Tout ceci demeure, finalement, très vague

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Comte de Lautréamont

à l’écoute : Plage de la Verne
ComGris

Ce doit-être une obsession !

Tant qu’à photographier les vagues que de relire Lautréamont et plus particulièrement cette ode à l’océan des Chants de Maldoror, ces vieux océans auquel est reliée, par deux fois, la mer méditerranée.
Deux fois, car la péninsule Ibérique s’éloigne du continent africain à Gibraltar, l’autre, car les hommes ont déchiré, pour un usage maritime et mercantile, le désert : De Port-Saïd au « Grand Lac Amer » puis, plus loin, le golfe de Suez, le golfe d’Aden dans la mer d’Arabie et, pour finir, cet antique océan Indien.

Ceci ne précisant pas toutefois pourquoi il ne reste que du bleu et du vert dans cette série photographique vaguement glaciale !

Je laisse, ainsi, le spectateur pugnace dans l’expectative d’une possible et positive explication !

Vieil océan, aux vagues de cristal, tu ressembles proportionnellement à ces marques azurées que l’on voit sur le dos meurtri des mousses ; tu es un immense bleu, appliqué sur le corps de la terre : j’aime cette comparaison.

Ainsi, à ton premier aspect, un souffle prolongé de tristesse, qu’on croirait être le murmure de ta brise suave, passe, en laissant des ineffaçables traces, sur l’âme profondément ébranlée, et tu rappelles au souvenir de tes amants, sans qu’on s’en rende toujours compte, les rudes commencements de l’homme, où il fait connaissance avec la douleur, qui ne le quitte plus. Je te salue, vieil océan !

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3 Commentaires

  1. Jenny Quadri Guillard

    Lecture difficile mais on continue car cette complexité fascine. Belles images, le bruit des vagues est apaisant.

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