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Composition pour :
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Chant
Guitares
Basse
Batterie
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Le Serpent qui Danse– Que j’aime voir, chère indolente, Sur ta chevelure profonde Comme un navire qui s’éveille Tes yeux où rien ne se révèle A te voir marcher en cadence, Sous le fardeau de ta paresse Et ton corps se penche et s’allonge Comme un flot grossi par la fonte Je crois boire un vin de bohême,
Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal |
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Dans « Le Serpent qui danse », Baudelaire célèbre la beauté sensuelle de la femme aimée à travers la comparaison centrale avec un serpent. Ce symbole évoque à la fois la souplesse, la grâce, mais aussi une part de mystère et de danger. Le poète décrit le corps féminin comme un mouvement ondoyant et hypnotique : la femme devient une source de plaisir, d’ivresse et d’inspiration poétique. L’atmosphère est exotique, chaude et presque musicale, grâce aux images de parfums, d’îles lointaines et de danses. L’enjeu du poème : montrer comment la femme fascine par sa beauté sensuelle, envoûtante et presque magique, tout en conservant une part d’ambiguïté qui attire autant qu’elle inquiète — un thème majeur de Les Fleurs du Mal. Le poème Le Serpent qui danse de Charles Baudelaire, publié dans Les Fleurs du mal (1857), célèbre la sensualité et la fascination du poète pour le corps féminin. La femme y est comparée à un serpent, image qui suggère la souplesse, la séduction et le mystère. Les mouvements de son corps sont décrits comme ondulants et hypnotiques, ce qui donne l’impression d’une danse lente et envoûtante. Baudelaire renforce cette impression grâce à la musicalité du poème : le rythme et certaines répétitions de sons créent une sensation de glissement qui rappelle le mouvement du serpent ou celui des vagues. La femme apparaît aussi comme une figure exotique et idéalisée, associée à des images de parfums, de chaleur et de paysages lointains, ce qui évoque l’évasion et le rêve. Le poète utilise plusieurs figures de style importantes, notamment la comparaison entre la femme et le serpent, des métaphores marines pour suggérer les ondulations du corps, ainsi que des synesthésies qui mêlent différentes sensations (odeurs, mouvements, images). À travers cette description très sensorielle, la femme devient presque une œuvre d’art vivante qui fascine le poète. Ainsi, dans ce poème, Baudelaire transforme la beauté féminine en spectacle sensuel et poétique, où se mêlent désir, exotisme et admiration esthétique. |
The Dancing Serpent— How I love to watch, dear indolent creature, On your deep coiffure Like a ship waking Your eyes, where nothing is revealed Seeing your harmonious walk, Under the weight of your sloth And your body bends and stretches Like a wave swelled by the melting I feel I drink some Bohemian wine, Geoffrey Wagner, Selected Poems of Charles Baudelaire
(NY: Grove Press, 1974)
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Heureuse femme celle à qui s’adresse ce somptueux hommage, plus éloquent qu’une caresse.
Merci !
Pour un réveil en douceur lumière et musique tamisées le poème que j’aurais aimé recevoir à l’âge ou les sens de mon amoureux étaient en avance sur les miens .
Et oui….