre évolution.

Le monde viral est extrêmement complexe et se limiter à l’étude des seuls virus pathogènes ne serait pas judicieux. 

L’étude de la « virosphère » pourrait nous renseigner sur l’origine même de la vie et l’émergence de la biodiversité sur notre planète.

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Encart pour démystifier l’effrayante bestiole :

virus

De nombreux virus sont entourés d’une enveloppe (ou péplos) qui prend naissance au cours de la traversée des membranes cellulaires.
Sa constitution est complexe et présente un mélange d’éléments cellulaires et d’éléments d’origine virale.
On y trouve des protéines, des glucides et des lipides. Les virus possédant une enveloppe sont les virus enveloppés.
Les virus ne possédant pas d’enveloppe sont les virus nus. Les virus nus sont en général plus résistants.
Virus icosaédriques
200px Coronaviruses 004 lores

Virions icosaédriques au microscope électronique.

La capside icosaédrique entraîne une apparence sphérique du virus.

Les protomères sont organisés en capsomères, disposés de manière régulière et géométrique. Un capsomère est composé de cinq ou six protomères, appelés pentons aux sommets et hexons au niveau des faces et des arêtes.

Parmi les virus icosaédriques, les parvovirus ont une capside formée de 12 capsomères, les poliovirus 32 capsomères, les papillomavirus 72 capsomères, tandis que la capside des adénovirus est constituée de 252 capsomères.

Virus hélicoïdaux
200px TMV structure full

Schéma d’une capside hélicoïdale.

Ces virus sont de longs cylindres (300 à 400 nm), creux, composés d’un type de protomère enroulé en spirale hélicoïdale formant des anneaux appelés capsomères. Ils peuvent être rigides ou flexibles. Le matériel génétique est logé à l’intérieur du tube.

Le virus de la mosaïque du tabac est un exemple de virus hélicoïdal très étudié.

Virus enveloppés
200px HI Virion en 2

Schéma d’un virus enveloppé : le VIH.
En plus de la capside, certains virus sont capables de s’entourer d’une structure membranaire empruntée à la cellule hôte. Cette enveloppe membranaire est composée d’une bicouche lipidique qui peut posséder des protéines codées par le génome viral ou le génome de l’hôte. Cette enveloppe donne quelques avantages aux virions par rapport à ceux composés d’une capside seule, comme la protection vis-à-vis d’enzymes ou de composés chimiques. Les virus enveloppés sont par contre plus fragiles dans l’environnement extérieur, sensibles aux détergents et à la dessiccation. Les glycoprotéines, formant des spicules, fonctionnent comme des récepteurs permettant de se fixer sur des cellules hôtes spécifiques.

Les virus de la grippe (famille des Orthomyxoviridae), le VIH (famille des Retroviridae), sont des exemples de virus enveloppés.

Virus complexes
200px Tevenphage.svg

Schéma d’un bactériophage.

Ces virus possèdent une capside symétrique qui n’est ni hélicoïdale, ni vraiment icosaédrique.

Les bactériophages comme le phage T4 d’Escherichia coli sont des virus complexes possédant une tête icosaédrique liée à une queue hélicoïdale à laquelle sont attachés des poils et des fibres caudales. 

image

© nobeastsofierce/shutterstock.com

Les bactériophages (ou phages), les virus des bactéries, attaquent leurs hôtes en injectant leur ADN à travers leur membrane. Au fil de l’évolution, ils ont développé de multiples mécanismes qui leur permettent de parer les défenses des bactéries, et dont trois ont été découverts récemment.

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Le bactériophage Agent antibactérien

Principalement utilisés dans l’agroalimentaire puis en médecine vétérinaire, les phages sont aussi étudiés en médecine comme alternative à la résistance aux antibiotiques. En Hollande est également commercialisé un cocktail de phages pour lutter contre les contaminations de Listeria dans les produits alimentaires

PHAGES.

Bien que mal connus, les bactériophages “représentent la biomasse la plus importante de la planète” : il y en aurait 10 à 100 fois plus que de bactéries. Ils seraient apparus sur terre avec les premières bactéries il y a plusieurs milliards d’années et représentent la forme de vie la plus variée sur terre : on en trouve dans tous les écosystèmes, y compris dans des milieux aussi hostiles que les déserts ou la neige vierge. “L’espèce humaine héberge elle aussi de nombreux phages : peau, muqueuses, et surtout tube digestif, dans lequel on a identifié plus de 100 phages différents”, expliquent les scientifiques dans la publication de 2015
Sciences et avenir : les virus phages une alternative-aux-antibiotiques

 

Le poxvirus (variole, vaccine) est aussi un exemple de virus complexe. C’est le virus animal parmi les plus grands (250 à 350 nm de long sur 200 à 250 nm de large). Certains virus se présentent sous formes bacillaires. C’est le cas du virus de la rage (famille des Rhabdoviridae) et du virus Ébola.

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virus

Le rôle des virus dans l’évolution:

Des traces de virus dans notre ADN
Virus Ebola

Virus Ebola isolé, en novembre 2014, à partir d’échantillons de sang d’un patient au Mali. Le virus a été isolé sur des cellules Vero ( Image obtenue au microscope électronique)

Beaucoup de biologistes et de virologues parmi d’autres chercheurs constatent que la est incapable d’expliquer l’évolution des espèces autrement qu’en faisant appel au principe philosophique de la “sélection naturelle”.

On parle d’adaptation, de lutte pour la survie, mais personne ne peut prouver le phénomène en mettant le doigt sur le mécanisme biologique ou chimique ou sur l’entité ayant déclenché ce phénomène (mutation ou autre), encore moins prédire cette évolution si ce n’est à travers l’expression plus ou moins prolongée des gènes.

Même les modèles néo-Darwiniens de l’évolution insistant sur les mutations ponctuelles et les recombinaisons sexuelles des gènes de l’organisme hôte (celui abritant le parasite) ne peuvent expliquer l’évolution des espèces.

Cherchant plutôt une explication rationnelle à l’évolution des espèces, plusieurs équipes de virologues ont recherché les traces originelles de ce phénomène dans le patrimoine génétique des organismes et notamment chez les bactéries et virus, sachant qu’il s’agit d’organismes s’adaptant plus facilement…

Pourquoi étudier les gènes ? Car depuis les travaux d’Oswald Avery (1944) et de sa démonstration par Al Hershey (1946), nous savons que la molécule d’ADN est porteuse d’informations héréditaires.Toutefois, ce n’est que récemment, suite au projet de cartographie du génome humain (Hugo, etc)  que nous avons découvert que notre ADN contenait principalement des séquences ne jouant a priori aucun rôle dans l’expression des gènes, le fameux ADN “de rebut”.

Plus étonnant encore, des milliers de séquences contiennent des traces de virus inactifs. On estime qu’entre 40 et 80% du génome humain seraient liés à d’anciennes contaminations virales mais dont les vecteurs ont pour ainsi dire eu l’intelligence ou en tout cas l’opportunité de collaborer avec les cellules et les bactéries pour le plus grand bien de l’organisme.

Que font-elles là et quel fut leur rôle le cas échéant ? Pour l’essentiel, c’est encore la grande inconnue…

Conformément à la volonté de l’auteur, la suite est par là >>>>>>

virusnucléaireIl est fort probable que notre rencontre avec le Covid-19 aura des conséquences sur notre évolution.
À l’inverse des films de science-fiction, cette évolution ne sera pas spectaculaire, notre physionomie ne changera pas avant plusieurs milliers d’années. 
Sauf, peut-être, si notre technologie, je pense aux incidents nucléaires, biologiques et chimiques, provoquait des mutations génétiques importantes à l’échelle mondiale.
Le réchauffement climatique nous reserve, immanquablement, de jolies surprise: des organismes, sous le pergélisol (permafrost en anglais) et dans les glaciers, attendent en dormance depuis des centaines d’années… 
En conséquence, il est grand temps de prendre soin de notre planète.
La disparition des espèces me parait bien plus alarmante que les conséquences de l’actuelle pandémie:

Quant à nous, dans un futur proche, rendez-vous à l’hypothétique 11 mai 2020 pour savoir comment, à cause de cette virale pandémie, nous avons évolués. 

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Un signe d’évolution ! 😆😆😆

virus

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Le Mourillon -  Toulon

Carte des prises de vue à Toulon, quartier du Mourillon

 

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