Quatorze Paysages MĂ©tempiriques en Italie : da Siracusa a Genova

Siracusa

Reading Time: 5 minutes Comme dans la prĂ©cĂ©dente sĂ©rie du mĂȘme nom, la gĂ©ographie d’un mur Ă©rodĂ© de lichens supporte le paysage oĂč la couleur naĂźt d’une olla-podrida libertaire, digitale et Italienne.
À Syracuse une place de la vieille citĂ©, Ă  Taormine la ville aperçue du thĂ©Ăątre antique et Ă  Catane deux anciennes motrices attendent sur les rails .
J’espĂšre avec ces images une incertitude, une indĂ©termination et un doute qui provoqueront le chavirement d’un paysage antĂ©rieur vers un prĂ©sent insaisissable. Suite – Continue reading

Trois imposteurs – Composition Musicale ElectroAthĂ©iste

Trois imposteurs

Reading Time: 10 minutes « Je ne comprends pas pourquoi nous perdons du temps Ă  parler de la religion. Si nous Ă©tions honnĂȘtes — et les scientifiques se doivent de l’ĂȘtre — nous devrions alors admettre que la religion est un fatras d’assertions inexactes, qui ne reposent sur aucune base dans la rĂ©alitĂ©. L’idĂ©e mĂȘme de Dieu est un produit de l’imagination humaine. Il est tout Ă  fait comprĂ©hensible pourquoi des personnes primitives, qui Ă©taient bien plus exposĂ©es aux forces Ă©crasantes de la nature que nous le sommes aujourd’hui, avaient dĂ» personnifier ces forces en peur et tremblement. Mais de nos jours, puisque nous comprenons tant de processus naturels, nous n’avons pas besoin de ces solutions. Je ne vois absolument pas en quoi le postulat d’un Dieu tout-puissant nous aide en quoi que ce soit. Ce que je vois c’est que cette hypothĂšse mĂšne Ă  de tels questionnements stĂ©riles comme pourquoi Dieu permet autant de misĂšre et d’injustice, l’exploitation des pauvres par les riches et toutes les autres horreurs qu’Il aurait pu empĂȘcher. Si la religion est toujours enseignĂ©e, ce n’est pas du tout parce que ses idĂ©es nous convainquent encore, mais simplement parce que certains parmi nous veulent garder la classe populaire en silence. Des gens silencieux sont bien plus faciles Ă  gouverner que les vocifĂ©rants et insatisfaits. Ils sont aussi plus facilement exploitables. La religion est une sorte d’opium qui permet Ă  une nation de se bercer elle-mĂȘme de doux rĂȘves et Ă  oublier les injustices qui sont perpĂ©trĂ©es contre les gens. D’oĂč l’alliance rapprochĂ©e de ces deux grandes forces politiques, l’État et l’Église. Les deux ont besoin de l’illusion qu’un gentil Dieu rĂ©compense, au paradis si ce n’est sur Terre, tous ceux qui ne se sont pas levĂ©s contre les injustices, qui ont accompli leur devoir silencieusement et sans plaintes. C’est prĂ©cisĂ©ment pourquoi l’honnĂȘte assertion qui veut que Dieu est un simple produit de l’imagination humaine est marquĂ© comme le pire des pĂ©chĂ©s mortels. »

Paul Dirac Suite – Continue reading