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Lovisolo

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EDITORIAL     à l’écoute : Vingt et un Aphorismes Enchevêtrés  LES ARTICLES          ABONNEMENT   
 

Henri Cartier-BressonAccumulation photographique ENVRac32 : Plutôt que dans un tiroir

Avec un texte de Henri Cartier Bresson –  l’instant decisif 1952 ( extrait )

Comment nierait on le sujet ? Il s’impose. Et parce qu’il y a des sujets dans tout ce qui se passe dans le monde comme dans notre univers le plus personnel, il suffit d’être lucide vis-à-vis de ce qui se passe et d’être honnête vis-à-vis de ce que nous sentons. Se situer, en somme, par rapport à ce que l’on perçoit. Le sujet ne consiste pas à collecter des faits, car les faits en eux mêmes n’offrent guère d’intérêt. L’important, c’est de choisir parmi eux; de saisir le fait vrai par rapport à la réalité profonde. En photographie, la plus petite chose peut être un grand sujet, le petit détail humain devenir un leitmotiv. Nous voyons et faisons voir dans une sorte de témoignage le monde qui nous entoure et c’est l’événement par sa fonction propre qui provoque le rythme organique des formes. Quant à la façon de s’exprimer, il y a mille et un moyens de distiller ce qui nous a séduits.

Laissons donc à l’ineffable toute sa fraîcheur et n’en parlons plus. Il y a tout un domaine qui n’est plus exploité par la peinture, certains disent que la découverte de la photographie en est la cause; de toute façon, la photographie en a repris une partie sous forme d’illustrations. Mais n’attribue-t-on pas à la découverte de la photographie l’abandon par les peintres d’un de leurs grands sujets, le portrait ? La redingote, le képi, le cheval rebutent désormais le plus académique d’entre eux, qui se sentira étranglé par tous les boutons de guêtre de Meissonier. Nous, peut-être parce que nous atteignons une chose bien moins permanente que les peintres, pourquoi en serions nous gênés ? Nous nous en amusons plutôt, car à travers notre appareil nous acceptons la vie dans toute sa réalité.

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 Books 2017 – Une interaction avec le monde 

Books 2017Présentation d’œuvres d’imageries numériques et photographiques où rien, ici, ne sert à regarder le monde car tout n’est qu’affaire d’interaction avec lui.

Trois albums ( Books ) destinés aux professionnels de l’art afin de découvrir l’ensemble la matière à exposer. Ils existent aussi en version papier à consulter lors d’un rendez-vous.

«La mémoire est un filtre dont l’algorithme redessine le passé, une trémie dont la base varierait en harmonie avec ce qui fut, l’intensité d’un instant et l’appréhension de ce qui n’est pas encore, un espace sensible tridimensionnel.

Dans cette série l’image est le reflet complexe originaire d’une fraction infime mais infinie de l’univers: un témoignage du subjectif sur le quotidien.
Dans cet espace, avec ce qui y est mis en évidence, on peut retrouver l’oubli et combler le vide de ce que l’on a égaré ou jamais possédé.»

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 LES ARTICLES RÉCENTS    


 
 
Tu es sortie des entrailles du tonnerre
Frémissant dans les repentances des nuages
Pierre amère, éprouvée, hautaine
Tu as cherché le soleil saint martyr
Pour ensemble affronter la splendeur dangereuse
Et vous lancer avec l’écho-croisade en haute mer
Éveillée des eaux, tu as dressé, hautaine
Une poitrine de rochers, mouchetée…
Odysséas Elytis
 
 
Cent photos sur l’Italie et avec l’extrait d’un Roman de Madame de Staël, Corinne ou L’Italie.
 
«Ils arrivèrent à Naples, de jour, au milieu de cette immense population qui est si animée et si oisive tout à la fois.Ils traversèrent d’abord la rue de Tolède, et virent les Lazzaroni couchés sur les pavés…»
 
«…Le peuple napolitain, à quelques égards, n’est point du tout civilisé ; mais il n’est point vulgaire à la manière des autres peuples. Sa grossièreté même frappe l’imagination. La rive africaine qui borde la mer de l’autre côté se fait déjà presque sentir, et il y a je ne sais quoi de Numide dans les cris sauvages qu’on entend de toutes parts.»
 
 
Ici, ne cherchez rien d’historique, de logique et moins encore de commémoratif.
 
Il n’y a que la féroce réminiscence hallucinatoire d’un passé relaté, un gigantesque royaume où triomphe un poison obscur et glacé.
Tapis dans l’ombre, si l’on n’y prend garde, il peut surgir à tout moment.
Quant à l’apocalypse les hommes se suffisent. Ils n’ont nul besoin d’un dieu psychotique affublé de quatre ridicules chevaux efflanqués.
 
 
 
Colorisation d’une machine agricole à la grande surprise de son propriétaire cultivateur dont le noble art est d’élever du raisin, d’en faire du bon vin et certainement pas de peinturlurer des tracteurs!
 

Il reste à dire en quoi l’artiste diffère de l’artisan. Toutes les fois que l’idée précède et règle l’exécution, c’est industrie. Et encore est-il vrai que l’œuvre souvent, même dans l’industrie, redresse l’idée en ce sens que l’artisan trouve mieux qu’il n’avait pensé dès qu’il essaie ; en cela il est artiste, mais par éclairs…

Alain.

 

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Article dédié à Vincenzo Diligente Tizzani qui nous a fait visiter amicalement la Vallée des Moulins à Gragnano et découvrir l’écrivain Gennaro Cuomo.

Piazza Guglielmo Marconi à Gragnano le 17 août 2017:  Surpris par la fermeture annuelle de la fabrique de pâtes FAELLA, que nous comptions visiter, nous errions sur la place du village en quête d’une activité touristique consolatrice. Il y avait là, prés de l’usine, quelques joyeux qui devisaient à l’ombre d’un imposant olivier.
 
C’est ici que nous fumes abordés par un homme un peu âgé qui nous proposa une visite gratuite de la «Valle dei Mulini». C’est idiot la suspicion! Poliment nous refusâmes la proposition de peur d’une arnaque, gratuit c’est inéluctablement louche…
 
 
Quand l’herbier devient bestiaire et autorise une réflexion!. Son entomogamie incite au butinage, des sépales aux pétales, anthère et corolle en l’air!
 

« Crévindieu la belle plante! »

Aurais-je pu m’écrier avec une montée de sève dans le pistil…
Hélas, on m’eût traité prodigieusement vite de harceleur botanique, de pervers floral, de cochon pétalibidineux,  de bourgeois égrillard ou encore de satyre radiculaire !!!

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La suite alogique de l’article «Peut-être qu’en Noir & blanc…» où l’on ne change pas de teinte aussi simplement.

Tous les clichés ne se prêtent pas aussi docilement à cette métamorphose.

Certains ne seront pas dans cette série, remplacés par d’autres davantage idoines aux teintes versicolores.
Avec un bref rappel historique et coloré à la mémoire de Louis Ducos de Hauron précurseur dans l’ombre des frères Lumière.

 
Essais d’images sur une base photographique en noir & blanc  traitant des micros paysages.
Un monde vu des petits insectes pollinisateurs, un monde que l’on ne peut que survoler sinon le détruire.
Pendant un moment, on endosse un rôle passionnant: celui du « naturaliste de terrain » comme Anna Maria Sibylla Merian, Charles Naudin, Charles Darwin pour ne citer qu’eux. 
Contempler notre planète avec plaisir, partager les observations c’est apprendre à la respecter et à la préserver sans discours politique mensonger et assommant. Notre ministre chargé de la nature semble confondre écologie, spectacle et politique.

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L’extatique inconfort de la désobéissance

L’artiste se doit de délivrer l’art des nombreux agencements sectaires dans lesquels, pour des raisons de pouvoirs politiques où économiques, il se trouve trop souvent enfermé.

Composition et improvisation pour trois synthétiseurs, bruits d’industries diverses, percussions, piano et violon.

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Il y a la nuit une ambiance propice à l’imaginaire…

On peut aisément se représenter la vie avant l’arriver de l’électricité dans cette ville du Sud de l’Italie.
Les sombres ruelles devaient ne laisser passer que la lumière de la Lune haute dans le ciel.
Terrible la vie dans les «Sassi» de Matera devenue une ville touristique presque aseptisée…

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Un titre et une introduction où il me plait de citer Nicolas de Chamfort et c’est en accord l’hédonisme qui considère le plaisir comme un bien essentiel et une quête qui devrait être une des principales activités humaines, ce qui éviterai bien des maux.
Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale: Nicolas de Chamfort. Algues au rythme du tourisme.

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J’aurai pu faire 1400 photographies avant Amalfi.
Mais on m’aurait sûrement fait une remarque piquante quant à l’objectif de cette hyperbolique descente!
Peut-être reviendrai-je un jour mais ce sera en hiver quand la mer tempête et que ses murailles de vagues dressent une forteresse aux alentours des rochers « Faraglioni di Capri » préservant ainsi l’intimité des Sirènes ailées et anciens Dieux à l’écoute de leurs envoûtantes mélopées. On peut rêver ainsi.
 

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Albert Camus« Le problème pour l’artiste absurde est d’acquérir ce savoir-vivre qui dépasse le savoir-faire. Pour finir, le grand artiste sous ce climat est avant tout un grand vivant, étant compris que vivre ici c’est aussi bien éprouver que réfléchir. L’œuvre incarne donc un drame intellectuel. L’œuvre absurde illustre le renoncement de la pensée à ses prestiges et sa résignation à n’être plus que l’intelligence qui met en œuvre les apparences et couvre d’images ce qui n’a pas de raison. Si le monde était clair, l’art ne serait pas. »
Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, 1942

Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo – Lovisolo…

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28 Commentaires

  1. ça l’fait grave !(même si relu 3 fois “À propos de la musique et des images” !)

  2. Frank Lovisolo-Guillard

    Merci ! Que trois fois ? 🙂

  3. Re bonjour, Franck (si vous me permettez de vous appeler par votre prénom),
    Je viens de me connecter sur votre blog pour découvrir votre travail.
    (J’ai accepté, hier, de devenir votre contact sur Viadeo sur la base de votre profil, mais n’avais rien écouté de vous : question de timing).
    Ma première réaction tient en deux mots : QUEL TALENT !!
    Passé ensuite ce premier…choc, voici, à brûle-pourpoint, et dans le désordre, ce qui me vient à l’esprit :
    – une imagination absolument foisonnante, débordante !
    Critère important, à mes yeux, pour un créateur.
    Car certains utilisent et ré-utilisent toujours les mêmes “recettes”…et en deviennent vite “fatiguants”. Par là-même, ils suscitent le désintérêt de l’auditeur.
    – du métier
    L’imagination à elle seule n’est pas suffisante…Au contraire, je crois qu’elle se libère davantage au suivi de certaines règles, certaines contraintes, établies au départ dans l’esprit du compositeur…
    On sent par ailleurs chez vous une connaissance solide des règles d’écriture, nécessaire, et absolue, à mon avis, dans tout travail de ce genre.
    – un appétit inouï de découverte : en effet, dans les domaines que vous explorez, peu de prédécesseurs…Des collègues, éventuellement…Mais tout de même…
    – une profondeur dans le propos
    Et, immense qualité, une profondeur qui est bien réelle, qui n’est pas feinte…
    Voilà…
    J’ai tout de même eu un regret (vous allez bondir : “lequel ?”, mais rassurez-vous tout de suite…!) : je n’ai pu écouter tous les extraits de votre bolg, certains ayant appramment du mal à fonctionner techniquement parlant. Tout au moins pour moi (les premiers…). Et, surtout pour le tout premier, au propos TRES alléchant, c’est frustrant !!!!
    Tenez-moi au courant de vos travaux par le biais de votre mail-list, ils m’intéressent.
    (D’autant que, comme vous, je m’intéresse à d’autres domaines artistiques que la musique…).
    Avec mes plus vifs encouragements,
    Hélène

  4. Y’as quand même bien de la chance d’être logé par Monseigneur D. !

  5. Comment un artiste peut-il en même temps être, sur les fils de commentaires des sites d’actualités, un chantre de la bien-pensance bobo débile ?

  6. ahh.. enfin une, de la musique ! et que je n’ai pas en stock..

  7. On se sent tout de suite “bienvenue” et dans l’ambiance! Très belle page.

  8. Un petit coucou en passant par là presque par hasard.
    Que vive la création !

  9. Enfin de la musique et des images sans ce conformisme ahurissant des artistes.
    C’est un réel plaisir de voyager dans un univers qui n’est pas pollué par les prétendus “analystes” de l’art et où on ne sent pas l’idéologie réductrice des écoles d’art et des conservatoires…
    Merci pour ce regard infini sur Nous…

  10. Jean-Pierre Hérault

    Très beau site avec un esprit encyclopédique !
    Bravo

  11. j adore

  12. C’est beau:le spectacle, les gens en paix dans leur diversité et avec l’art et la sensibilité du narrateur photographe et la musique…

  13. Merçi de nous distiller ces touches de poésie. Elles éclairent mon quotidien…

  14. S’en est ou le projet de permi de construction et inauguration? pour le project a la seyne du complexe Ateliers Mécaniques?

  15. Votre production est remarquable, sobre mais diablement léchée. C’est un enchantement à bien des niveaux, on ressort de chaque “séance” (car c’est d’un véritable spectacle qu’il s’agit, d’une représentation) grandi, enrichi, émerveillé … Bravo et merci pour vos propositions (les bandes-son … !)

  16. Moi, qui pourtant te connais si bien, je te découvre tous les jours avec enchantement.

  17. Frank je suis sous le charme et encore plus…
    Merci de nous offrir cette richesse.

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