envraC50 avec Madame Yevonde

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Berenice Abbott  

Berenice Abbott

Berenice Abbott-The Flatiron Building-New York City

Berenice Abbott-The Flatiron Building-New York City

Berenice Abbott est née le  à Springfield (Ohio) et morte le  à Monson (Maine), est une photographe portraitiste puis scientifique américaine.
A 19 ans elle intègre l’université de l’Ohio et rapidement les Beaux Arts de la ville de New York où elle fréquente Greenwich Village et ses cercles d’artistes et d’intellectuels. Elle y rencontre Man Ray, la baronne Elsa von Freytag-Loringhoven ou encore Marcel Duchamp.

Elle part à Paris en 1921 pour étudier la sculpture et se forme ensuite auprès du photographe Man Ray avant d’ouvrir son propre studio en 1926. elle photographie la bohème artistique et intellectuelle parisienne, et participe à plusieurs expositions modernistes à Paris, à New York ou à Stuttgart. 

Retour à New-york en 1929 où elle ouvre un nouvel atelier. Elle est surtout connue pour sa série de portraits d’artistes (parmi lesquels apparaissent Jean Cocteau, André Gide, Max Ernst, Marcel Duchamp, James Joyce, Man Ray, Eugène Atget ou bien encore Marie Laurencin) et pour ses photographies de New York dans les années 30.

En 1939 elle commence à expérimenter la photographie scientifique en essayant de réaliser des images artistiques de phénomènes physiques et chimiques. En 1958 elle put photographier des expériences scientifiques au MIT, ses photos serviront à illustrer une série de manuels de physique.

Berenice Abbott - Cocteau

Jean Cocteau (1889-1963) par Berenice Abbott

Son oeuvre : 
L’œuvre de Berenice Abbott illustre une conception de la photographie qu’elle résume en défendant Changing New York pour lequel elle expliquait : « Le rythme de la ville n’est ni celui de l’éternité ni celui du temps qui passe mais de l’instant qui disparaît. C’est ce qui confère à son enregistrement une valeur documentaire autant qu’artistique. »

L’essence de la photographie repose sur ce rapport au temps. Le rôle de la photographie est d’enregistrer cet instant qui disparaît que Roland Barthes appellera le «ça a été».

La photographie dans son rapport au temps fonctionne toujours au passé, comme représentation d’un temps devenu passé. Pourtant les images d’Abbott, comme celles de Lewis Hine et d’Eugène Atget ne sont pas seulement nostalgiques : le passé, en arrière, fixé sur photographie, est à sa place.

C’est pourquoi aussi la photographie requiert de l’« authenticité » : le ça a été se perd dans la photographie manipulée ou à prétention artistique telle que la pratiquent les pictorialistes. La photographie telle que la conçoit Berenice Abbott doit marcher d’elle-même. Débutante elle disait les photos viennent bien. En 1951, elle continue à déranger les photographes intellectualistes en déclarant It has to walk alone. Selon Abott, la photographie ne doit pas chercher à imiter la peinture par des compositions ou des manipulations savantes, elle doit continuer à chercher son essence dans ce rapport à l’instant. [Source]

Source et compléments

Berenice Abbott - Grand central station New York 1936

Berenice Abbott – Grand central station New York 1936

Greyhound Bus Terminal, 1936 - Berenice Abbott

Greyhound Bus Terminal, 1936 – Berenice Abbott

James Joyce 1928 - Berenice Abbott

James Joyce 1928 – Berenice Abbott

Portrait d'Eugène Atget - Berenice Abbott

Portrait d’Eugène Atget – Berenice Abbott

 
Interférences Cambridge-Massachusetts - Berenice Abbott

Interférences Cambridge-Massachusetts – Berenice Abbott

 
Réfraction des rayons lumineux par un prisme en fonction de l’angle d’incidence initial -  Berenice Abbott

Réfraction des rayons lumineux par un prisme en fonction de l’angle d’incidence initial – Berenice Abbott

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3 Commentaires

  1. Alouette…..
    Elle a quand même un faux air de “Nicole Croisille”…..la fille du “Sortilège du photographe….”
    Mais ça ne change rien au fait que, comme je ne l’ai pas entendu depuis longtemps, il y a un batteur, (même si il est en plastique – “virtuel”), fait bien l’affaire……
    L’ensemble de l’œuvre, d’ailleurs, fait bien son truc……. malgré certains (tous ?), choix d’harmonies et de notes capillo tractées, en apparence…..sont très très judicieux, correspondent brillamment aux messages des images des artistes en question….. Strike !

    Envisages tu une saison technico musicale, ou bien ?

    • Alouette…..
      Elle a quand même un faux air de “Nicole Croisille”…..la fille du “Sortilège du photographe….”
      Mais ça ne change rien au fait que, comme je ne l’ai pas entendu depuis longtemps, il y a un batteur, (même si il est en plastique – “virtuel”), fait bien l’affaire……
      L’ensemble de l’œuvre, d’ailleurs, fait bien son truc……. malgré certains (tous ?), choix d’harmonies et de notes capillo tractées, en apparence…..sont très très judicieux, correspondent brillamment aux messages des images des artistes en question….. Strike !

      Envisages tu une saison technico musicale, ou bien ?

    • Je ne sais pas vraiment à quoi ressemble la fameuse Nicole… J’ai dû me servir de Google ! Quant au reste, j’aimerai bien que soit un vrai batteur, mais techniquement ça me poserait trop de problèmes et puis tu sais bien que pour trouver un batteur qui jouerait avec la musique et non le contraire ça devient plus difficile encore ! Bref, ceci me ralentirait trop !
      Merci d’être passé et surtout d’avoir écouté !
      @ bientôt !

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