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Marianne Breslauer

 
Marianne Breslauer

Marianne Breslauer (20 novembre 1909, Berlin – 7 février 2001, Zurich) était une photographe professionnelle allemande, portraitiste. Elle vivait et travaillait à Berlin.[1] 

Elle suit les cours de la photographe entre 1927 et 1929, et se lie avec l’avant-garde des artistes berlinois, tels Paul Citroen et Umbo, dont elle fait des portraits. En 1929, elle participe à la grande exposition Film und Foto de Stuttgart, puis, son diplôme obtenu, s’installe à Paris où elle devint brièvement l’élève de Man Ray. [1] [2]

Un an plus tard, elle a commencé à travailler pour le studio photo Ullstein à Berlin, dirigé par Elsbeth Heddenhausen, où elle a maîtrisé le développement de photographies dans la chambre noire.Jusqu’en 1934, ses photos étaient publiées dans de nombreux grands magazines tels que Frankfurter Illustrierten, Der Querschnitt, Die Dame,  Zürcher Illustrierten et Das Magazin.

Annemarie Schwarzenbach

Annemarie Schwarzenbach

Marianne était une amie proche de l’écrivaine, journaliste et photographe suisse Annemarie Schwarzenbach, qu’elle a rencontré par le biais de Ruth Landshoff et qu’elle a photographié à plusieurs reprises. Elle a décrit Annemarie (décédée en 1942 à l’âge de 34 ans) comme suit: “Ni une femme ni un homme, mais un ange, un archange”. En 1933, ils se rendirent ensemble dans les Pyrénées pour effectuer une mission photographique auprès de l’agence photographique berlinoise Academia. Cela a conduit Marianne à se confronter aux pratiques antisémites qui se manifestaient alors en Allemagne. Ses employeurs voulaient qu’elle publie ses photos sous un pseudonyme, afin de cacher le fait qu’elle était juive. Elle a refusé de le faire et a quitté l’Allemagne. Cependant sa photo écolièresremporte le prix “Photo de l’année” au “Salon international d’art photographique” à Paris en 1934.[2]

En 1936, elle émigra à Amsterdam où elle épousa le marchand d’art Walter Feilchenfeldt.[2]

Auparavant, elle avait quitté l’Allemagne après avoir vu les nazis interrompre une vente aux enchères d’art moderne. Son premier enfant, Walter, est né ici. La vie de famille et le travail de marchand d’art l’empêchent de travailler dans la photographie, qu’elle abandonne pour se consacrer à ses autres activités. En 1939, la famille s’enfuit à Zurich, où naquit son deuxième fils, Konrad.[2]

Après la guerre, en 1948, le couple crée une entreprise d’art spécialisée dans la peinture française et l’art du XIXe siècle. À la mort de son mari en 1953, elle a repris l’entreprise qu’elle dirigeait avec son fils Walter de 1966 à 1990.

Elle est décédée à Zollikon , près de Zurich.[2]

   
Marianne Breslauer, Selfportrait, berlin 1933©Estate of Marianne Breslauer

Marianne Breslauer, Selfportrait, berlin 1933 © Estate of M. Breslauer

Marianne Breslauer, « Défense d’afficher », Paris, vers 1936, tirage argentique, 20,1 x 27,7 cm

Marianne Breslauer « Défense d’afficher » Paris, vers 1936

Marianne Breslauer, Sacrow, 1934

Marianne Breslauer, Sacrow, 1934

Marianne Breslauer Zirkus - Junge, 1932

Marianne Breslauer : Zirkus – Junge, 1932

Marianne Breslauer, Pont Lützowufer, Berlin, 1930

Marianne Breslauer, Pont Lützowufer, Berlin, 1930

 
 
Marianne Breslauer,  (Annemarie Schwarzenbach dans sa voiture et un berger), Pyrénées, 1933

Marianne Breslauer, Annemarie Schwarzenbach dans sa voiture et un berger, Pyrénées, 1933

 
Marianne Breslauer, Sans titre (Ruth von Morgen), Berlin, 1934

Marianne Breslauer, Sans titre (Ruth von Morgen), Berlin, 1934

 

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3 Commentaires

  1. Alouette…..
    Elle a quand même un faux air de “Nicole Croisille”…..la fille du “Sortilège du photographe….”
    Mais ça ne change rien au fait que, comme je ne l’ai pas entendu depuis longtemps, il y a un batteur, (même si il est en plastique – “virtuel”), fait bien l’affaire……
    L’ensemble de l’œuvre, d’ailleurs, fait bien son truc……. malgré certains (tous ?), choix d’harmonies et de notes capillo tractées, en apparence…..sont très très judicieux, correspondent brillamment aux messages des images des artistes en question….. Strike !

    Envisages tu une saison technico musicale, ou bien ?

    • Alouette…..
      Elle a quand même un faux air de “Nicole Croisille”…..la fille du “Sortilège du photographe….”
      Mais ça ne change rien au fait que, comme je ne l’ai pas entendu depuis longtemps, il y a un batteur, (même si il est en plastique – “virtuel”), fait bien l’affaire……
      L’ensemble de l’œuvre, d’ailleurs, fait bien son truc……. malgré certains (tous ?), choix d’harmonies et de notes capillo tractées, en apparence…..sont très très judicieux, correspondent brillamment aux messages des images des artistes en question….. Strike !

      Envisages tu une saison technico musicale, ou bien ?

    • Je ne sais pas vraiment à quoi ressemble la fameuse Nicole… J’ai dû me servir de Google ! Quant au reste, j’aimerai bien que soit un vrai batteur, mais techniquement ça me poserait trop de problèmes et puis tu sais bien que pour trouver un batteur qui jouerait avec la musique et non le contraire ça devient plus difficile encore ! Bref, ceci me ralentirait trop !
      Merci d’être passé et surtout d’avoir écouté !
      @ bientôt !

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