L’Ancien Atelier de Mécanique – Musique quasi concrète

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Musique quasi concrète/span>

   
ComGris
Composition originale de musique quasi concrète, pour :
DarbukaBalafon,
Mbira (Sanza ), Kkwaenggwari,
Anvil (Enclume instrument de musique),
Grosse caisse (Bass Drum)  
avec beaucoup de bruits d’atelier, Bling/Blong , Clang, Clong, Criiii, Froutch, Klon/Klong/Klung, Zdoïng et encore quelques onomatopées industrielles, franchement, «dysgraphiques» ! 

Tout de suite, la porte rouillée et taguée franchie, il y a cette singulière rémanence de l’exhalaison du liquide de coupe, un fluide lubrifiant utilisé à parfaire le travail des tours, fraiseuses et autres machines-outils.
Ici, brusquement, s’est arrêté le temps abandonnant en suspend, les fragments aromatiques des émulsions jadis employées.
C’est une photographie olfactive rémanente de l’activité  des Chantiers Navals de la Seyne sur Mer. 

Atelier de mécanique La Seyne - Musique quasi concrète

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Les chantiers navals de la Seyne sur Mer existent depuis plus de deux siècles (l’activité du premier chantier naval seynois est attestée en 1711), à l’origine il s’agissait d’un chantier construisant des bateaux en bois.
Les Chantiers Navals de la Seyne sur Mer ont ensuite connus une forte expansion au cours de la première moitié du XIXème  siècle, c’est durant cette période que s’est développée l’utilisation de la métallurgie dans la construction des bateaux.
Ainsi, dès le début du XIXème siècle une activité industrielle potentiellement polluante (utilisation d’hydrocarbures et de métaux) est présente dans le quartier du site étudié.
En 1848, les chantiers ont été agrandis sur plusieurs milliers de m², emploient 1 300 personnes et assemblent de nombreux navires… À partir de 1855, c’est la société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) qui reprend la gestion du site industriel. Cette société connaît alors un essor très important dans la construction des navires, aussi bien civils que militaires. Un rapport des archives de la Marine de 1884 désigne les chantiers de la FCM comme les plus importants de France, par leur surface (14,6 ha) et la longueur de leurs quais (près d’1 km). Ils disposent en effet de 10 cales de construction dont la taille permet aux FCM de construire les plus grands bateaux de l’époque.

   
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