HUBRIS

Reading Time: 4 minutes
Hubris
hubris,ubris - Vidéos Compositions - Frank César LOVISOLO - Elle rappelait ainsi quotidiennement aux habitants de la ville de ne pas sombrer dans l’hubris, terme qui traduit la démesure, l’outrage, la transgression qu’elle soit verbale ou dans l’engagement. ComGris

HUBRIS – Un Film d’Art

L’HUBRIS était dans la Grèce antique une représentation de ce que l’on pourrait interpréter par « la démesure ».
Depuis une cinquantaine d’années, selon Michel Foucault, nous sommes entrés dans une nouvelle épistémè nommée hypermodernité.
Ce film est ma vision de notre société qui, constamment, engendre son intime Némésis et, pardonnez mon expression, on est en plein dedans !
Couleurs du film mises à jour le 6 juillet 2019
 

« RIEN DE TROP » par Ingrid Tedeschi.

Le peuple de Delphes pouvait lire cette devise gravée sur le fronton du temple d’Apollon.

Elle rappelait ainsi quotidiennement aux habitants de la ville de ne pas sombrer dans l’hubris, terme qui traduit la démesure, l’outrage, la transgression qu’elle soit verbale ou dans l’engagement.

HubrisChez les Grecs anciens, l’hubris était punie par la déesse Némésis, messagère de justice, qui agissait en quelque sorte comme un rééquilibrage, mettant un peu de tempérance dans la folie déchaînée par l’orgueil.

Si dans l’antiquité l’outrance est considérée comme un crime et combattue, dans notre société contemporaine ultramoderne, la démesure loin d’être montrée du doigt est au contraire un état de normalité.

L’homme « hypermoderniste » veut ainsi nier les limites de sa condition ordinaire et demeurer toujours « plus ultra ».

Ce sont ces deux univers qui se superposent dans ce film. Le monde antique et l’actuel, l’individu vit dans un perpétuel excès et dans un devoir de jouissance immédiate.

HubrisLes Grecs de l’antiquité condamnaient cette explosion d’énergie, de violence qui aboutissait en définitive à une situation non maîtrisable. Aujourd’hui, l’individu a quant à lui poussé le contrôle à outrance : se rendre maître du temps ou de son corps pour qu’il reste éternellement jeune comme on peut le voir dans ce magazine de mode feuilleté par une main désincarnée.

Les images se bousculent, se chevauchent, s’enchevêtrent, le climax est atteint.

Après une ultime ronde, « Silence » nous rappelle combien il est difficile pour l’être humain qui vit aujourd’hui dans une perpétuelle connexion, d’accepter le vide.

« Silence » vient mettre un point final à « la musique prophétique » qui guide le pas des hommes en route vers leur hypermodernité.

Ingrid Tedeschi — Membre de l’Académie du Var


Némésis tenant la roue de la fortune, son pied droit reposant sur un ennemi conquis. Les traits et la coiffure de la déesse sont proches de ceux de l'impératrice Faustine l'Ancienne. Statuette romaine en marbre, v. 150 ap. J.-C.

Némésis tenant la roue de la fortune, son pied droit reposant sur un ennemi conquis. Les traits et la coiffure de la déesse sont proches de ceux de l’impératrice Faustine l’Ancienne. Statuette romaine en marbre, v. 150 ap. J.-C.

L’hybris ou ubris (en grec ancien : ὕϐρις ), est une notion grecque qui se traduit le plus souvent par « démesure ».

 

Elle désigne un comportement ou un sentiment violent inspiré par des passions, particulièrement l’orgueil et l’arrogance, mais aussi l’excès de pouvoir et de ce vertige qu’engendre un succès trop continu. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération, qui est d’abord connaissance de soi et de ses limites.

Dans la Grèce antique, du point de vue juridique, cela désignait un acte transgressif violent, considéré comme un crime. Cette notion recouvrait des violations comme les voies de fait, les agressions sexuelles et le vol de propriété publique ou sacrée. On en trouve deux exemples bien connus : les deux discours de Démosthène, Contre Midias et Contre Conon, plaidoyer portant sur l’accusation publique pour « outrages » (γραφὴ ὕβρεως / graphḕ húbreōs).

Du point de vue philosophique et moral, c’est la tentation de démesure ou de folie imprudente des humains, tentés de rivaliser avec les dieux. Ceci vaut en général, dans la mythologie grecque, de terribles punitions de leur part.


C’est donc le mouvement fautif de dépassement de la limite, la morale des Grecs était de la mesure, de la modération et de la sobriété, la némésis désigne le mouvement inverse de la rétractation vengeresse.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybris

 Selon Aldous Huxley, « Les Grecs savaient parfaitement que l’hubris, qui s’oppose à l’ordre divin de la nature, entraîne un juste retour des choses. »

Complément 2026

Le terme hubris (du grec ancien ὕβρις) désigne, un concept issu de la pensée grecque antique qui renvoie à une démesure orgueilleuse poussant un individu à transgresser les limites imposées par l’ordre moral, social ou divin.

Définition académique

En philosophie et en littérature antique, l’hubris se définit comme une forme d’orgueil excessif ou de présomption conduisant un sujet à se croire au-dessus de sa condition, des lois ou des dieux, provoquant ainsi une rupture de l’équilibre cosmique et appelant une sanction (la némésis).

Origine et cadre conceptuel

Dans la tragédie grecque, notamment chez Sophocle et Eschyle, l’hubris constitue un mécanisme dramatique central :

  • Le héros, aveuglé par son excès de confiance ou sa volonté de puissance, outrepasse sa condition humaine.
  • Cette transgression entraîne inévitablement sa chute.

Chez Aristote, l’hubris est également analysée dans une perspective éthique comme un excès contraire à la vertu de mesure (sôphrosynê), s’inscrivant dans sa théorie du juste milieu.

En sciences humaines contemporaines

Le concept est mobilisé :

En philosophie morale, pour désigner l’orgueil démesuré d’un individu ou d’un groupe.
En science politique, pour analyser certaines dérives du pouvoir.
En psychologie, où l’on parle parfois de « syndrome d’hubris » pour qualifier un comportement de toute-puissance chez des dirigeants.

Formulation synthétique:

L’hubris est une disposition caractérisée par un excès d’orgueil ou de confiance en soi conduisant à la transgression des limites constitutives de la condition humaine, et entraînant une sanction morale, sociale ou tragique.

Si vous le souhaitez, je peux également proposer une définition encore plus théorique (approche philosophique approfondie) ou une version adaptée à un devoir/dissertation.

*S’écrit aussi hybris, du grec ancien ὕϐρις ou húbris. 
Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.