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  EDITORIAL     à l’écoute : L’attente à la gare  LES ARTICLES          ABONNEMENT   
 

Citation de François Bayle :

“Si l’on veut bien prendre conscience des quelques immenses inventions qui dominent le monde (parmi elles, à l’aube du temps, le feu maîtrisé, plus récemment l’électricité, et plus près encore l’image/son disponible à volonté, dans sa nature ou dans sa synthèse aussi bien) alors nous auditifs, nous musiciens, saluons l’invention du son !
Et par là je veux désigner l’impalpable matière temporelle qui provoque cette si vive sensation colorée, cette étonnante émotion vite évaporée qui travaille la mémoire : le son, matériau chaotique ou organisé, dont la musique est la structure”.


 LES ARTICLES 

Lipari-Vue D en Haut

Nouveau: Isola di Lipari – Un viaggio con Daniele

Le récit du tour de l’île Lipari, pays de la pierre ponce, avec notre guide Daniele.
 
«Daniele nous raconte toutes les difficultés inhérentes à la vie sur Lipari et dans les îles Éoliennes, cette impression d’être abandonné voire méprisé par l’Europe du Nord. Bruxelles est si loin et si différente, le plat pays et le volcan. Il nous parle de sa fille qui va à l’école, de sa femme qui lui aura préparé des pâtes à midi, de ses ancêtres et de cette maison qu’il construira de ses mains. Il nous explique l’avant Unesco et l’après, les bouleversements de la communauté insulaire dus à la fermeture de l’usine de ponce.»
 
 
ToulonToulon Extrêmement
Photographier la couleur du ciel et en saisir le silence. Des lignes verticales où l’ombre définit le mouvement.
Dans quel sens faut-il les voir? Peu importe.
Capter l’horizon en une ouverture pour faire le vide avec l’image photographique choisie en fonction de la couleur.
Un décor beaucoup trop classique avec une lumière saturée en pénombres immobiles.
La volonté de netteté est visible et le flou en est l’émotion perceptible.

Isola de vulcano - Cristaux de soufreIsola di Vulcano, le port, les fleurs, le volcan et ses cristauxVulcano-634.

  Récit d’un Voyage  
Tout comme à il volcano solfatara près de Naples, ce qui surprend, quand on arrive, c’est l’odeur de soufre.
A Naples nous sommes dans un cratère volcanique, ici nous sommes sur le port.
Il y a, à quelques mètres, des fumerolles. Aucun doute, nous sommes bien sur un volcan actif!
 

VulcanoVulcano – Composition pour bruits de pas sur un Volcan

C’est vrai qu’il y a un son pour chaque chemin.
Celui de Vulcano est caractéristique.
C’est intéressant, me faisait remarquer Ingrid, quand nous nous apprêtions, après la visite, à descendre le flanc du Vulcano…
C’est le bruit des roches volcaniques du chemin.
Un curieux crissement.
Peut-être devrais-tu l’enregistrer, dit-elle…
 

IMG_4044Isola di Stromboli: alla luce di Bergman e Rossellini.

  Récit d’un Voyage  

Il y a grimpette et montée, ici nous sommes plutôt à gravir une côte avec une élévation de la rampe en hausse en même temps qu’un accroissement notable du raidillon suivi d’une majoration de la pente en escalade allant crescendo au contre-ut telle une courbe du chômage jubilatoire. 
En langage clair «Montjoie! Saint Denis! la vache, ça monte!»
C’est tout aussi idiot qu’héroïque: je vais mourir là, vautré à l’abandon, dans la noire cendre volcanique comme Ingrid Bergman dans la dernière scène de Stromboli qui, toutefois, ne meurt pas, la magie du cinéma.

Mr-Larsen-Dreams-002Mr Larsen’s Dreams: Musique concrète pour «Effets Larsen»

Deuxième volet des compositions pour Effet Larsen.

Amplification, voire emballement tant que les limites physiques ne sont pas atteintes…

Amplification continuelle (cercle vertueux ou vicieux, selon que cette amplification est jugée favorable ou non), dans le cas de rétroaction positive…

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larsen_absalonMr Larsen’s Lives – Rétroaction – Bonus: Larsen et santé publique

 

Musique concrète composée à l’aide «d’Effets Larsens» préalablement enregistrés puis, numériquement, traités et mixés.

Le Larsen ou effet larsen (feedback) est un phénomène de rétroaction acoustique décrit par le physicien danois Søren Absalon Larsen.

Au delà du désagrément provoqué par la stridence de cet événement sonore, le «Larsen», Feedback en anglais, a une conséquence des plus inattendue sur le public.

Lors des répétition, quand on balance le son de scène, il n’est pas rare qu’un «Larsen» plus ou moins gênant se produise, la belle affaire…
Pour exemple, cette monstruosité se produit quand, trop souvent, on essaye d’équilibrer le son d’un piano souffreteux servi par un pianiste discret face à un batteur en débord de testostérone*….

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L'atelier de Mécaniqu - Regard - lovisolo

L’Atelier de Mécanique – Le Retour 1: Regard

Je savais qu’un jour je reviendrai dans ce Léviathan échoué, éventré, pour un autre regard, une autre imagerie, un autre imaginaire, un second vol de lumière et, par delà, une incitation à un voyage.
Passé trois heures dans le ventre du mastodonte le partage du regard doit-être rendu possible. Ici, il se fera par une vision englobante qui se bâtit en réalisant une fantasmagorie par la multiplicité des points de vue tout en cherchant le détail d’un essentiel.
Cet essentiel consiste à ce que, dans l’expérience imaginaire inspirée du lieu, soit réuni tout ce qui semblerait hostile, perdu ou détruit pour être un instant ramené dans la lumière, ces quelques secondes où l’œuvre existe quand elle est vue…

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LovisoloPourquoi, palsambleu, avoir tagué « PIZZA » sur un mur ?

LovisoloPeut-être qu’une fringale Rabelaisienne voire Gargantuesque a soudain sorti l’artiste d’une torpeur méridionale toute printanière et, derechef, peinture au poing, l’estomac dans les talons, rêvant d’huile, d’anchois, d’olives et de tomates, s’est-il mis sur-le-champ à peinturlurer rageusement le mot «PIZZA», sans penser à courir s’en dégoter une deux venelles plus loin… 

Audacieuse hypothèse qu’Herbert Reinecker, le scénariste de Derrick, m’aurait jalousé si nous n’en étions pas enfin débarrassé, je me serai alors payé sa bobine ce qui, dans le cinéma, ne pardonne pas. Das Kino für das deutsche Fernsehen ist kolossal!

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Umberto Eco – La musique et la machineumberto-eco- Lovisolo

 

«Le métier le plus facile est toujours celui du « moraliste de la culture ».
J’appelle moraliste de la culture cet homme qui, doué d’une intelligence certaine, repère l’apparition des phénomènes éthiques, sociologiques et esthétiques ; mais qui, ceci fait, ne prend pas le risque d’une analyse de ces phénomènes, de leurs causes et de leurs effets à long terme, des particularités de leur ce fonctionnement » ; il préfère consacrer l’acuité de son intelligence à les examiner à la lumière d’un soi-disant « humanisme » et à les reléguer parmi les éléments négatifs d’une société en proie à la massification et à la science-fiction.


Il n’est pas rare de trouver de nos jours des moralistes de la culture se plaindre de la vente et de la consommation de la « musique faite à la machine », ou, pire encore, « de la musique en conserve » : le disque, la radio, les appareils enregistreurs, les nouveaux systèmes de production technique du son, comme les Ondes Martenot, les générateurs électroniques de fréquences, les filtres, etc…»

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La chanson de consommationUn second  texte véritablement digne d’intérêt et toujours d’actualité datant de la même époque (1964/65).

Umberto Eco – La chanson de consommation

«La musique « gastronomique » est un produit industriel qui ne poursuit nullement un but artistique, mais bien au contraire, tend à satisfaire les exigences du marché. Mais le problème est de savoir si la production industrielle des sons s’adapte aux libres fluctuations de ce marché, ou si elle n’intervient pas plutôt selon un plan pédagogique bien précis pour l’orienter et déterminer la demande. Si l’homme de la civilisation industrielle de masse est tel que les sociologues nous l’ont décrit, un individu, extro-déterminé (à la place duquel pensent et désirent les grands appareils de la persuasion clandestine et les centres de contrôle du goût, des sentiments et des idées, et qui pense et désire conformément aux décisions de centres de direction psychologique), alors, la chanson de consommation apparaît comme un des instrument de coercition idéologique les plus efficaces qui pèsent sur le citoyen d’une société de masse.» 

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Expérimentation Numérique II – Antimatière à réflexionLovisolo

 

Antimatière à réflexion, la suite illogiquement due au premier chapitre où les photographies étaient déjà devenues de l’art numérique par transsubstantiation.  
 

Une continuité, une dématérialisation de l’image pour la construction d’une autre où l’on pressent qu’il n’y a là qu’une expérience esthétique où se mêlent «la science du beau» et «la science du sensible» s’il en est une.

Il y a une grande difficulté à utiliser le mot «esthétique» : on peut se perdre dans les multiples saveurs qui le métamorphosent au grès de son application…

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Expérimentation Numérique I – Matière à réflexionLovisolo

 

Avec cette première série je propose une approche digitale de la matière à travers trente photographies «transsubstantiées» afin d’en extraire une virtuelle consistance pigmentée d’une gamme autrement nuancée d’hyperréalité. 

Les images ne représentent plus le monde, mais le recréent et le réinventent à l’endroit de la conscience qui interagit avec la réalité tout en diminuant sa capacité à la distinguer de l’imaginaire, une invitation à voyager dans une immatérielle réalité.

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Voyage-en-crâne-inconnuBleu - lovisoloVoyage en Crâne inconnu: Thanatologie Jubilatoire

 

C’est vrai, j’ai pris un immense plaisir à faire ces photos, le film et pour lier l’ensemble la musique. Cela me vaudrait, si j’y croyais, un fragment d’éternité au purgatoire et le reste en enfer en compagnie de drôlesses et de vauriens.
J’ai osé une osserie visuelle, virtuelle comme une thanatologie jubilatoire: la vidéo extra-crânienne, «ostéographique», macrophotographique osseusement colorée.
Toutefois, n’y voyez aucune morbidité ! Ce crâne est un prétexte à la recherche de nouvelles émotions, une phénoménologie grandiose de l’exploration à la limite du visible, infime interaction de ce que l’univers, de sa propre réalité, veut bien nous dévoiler.
La beauté s’est affranchie et, conséquemment, l’imagination permet d’accéder à un espace évoluant en un matériel de création luminifère.

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Complément d’article : Les photographies de l’article ci-dessus :

Photographie ossifère : Voyage en Crâne inconnulovisolo

Retrouvaille avec le vieux Gardéen, peut-être même la vieille Gardéenne, je ne suis pas assez calé en ostéologie pour discerner à quel sexe appartient cet os !
Cependant celle-là, on va dire que c’est une fille, trône sans vergogne sur mon étagère depuis que j’en ai hérité de feu mon père, lui-même gardéen.
Bien campée sur ses dents, de son orbite elle épie et scrute sans relâche tout ce qui se fait ici.
Certains lecteurs assidus ont sans doute reconnu la vanité actrice dans la vidéo «Le cauchemar du mari de l’Ama»: un succès mondial.
Sans coup férir, la voilà de retour, promptement descendue de son archelle, disposée à reprendre derechef du service m’invitant en et avec elle au voyage.  Pour cela elle fait preuve d’une ostéine volonté sans commune mesure.
Tout porte à croire que dans l’ossuaire elle prend son rôle de relique à coeur et «cach’tonne» ostensiblement !
Et la musique  là :
 

Se taper l’escadrin juste avant que les voisins n’interviennentLovisolo

 

Composition électroacoustique pour un Escalier Métallique tapé, percuté, frappé, cogné, tambouriné, un texte aléatoirement généré surtout incompréhensiblement mixé et divers traitements sonores dynamiques et esthétiques que, rigoureusement, ma mère m’a défendu de nommer ici, Gare au…  Bref, l’escalier métallique m’a été gracieusement prêté par Ingrid Tedeschi qui m’a assisté pour l’enregistrement d’icelui. .

Le titre de l’article, « Se taper l’escadrin juste avant que les voisins n’interviennent», se justifie car les voisins, de braves gens, se sont lassés des sons, qui portés par un mur peu coopératif à la création, ont envahis leur salon perturbant un tantinet la conversation et le sommeil de leur descendance encore insensible à l’art des bruits: comme quoi la valeur attend un peu le nombre des années. 
L’intervention soudaine ferme mais polie mit fin au supplice de l’escalier malicieusement nommé, ici, escadrin!  La suite >>>>>>>>>
 

LovisoloCinq heures vingt-cinq au Mourillon

 

Dès potron-minet il est convenable, au solstice d’hiver, d’aller capturer des images.

Cinq heures vingt-cinq au Mourillon, cette année il fait doux, pas moins de quatorze degrés, le temps et nuageux et quelques minuscules gouttes s’accrochent aux feuillages restants.

Holodomor

Lovisolo

llustration créée à partir d’une photographie prise par le journaliste Gareth Richard Vaughan Jones.

Composition pour :
des Gongs Thaïlandais digitalisés, une Flûte Shakuhachi traitée ou, à votre convenance, maltraitée numériquement, un Orgue très répétitif, un Chœur de femmes Slaves joué par un « sampler », des Percussions, un Piano préparé pour ressembler aux Membranophones, Idiophones, autophone et autres Cordophones. Pour finir une Réverbération méticuleusement choisie corrélera l’ensemble, à mon endroit elle fait parti des instruments.
 
Loin de moi toute idée d’un travail d’historien si ce n’est quelques écrits glanés ci et là…
Cette catastrophe humanitaire m’a suffisamment bouleversé pour que j’en décide une musique.
C’est un sujet difficile à traiter, presque impénétrable.
Avec les textes et les images l’émotion peut à tous moments submerger la composition.
Une question d’actualité demeure cependant: sommes-nous condamnés à être gouvernés par des psychopathes ? 
 
 

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Lovisolo

16 Comments

  1. ça l’fait grave !(même si relu 3 fois “À propos de la musique et des images” !)

  2. Frank Lovisolo-Guillard

    Merci ! Que trois fois ? 🙂

  3. Re bonjour, Franck (si vous me permettez de vous appeler par votre prénom),
    Je viens de me connecter sur votre blog pour découvrir votre travail.
    (J’ai accepté, hier, de devenir votre contact sur Viadeo sur la base de votre profil, mais n’avais rien écouté de vous : question de timing).
    Ma première réaction tient en deux mots : QUEL TALENT !!
    Passé ensuite ce premier…choc, voici, à brûle-pourpoint, et dans le désordre, ce qui me vient à l’esprit :
    – une imagination absolument foisonnante, débordante !
    Critère important, à mes yeux, pour un créateur.
    Car certains utilisent et ré-utilisent toujours les mêmes “recettes”…et en deviennent vite “fatiguants”. Par là-même, ils suscitent le désintérêt de l’auditeur.
    – du métier
    L’imagination à elle seule n’est pas suffisante…Au contraire, je crois qu’elle se libère davantage au suivi de certaines règles, certaines contraintes, établies au départ dans l’esprit du compositeur…
    On sent par ailleurs chez vous une connaissance solide des règles d’écriture, nécessaire, et absolue, à mon avis, dans tout travail de ce genre.
    – un appétit inouï de découverte : en effet, dans les domaines que vous explorez, peu de prédécesseurs…Des collègues, éventuellement…Mais tout de même…
    – une profondeur dans le propos
    Et, immense qualité, une profondeur qui est bien réelle, qui n’est pas feinte…
    Voilà…
    J’ai tout de même eu un regret (vous allez bondir : “lequel ?”, mais rassurez-vous tout de suite…!) : je n’ai pu écouter tous les extraits de votre bolg, certains ayant appramment du mal à fonctionner techniquement parlant. Tout au moins pour moi (les premiers…). Et, surtout pour le tout premier, au propos TRES alléchant, c’est frustrant !!!!
    Tenez-moi au courant de vos travaux par le biais de votre mail-list, ils m’intéressent.
    (D’autant que, comme vous, je m’intéresse à d’autres domaines artistiques que la musique…).
    Avec mes plus vifs encouragements,
    Hélène

  4. Y’as quand même bien de la chance d’être logé par Monseigneur D. !

  5. Comment un artiste peut-il en même temps être, sur les fils de commentaires des sites d’actualités, un chantre de la bien-pensance bobo débile ?

  6. ahh.. enfin une, de la musique ! et que je n’ai pas en stock..

  7. On se sent tout de suite “bienvenue” et dans l’ambiance! Très belle page.

  8. Un petit coucou en passant par là presque par hasard.
    Que vive la création !

  9. Enfin de la musique et des images sans ce conformisme ahurissant des artistes.
    C’est un réel plaisir de voyager dans un univers qui n’est pas pollué par les prétendus “analystes” de l’art et où on ne sent pas l’idéologie réductrice des écoles d’art et des conservatoires…
    Merci pour ce regard infini sur Nous…

  10. Jean-Pierre Hérault

    Très beau site avec un esprit encyclopédique !
    Bravo

  11. j adore

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