Une preuve d’évolution – Chapitre 4 : Biodiversité empreinte d’inquiétude.

Biodiversité

à l’écoute : De Rerum Natura
Osmophore - darwin - evolution - lovisolo
Une accumulation, même botanique, c’est toujours désarmant…
Pour ce printemps 2019, je propose, pour la continuité de la biodiversité, cent neuf clichés et une petite vidéo où les pucerons, nuisibles et utiles, en sont les acteurs bien malgré eux .
C’est encore avec une jouissance empreinte d’inquiétude que je suis parti à la chasse aux paysages miniatures…
  « Tout ceci pourrait se raréfier, voire disparaître » 
En septembre 2016, l’ Union internationale pour la conservation de la nature, UICN,  recensait:
116 espèces éteintes , 132 espèces éventuellement éteintes, 35 espèces éteintes , 13 espèces potentiellement éteintes, cinq sous-espèces éteintes et une éteinte dans la sous-espèce sauvage et quatre variétés de plantes éteintes . 
 
 
 
la Violette de Cry, est désormais « Eteinte » - Biodiversité

la Violette de Cry, est désormais « Eteinte »
Photo : Flickr – Laurent Breillat 

Biodiversité & Espèces en danger

En biologie et écologie, l’expression « espèce en danger » (ou « espèce menacée ») se applique à toute espèce risquant de disparaître à court ou moyen terme. Selon le congrès mondial de l’UICN de septembre 2016, « les trois quarts des espèces en danger d’extinction sont menacées par l’agriculture, la conversion des terres, la surexploitation des ressources », ce qu’un article du 10 août, dans la revue Nature traduit sous le titre « Les ravages des fusils, des filets et des bulldozers » aussi qualifiés de grands tueurs parmi les facteurs de régression de 8 700 espèces animales et végétales évaluées et classées en 2016 comme menacées ou quasi menacées de disparition sur la liste rouge de l’UICN.

L’UICN estime qu’en Europe, rien que pour les mammifères ;

14 % des mammifères terrestres et 22 % des mammifères marins pourraient disparaître du territoire de l’UE, dont le renard polaire, le vison d’Europe, le lynx pardelle et le

Monachus monachus - Biodiversité

Phoque moine de Méditerranée

Phoque moine de Méditerranée qui comptent parmi les plus menacées. La baleine grise n’a pas disparu mais ne semble plus fréquenter le littoral européen depuis plusieurs siècles. Sans parler des insectes

27 % au moins des populations de mammifères sont en baisse (et on manque de données pour 30 % environ des espèces de mammifères).

Lynx pardinus - Biodiversité

Lynx Pardinus

Les causes principales sont la perte, la dégradation et la fragmentation des habitats, les changements climatiques, la mortalité accidentelle (roadkill), la pollution et l’homme (chasse, poison, pièges, introduction volontaire ou non d’espèces invasives et concurrentielles des espèces autochtones).

L’UICN note que certains plans de conservation ont efficacement sauvé quelques espèces (mais ils ne concernent que 8 % des mammifères européens, et pas dans tous les pays). Une évaluation de l’état des populations de mammifères est en cours.

La commission a plusieurs fois alerté aussi sur l’importance de restaurer un réseau écologique européen, et de ne pas oublier les invertébrés et en particulier les invertébrés xylophages, souvent menacés par la manque de ressource en bois-morts ou sénescents dans les forêts européennes trop exploitées. De nombreuses espèces d’eau douce autrefois communes sont également en très forte régression (ex. : reptiles ou amphibiens) ou menacées, dont l’anguille européenne (Anguilla anguilla). Plusieurs études observent également un déclin important chez les lichens et les champignons.

La France se classe parmi les dix pays hébergeant le plus d’espèces menacées sur la planète. Elle jouit d’une position unique au monde en termes de richesses naturelles. Via ses départements (La Réunion, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Mayotte) et ses territoires et collectivités d’Outre-Mer, elle est présente dans cinq des trente-quatre points chauds du globe, ces zones où la diversité biologique s’avère la plus grande mais la plus en danger et où les espèces endémiques sont très nombreuses.

La loi du 10 juillet 1976 protège déjà certaines espèces menacées en France. Elle en interdit la capture, la vente et l’achat et même la perturbation intentionnelle. En 2005, la loi concernait en métropole plus de 700 espèces animales sauvages (soit 52 % des vertébrés, 4 % des mollusques et 0,5 % des insectes, crustacés et échinodermes) et 450 espèces végétales (plus de 7 % des plantes, sans compter les mousses). Mais l’Outre-Mer concentre 80 % de la biodiversité or, la loi française ne s’exerce que sur ses départements, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna possédant leur propre réglementation.

La suite >>>>>

Vidéo : Pucerons sur une jeune feuille de citronnier –  5 juin 2019

Classification du Vivant, une carte de la biodiversité – Arbre phylogénétique

  Évolutionnisme
Biodiversité

Carl Woese

Biodiversité

Guillaume Lecointre par Yves Tennevin

Arbre phylogénétique hypothétique de tous les organismes vivants, construit à partir des séquences de l’ARNr 16S. À l’origine proposé par Carl Woese (1990), enrichi par Guillaume Lecointre & Hervé Le Guyader(2006), enfin modifié par Purificación López-García & David Moreira (2008), il montre l’histoire évolutive basée sur les caractères génétiques et l’analyse cladistique des trois domaines du vivant (bactériesarchées et eucaryotes).

En biologie, l’évolution est la transformation du monde vivant au cours du temps, qui se manifeste par des changements phénotypiques des organismes à travers les générations. Ces changements généralement graduels (mais pouvant être rapides ou lents) peuvent aboutir, à partir d’une seule espèce (dite « espèce-mère »), à la formation de nouvelles variétés périphériques devenant progressivement des « espèces-filles ». Inversement, la fusion de deux lignées par hybridation ou par symbiogenèse (en) entre deux populations d’espèces différentes peuvent produire une troisième espèce no

Charles Darwin

Charles Darwin – Biodiversité

uvelle. L’évolution explique la biodiversité sur Terre. L’histoire des espèces peut ainsi être pensée et représentée sous la forme d’un arbre phylogénétique et d’autres schémas et modèles, qui permettent de comprendre le phénomène de l’évolution.

Certains philosophes de l’Antiquité (Lucrèce, 98-54 avant notre ère, en particulier) ont approché le phénomène de l’évolution, mais ce n’est qu’à partir du xixe siècle que des théories proposent des explications scientifiques, c’est-à-dire réfutables ou démontrables.

Jean-Baptiste de Lamarck a le premier formulé une théorie scientifique transformiste fondée sur deux principes complémentaires : complexification de l’organisme et diversification adaptative.

Puis, à partir de 1859 avec la publication de L’Origine des espèces par Charles Darwin, le modèle darwinien de l’évolution s’est progressivement imposé dans la communauté scientifique comme celui expliquant un maximum de faits observables avec un minimum de postulats (principe de parcimonie). Darwin illustre, avec des observations détaillées, la thèse que les espèces viva

Jean-baptiste Lamarck - Biodiversité

Jean-Baptiste Lamarck

ntes ne sont pas des catégories fixes, mais se diversifient avec le temps, ou disparaissent. Comme cause des changements qui se produisent peu à peu au sein d’une population, il propose l’idée de la sélection naturelle, équivalent naturel et spontané de la sélection artificielle pratiquée par les éleveurs d’animaux domestiques. Les espèces sont profondément conditionnées par leur milieu naturel, aujourd’hui appelé écosystème.

 
 
Lieu des photos
Biodiversité Biodiversité Biodiversité Biodiversité Biodiversité
Toulon : Du Cap Bruns à la plage de la Mitre en passant par mon jardin !
Mon emplacement
Itinéraires
 

 

Lien pour marque-pages : Permaliens.

2 Commentaires

  1. Bam ! ! !
    Merci d’avoir pris le temps de ce super travail…
    sans lequel je n’aurais jamais pu voir cette nature …sidérante de…..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *