Frank Lovisolo sur Instagram

Frank Lovisolo sur Instagram   à l’écoute : La Valle dei Templi Photos interagissantes ou pas 🙂 ! Charles Baudelaire L’Art philosophique Calmann Lévy, 1885 (III. L’Art romantique, pp. 127-137).   Qu’est-ce que l’art pur suivant la conception moderne ? C’est créer une magie suggestive contenant à la fois l’objet et le sujet, le monde extérieur à l’artiste et l’artiste lui-même. Qu’est-ce que l’art philosophique suivant la conception de Chenavard et de l’école allemande ? C’est un art plastique qui a la prétention de remplacer le livre, c’est-à-dire de rivaliser avec l’imprimerie pour enseigner l’histoire, la morale et la philosophie. Il y a… Suite – Continue reading

Les Fleurs du Mal – Charles Baudelaire

charles baudelaire

Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal     Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal :  Les fleurs du mal ; Les épaves ; Bribes ; relevé de variantes par Antoine Adam (1857-1861) Révision de la condamnation de 1857 Une première demande en révision du jugement de 1857, introduite en 1929 par Louis Barthou, alors ministre de la Justice, ne put aboutir faute de procédure adaptée. C’est par la loi du 25 septembre 194623 que fut créée une procédure de révision des condamnations pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, exerçable par le Garde des Sceaux à… Suite – Continue reading

Le Vampire – Charles Baudelaire

Le Vampire

charles baudelaire le vampire     Le Vampire   Toi qui, comme un coup de couteau, Dans mon cœur plaintif es entrée, Toi qui, comme un hideux troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine, — Infâme à qui je suis lié Comme le forçat à la chaîne, Comme au jeu le joueur têtu, Comme à la bouteille l’ivrogne, Comme aux vermines la charogne, — Maudite, maudite sois-tu ! J’ai prié le glaive rapide De conquérir ma liberté, Et j’ai dit au poison perfide De secourir ma lâcheté. Hélas ! le… Suite – Continue reading

Charles Baudelaire Spleen

charles baudelaire  spleen – charles baudelaire  spleen – charles baudelaire  spleen – charles baudelaire  spleen –charles baudelaire  spleen – charles baudelaire  spleen – charles baudelaire  spleen – charles baudelaire  spleen     Charles Baudelaire  Spleen Spleen Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l’horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits; Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l’Espérance, comme une chauve-souris, S’en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la… Suite – Continue reading

Charles Baudelaire: Le serpent qui danse

Le serpent qui danse

Le serpent qui danse   Le Serpent qui Danse   Que j’aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s’éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain. Tes yeux où rien ne se révèle De doux ni d’amer, Sont deux bijoux froids où se mêlent L’or avec le fer. A te voir marcher en cadence, Belle d’abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d’un… Suite – Continue reading

Charles Baudelaire: Le Revenant

Le Revenant           Le Revenant   Comme les anges à œil fauve, Je reviendrai dans ton alcôve Et vers toi glisserai sans bruit Avec les ombres de la nuit ; Et je te donnerai, ma brune, Des baisers froids comme la lune Et des caresses de serpent Autour d’une fosse rampant. Quand viendra le matin livide, Tu trouveras ma place vide, Où jusqu’au soir il fera froid. Comme d’autres par la tendresse, Sur ta vie et sur ta jeunesse, Moi, je veux régner par l’effroi. Charles Baudelaire 1821-1867 The Ghost   Like angels with wild beast’s… Suite – Continue reading

Charles Baudelaire: Don Juan aux enfers

Eugène_Ferdinand_Victor_Delacroix-La Barque de Dante

don juan aux enfers Don Juan aux enfers    Guest : Jo Corbeau Don Juan aux enfers   Quand Don Juan descendit vers l’onde souterraine Et lorsqu’il eut donné son obole à Charon, Un sombre mendiant, l’oeil fier comme Antisthène, D’un bras vengeur et fort saisit chaque aviron.   Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes, Des femmes se tordaient sous le noir firmament, Et, comme un grand troupeau de victimes offertes, Derrière lui traînaient un long mugissement.   Sganarelle en riant lui réclamait ses gages, Tandis que Don Luis avec un doigt tremblant Montrait à tous les morts… Suite – Continue reading