Unruliness

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Inruliness – Insubordination
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Inruliness

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Inruliness – Insubordination

ARTICLES   –   EXTRAITS  –  TEXTES

Inruliness – Insubordination

Inruliness - Insubordination

 

Insubordination, car la musique doit demeurer libre, quoiqu’il arrive.

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ARTICLES

            1. 9mn18s de Ressouvenances sur un Quai de Gare – Minimalisme • 09:18
            2. Le collier d’Harmonie – Légende Antique • 07:13
            3. Trois imposteurs – Composition Musicale ElectroAthéiste • 12:20
            4. Mr Larsen’s Dreams – Musique concrète pour «Effets Larsen» • 08:32
            5. Mr Larsen’s Lives – Rétroaction acoustique et apéro • 07:20
            6. Musique pour l’Ancien Atelier de Mécanique – L’industrie musiquée • 08:17
            7. Juste avant que les voisins n’interviennent – Bruits d’un escalier métallique malmené • 08:17

 

 

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EXTRAITS

Mr Larsen’s DreamsMr Larsen’s LivesMusique pour l’Ancien Atelier de MécaniqueJuste avant que les voisins n’interviennent

Tous les titres ont été composés par – All titles were composed by : Frank César Lovisolo

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TEXTE(S)

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Sun Ra

« La musique est une langue universelle. Elle ne connaît pas de frontières, pas de lois.
Elle est libre, ou elle n’est pas. »
 Sun Ra

Unruliness : L’Insubordination par Martine Delavigne.

« L’insubordination, car la musique doit demeurer libre, quoi qu’il arrive. » FCL

Il existe des mots qui frappent comme des coups de poing dans une vitre.
Unruliness en est un.
Un terme qui sonne comme une faute volontaire, une élégance sabordée, un refus syntaxique d’obéir aux gardiens du sens.
Une manière de dire : « Je n’entrerai dans aucune de vos cases, même si vous les repeignez en arc-en-ciel, en bleu républicain ou en noir sacré. »


La musique, éternelle clandestine

On a tenté de lui imposer des uniformes : nationaux, religieux, commerciaux, identitaires.
Elle s’est contentée de changer de tempo.
Les empires s’effondrent ; les refrains, eux, persistent. Les régimes censurent ; les basses franchissent les murs.
Aucun totalitarisme n’a jamais su danser sans finir par ressembler à un pantin grotesque.

Car le pouvoir, lui, adore transformer l’art en outil.
Il adore les hymnes. Il adore les artistes dociles, décorés, subventionnés, labellisés, homologués par des commissions où l’on sirote des cafés tièdes en parlant de « vivre-ensemble » avec l’enthousiasme d’un contrôleur fiscal un lundi matin.

Pourtant, la musique n’est pas née pour rassembler.
Voilà l’un des grands mensonges modernes.
Elle est née pour fissurer. Pour désobéir aux cadences imposées. Pour introduire du désordre dans les cérémonies humaines.

Le jazz fut un scandale.
Le rock, une menace morale.
La techno, une hérésie industrielle.
La musique dite « contemporaine », une incomprise…
Chaque génération fabrique son vacarme pour échapper à la précédente, et les autorités, immanquablement, le qualifient de « décadence »… avant d’en faire une playlist sponsorisée quinze ans plus tard.

Inruliness – Insubordination

La peur des fréquences autonomes…

Les religions, elles aussi, entretiennent avec la musique une relation ambivalente :
elles l’utilisent dans leurs temples tout en se méfiant de sa puissance. Car un être humain qui ferme les yeux en écoutant une mélodie cesse, l’espace d’un instant, d’obéir. Il devient inaccessible aux slogans, aux dogmes, aux campagnes électorales… et même aux notifications.
C’est dangereux.

Le communautarisme procède de la même peur :
empêcher l’individu de devenir une fréquence autonome. On veut des gens définis par leur groupe, leur origine, leur bannière, leur douleur officielle, leur camp certifié conforme. Le citoyen moderne est sommé d’appartenir à quelque chose, sous peine d’être suspect. Refuser de rejoindre la chorale idéologique devient une offense.

Alors chacun hurle avec sa tribu numérique pendant que, dans la pièce voisine, les lobbys comptent l’argent.

Inruliness – Insubordination

Et les lobbys et autres élitistes à la petite semaine (j’ai des noms !), parlons-en.

Cette aristocratie contemporaine, sans perruque ni poésie.
Jadis, les puissants prétendaient tenir leur autorité de Dieu ; aujourd’hui, ils la reçoivent d’un cabinet de conseil en communication.
Le progrès ? Remplacer les cathédrales par des open spaces.

Le totalitarisme moderne, d’ailleurs, ne porte plus forcément des bottes.
Il chausse parfois des baskets blanches, parle de bienveillance et vous explique, avec douceur, ce qu’il est convenable de penser.
La censure n’arrive plus toujours avec des chars ; elle déferle via des algorithmes (apparemment écrits par quelques incultes en mal de pouvoir ), des chartes éthiques et des boutons « Signaler ce contenu ».
On ne brûle plus les artistes ( tant mieux, il y aura moins de rejets à effet de serre ) .
On les déréférence, il y a là différence !
Le résultat est identique, mais avec un meilleur design. C’est plus élégant et moins bruyant !


L’insubordination comme hygiène mentale !

C’est pourquoi l’insubordination artistique reste essentielle.
Pas celle, théâtrale, des bourgeois jouant aux rebelles dans des festivals sponsorisés par des banques multinationales.
Non. La vraie.
Celle qui accepte l’inconfort, l’impopularité, parfois même le ridicule.

Le ridicule, d’ailleurs, est une forme de résistance sous-estimée.
Rire d’un tyran le diminue plus sûrement qu’un manifeste universitaire de cent pages. Les dictateurs craignent davantage les chansonniers que les philosophes de plateau télé. Un pouvoir supporte la critique ; il ne supporte pas la moquerie. Le rire arrache aux idéologies leur maquillage tragique.

Et la musique, elle, sait rire.
Même dans ses ténèbres.
Elle reste le dernier territoire où des êtres humains radicalement différents peuvent partager une émotion sans avoir à remplir au préalable un formulaire moral.
Un riff de guitare ignore la couleur de peau, le code postal et les statistiques électorales.
Une pulsation électronique se moque des frontières.
Une voix brisée traverse plus de murs qu’un discours ministériel.

Voilà pourquoi la musique doit demeurer libre, quoi qu’il arrive.
Libre des États qui veulent l’instrumentaliser.
Libre des marchés qui veulent l’optimiser.
Libre des religions qui veulent la purifier.
Libre des militants qui veulent en faire un tract.
Libre, même, de ses propres mythologies.

La liberté artistique ne garantit ni la vérité ni la beauté.
Elle garantit seulement une chose : la possibilité du vivant.
Et c’est déjà colossal.


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John Cage

La musique contemporaine, ou le chaos sous Autotune…

« Je n’ai rien à dire, et je le dis. »
John Cage

La musique contemporaine est un miroir brisé : chaque éclat reflète une époque incapable de s’accorder avec elle-même.
On y trouve tout.
Des prêtres du conservatoire écrivant des partitions illisibles pour trois clarinettes dépressives et un godemichet amplifié ;
des producteurs électroniques bâtissant des cathédrales sonores depuis une chambre en désordre ;
des rappeurs devenus sociologues atrabilaires malgré eux ;
des chanteuses pop fabriquées comme des parfums de luxe et maquillées comme des voitures volées ;
des noise artists donnant l’impression qu’un réacteur nucléaire traverse une crise existentielle…

Pourtant, dans ce capharnaüm, quelque chose résiste : l’impossibilité d’un contrôle total.


L’industrialisation de l’écoute

Le streaming a industrialisé la musique.
Les plateformes prétendent nous offrir l’infini, alors qu’elles nous enferment dans des recommandations algorithmiques, calculées avec la froideur d’un comptable protestant et acrimonieux sous cocaïne.
On ne découvre plus la musique ; on la « consomme ».
Le mot lui-même sent déjà le plastique.

Autrefois, on cherchait un disque comme on cherchait une vérité.
Aujourd’hui, un algorithme vous suggère qu’après avoir écouté trois morceaux mélancoliques à 2h17 du matin, vous apprécierez une chanteuse islandaise, rousse comme la bière, produite à Berlin et sponsorisée par une marque de matelas écologiques.

Le progrès technique a ce talent : transformer même la solitude en marché rentable.


La grandeur paradoxale du XXIe siècle

Pourtant, la musique contemporaine possède une grandeur : jamais les frontières stylistiques n’ont autant explosé.
Le classique dialogue avec la techno.
Le métal emprunte au folklore.
Le jazz dérive dans l’ambient.
Le rap cite Debord sans le savoir.
Et des adolescents composent des chefs-d’œuvre mélancoliques sur des logiciels piratés, depuis des cuisines de banlieue.

Le XXIe siècle compose comme il pense : dans l’hybridation permanente, l’angoisse numérique et l’épuisement civilisationnel.
Même la cacophonie devient signifiante.

Car derrière cette diversité musicale se cache une vérité plus profonde : les sociétés modernes ne savent plus produire de récit commun.
Alors chacun compose sa bande-son privée pour survivre au vacarme collectif.


Le casque audio, bunker philosophique

Le casque est devenu un bunker.
On marche dans la rue parmi des individus physiquement présents mais mentalement exilés dans leurs playlists.
Certains écoutent du black metal mystique pour supporter les transports en commun ;
d’autres, de la lo-fi japonaise pour répondre à des emails absurdes ;
d’autres encore, du rap nihiliste pour traverser une époque qui confond développement personnel et servitude volontaire.

La musique est devenue un anxiolytique métaphysique.


La récupération politique

Et naturellement, le politique tente de récupérer tout cela.
Chaque camp veut ses artistes, ses hymnes, ses indignations certifiées conformes.
On dissèque des paroles comme des textes sacrés.
On exige des musiciens qu’ils soient moralement irréprochables, pédagogiquement utiles, socialement exemplaires et idéologiquement validés.
On leur demande d’être des employés modèles du consensus.

Autant demander à un orage de remplir un dossier administratif pour obtenir le droit de tonner !


Les zones sauvages

  • Heureusement, la musique contemporaine conserve ses zones sauvages :les caves.
    Les labels minuscules.
    Les scènes indépendantes.
    Les radios obscures.
    Les concerts improvisés dans des lieux improbables, où subsistent des êtres humains refusant de transformer l’art en produit d’optimisation sociale.
  • C’est là que survit l’insubordination véritable.
    Dans le son imparfait.
    Dans les erreurs.
    Dans les saturations.
    Dans les voix fissurées.
    Dans les œuvres qui ne cherchent pas à plaire immédiatement.

Car une musique totalement adaptée à son époque finit souvent par ressembler à une publicité.
Et personne n’a jamais changé sa vie intérieure grâce à une publicité.


Épilogue : La liberté comme bruit résiduel

La musique contemporaine, malgré ses ridicules, ses vanités, ses postures et ses marchés grotesques, demeure donc un immense laboratoire de désobéissance humaine.

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Luigi Russolo 1916

Une preuve que même sous surveillance algorithmique, même au milieu des propagandes douces et des conformismes numériques, l’être humain continue obstinément à produire du bruit pour échapper à la domestication.

C’est peut-être là, finalement, la définition secrète de la liberté :
une basse qui vibre encore, malgré les murs.
« Nous devons rompre à tout prix ce cercle restreint de sons purs et conquérir la variété infinie des sons-bruits. »
Luigi Russolo,
L’Art des bruits (1913)
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Bibliographie sélective

Une bonne bibliographie ne sert pas à prouver qu’on a lu.
Elle sert à ouvrir des portes mal fermées.
Et parfois à mettre un peu de musique dans les ruines.

Ouvrages et essais

  • Cage, JohnPour les oiseaux (1976)
    Recueil d’entretiens et de textes où Cage explore la liberté en musique, le hasard et la rupture avec les conventions.
  • Attali, JacquesBruits : Essai sur l’économie politique de la musique (1977)
    Une analyse visionnaire du lien entre musique, pouvoir et société, de la ritualisation à la marchandisation.
  • Inrulines,Insubordination - Unruliness - Frank César LOVISOLO - Inruliness - InsubordinationInruliness - Insubordination

    Beginning of Etude No. 18 – John Cage

    Debord, GuyLa Société du spectacle (1967)
    Pour comprendre comment l’art et la culture deviennent des outils de contrôle social.

  • Sun RaSpace is the Place : The Lives and Times of Sun Ra (1997, John F. Szwed)
    Biographie du musicien, où sa philosophie de la liberté cosmique et sonore est au cœur de son œuvre.

Manifestes et textes courts

  • Marinetti, Filippo TommasoManifeste du futurisme (1909)
    Pour son appel à briser les formes traditionnelles, même si son contexte politique est discutable.
  • Stockhausen, Karlheinz Texte sur la musique électronique et la liberté créatrice (années 1960)
    Réflexions sur l’innovation radicale en musique et son rôle dans la société.
Frank_Zappa

Frank Zappa

Entretiens et documents sonores

  • John CageSilence : Lectures and Writings (1961)
    Inclut des textes fondateurs comme 4’33″ et des réflexions sur le silence comme acte politique.
  • Frank ZappaThe Real Frank Zappa Book (1989)
    Autobiographie décalée où Zappa dissèque l’industrie musicale et défend l’art comme subversion.
Pour aller plus loin (en ligne)
  • Pierre SchaefferÀ la recherche d’une musique concrète (1952)
    Disponible en extraits en ligne, ce texte pose les bases d’une musique affranchie des règles traditionnelles.
  • CollectifRevue Volume! (éditions Mélanie Seteun)
    Revue académique mais accessible sur les musiques populaires et leurs enjeux politiques.

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Inrulines,Insubordination - Unruliness - Frank César LOVISOLO - Inruliness - InsubordinationInruliness - InsubordinationMartine Delavigne
Autrice, artiste numérique, résidente exclusive du métavers, et conférencière malgré elle.

Bio (version « officielle » mais déjantée) :

Martine Delavigne, Docteure en Arts Numériques Immatériels et Spécialiste en Évitement Créatif des Obligations Sociales (titres auto-proclamés après avoir passé une nuit à regarder des vidéos de chats en VR), est une pionnière de la vie 100 % virtuelle. Son parcours est aussi impressionnant qu’inventé :

  • 2018 : Fondatrice du mouvement « L’Art sans le Physique » (paresse + génie = révolution).
  • 2020 : Lauréate du Prix du Public pour la Meilleure Disparition Numérique (elle a effacé son compte Facebook et personne n’a remarqué).
  • 2021 : Conférencière invitée (par erreur) à TEDxParis pour sa talk mythique :
    « Comment j’ai survécu à l’art contemporain sans perdre mon âme (ni mon sens de l’humour) »
    (Spoiler : elle a passé 18 minutes à montrer des memes et à expliquer que son avatar avait plus de personnalité qu’elle.)
  • 2023 : Experte en Résidence Virtuelle Permanente (son bail : 0€/mois, son loyer : un abonnement à un cloud).

Œuvres phares (ou presque) :

  • « Le Musée de Mes Projets Abandonnés » : Une galerie virtuelle où chaque œuvre est accompagnée d’une excuse du type « J’ai eu une meilleure idée » ou « Mon chat a marché sur le clavier ».
  • « L’Illusion de la Productivité » : Une installation où les visiteurs cliquent frénétiquement sur des boutons qui ne font rien. Métaphore de la vie en startup.
  • « Mon Avatar a une Vie Sociale » : Performance où elle compare son nombre de likes sur Instagram à son nombre d’amis IRL. (Résultat : 42 contre 3. La leçon ? Le métavers est plus clément.)

Citation culte (à graver sur une plaque virtuelle) :
« Je ne suis pas une artiste, je suis une erreur de chargement dans la matrice. Et franchement, c’est bien plus poétique. »

Dernière actualité :
Elle prépare actuellement une masterclass en ligne : « Comment monétiser son absence de talent grâce aux NFT » (inscriptions ouvertes, places limitées à l’infini ∞).

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Pourquoi elle, demanda-t-on à FCL ?
«Parce que dans un monde où les bios regorgent de « Docteur en Trucs Inutiles, Master en Bidules Compliqués », Martine Delavigne prouve qu’on peut être légitime sans être pompeuse. Son CV tient en une ligne :  J’existe. Enfin, mon avatar, lui, existe.»

 

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2 Commentaires

  1. Gérard Montrichard

    Encore un de ces textes pseudo-subversifs qui confondent agitation verbale et profondeur intellectuelle. Derrière le jargon prétentieux sur « l’insubordination » et les postures pseudo-philosophiques, on retrouve surtout une fascination adolescente pour le chaos et le refus systématique de toute autorité. L’auteur semble persuadé que désobéir est en soi une preuve d’intelligence, comme si la société pouvait fonctionner sans règles, sans hiérarchie et sans discipline minimale.

    On sent la vieille obsession contemporaine : faire passer la paresse intellectuelle pour une forme de résistance héroïque. Chaque phrase tente de donner l’illusion d’une pensée radicale alors qu’il ne s’agit que d’un empilement de slogans vaguement nihilistes. À force de dénoncer « le système », le texte finit surtout par démontrer son incapacité à proposer quoi que ce soit de cohérent.

    Le plus agaçant reste ce ton sentencieux, typique des auteurs convaincus d’être des prophètes incompris alors qu’ils recyclent des idées déjà usées depuis Mai 68. Même la provocation paraît fatiguée. On ressort de cette lecture avec l’impression d’avoir entendu un étudiant persuadé que citer deux concepts obscurs suffit à déconstruire le monde.

    Au fond, ce genre de prose participe surtout à la glorification stérile de l’insoumission permanente, comme si toute contrainte était forcément oppressive et toute structure nécessairement fasciste. Une vision simpliste, paranoïaque et profondément immature du réel.

    • Gérard

      Votre commentaire m’a bouleversé. Non pas intellectuellement, il aurait alors fallu y trouver une idée, mais biologiquement.
      J’ai senti, en vous lisant, mes organes se replier sur eux-mêmes comme des hérissons effrayés par le bruit d’une tondeuse à gazon.

      Vous reprochez à ce texte son goût pour l’insubordination. Je comprends votre inquiétude.
      Après tout, l’Histoire nous enseigne que les plus grandes catastrophes humaines ont toujours commencé par des gens qui réfléchissaient sans demander l’autorisation.
      Galilée, par exemple. Un dangereux marginal.

      Vous évoquez aussi « le système » avec cette méfiance émouvante qu’ont les dindons pour Noël : ils sentent vaguement qu’il se passe quelque chose, mais continuent à défendre la farce avec dignité.
      Votre amour de l’ordre, de la hiérarchie et des structures me touche profondément.
      On imagine très bien un poisson rouge militant pour le bocal.

      Quant à Mai 68, rassurez-vous : les idées ne s’usent que lorsqu’on ne s’en sert pas. Ce qui explique probablement l’état de conservation remarquable de certaines chroniques réactionnaires.

      Enfin, vous accusez ce texte de nihilisme. C’est inexact. Le nihiliste ne croit en rien. Vous, en revanche, semblez croire avec ferveur à la nécessité absolue de rester assis bien droit pendant que le monde brûle, sous prétexte qu’il existe un règlement intérieur.

      Je vous remercie néanmoins pour cette intervention. Les musées vivants sont rares, et il est toujours attendrissant d’entendre une pendule comtoise donner son avis sur le Wi-Fi.

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