
Toulon : Le Mourillon Boulevard Bazeille vers 1900
Le quartier…
…est l’un des secteurs de l’Est de Toulon dont les hauteurs appartiennent à la Provence cristalline. C’est un véritable village provençal enclavé dans la ville toulonnaise, disposant de plusieurs monuments historiques ( forts ), églises, places, d’un musée ( arts asiatiques ), de son marché quotidien et de ses diverses rues commerçantes.
L’artère principale du quartier, le boulevard de Bazeilles tient son nom d’une localité des Ardennes non loin de Sedan où les troupes de Marine, dont le régiment des casernes du Mourillon, se sont héroïquement battues lors de la guerre de 1870. Le boulevard de Bazeilles, précédemment appelé boulevard de l’Eygoutier a été construit sur l’ancien lit détourné de la rivière Eygoutier.
La rue Lamalgue tient son nom de Margo ( La Malgue ), des terrains situés sur les

Toulon : Le Mourillon Vue aérienne vers 1960.
hauteurs où se situaient les fameuses vignes des vins de Margo qui firent leur entrée à la cour de Louis XIV.
La presqu’île du Mourillon donne à la fois sur la petite rade et sur la grande rade.
C’est dans cette dernière que se trouvent les plages. Ces plages artificielles de sable ont été gagnées sur la mer dans les années 1960-70. Ce sable a été entre autres transporté de l’est varois et mélangé à du sable artificiel.
Auparavant, il y avait des criques de galets en contrebas du boulevard Frédéric-Mistral.
Moyen Âge (XIVᵉ siècle)
Le Mourillon est attesté comme faubourg extra-muros de Toulon (mentionné dès 1332). Il s’agit d’un espace rural et littoral occupé par des pêcheurs, agriculteurs et artisans, en marge de la ville fortifiée.
XVIᵉ–XVIIᵉ siècles
Le quartier acquiert une importance stratégique en raison de sa position entre la grande et la petite rade. Construction et renforcement d’ouvrages militaires (Tour Royale, forts littoraux). Les aménagements s’inscrivent dans le système défensif de Toulon, notamment sous l’influence de Vauban.
XVIIIᵉ siècle
Le Mourillon reste partiellement rural mais est progressivement intégré à l’espace urbain toulonnais. Il conserve une fonction périphérique, avec une population liée à la marine et aux activités portuaires.
XIXᵉ siècle
Urbanisation progressive liée à l’essor de l’arsenal de Toulon. Installation de familles d’ouvriers et de personnels militaires. Création d’équipements publics, dont le Jardin d’acclimatation (1887).
XXᵉ siècle
Intégration complète au tissu urbain. À partir des années 1950-1970, transformation du littoral avec l’aménagement artificiel des plages du Mourillon, modifiant durablement la fonction du quartier (loisirs, habitat résidentiel).
XXIᵉ siècle
Le Mourillon est un quartier résidentiel et balnéaire de Toulon, caractérisé par une forte valeur patrimoniale, une mixité fonctionnelle (habitat, commerces, loisirs) et la persistance d’éléments militaires
Michel Vergé-Franceschi
Historien, professeur des universités, spécialiste de l’histoire maritime et de Toulon.
Travaux sur l’arsenal, la ville et les quartiers liés à la marine, dont le Mourillon.
Gilbert Gacon
Historien local toulonnais.
Auteur de nombreux ouvrages sur Toulon, ses quartiers et son évolution urbaine.
Jean-Marie Guillon
Historien varois, universitaire (Université de Provence).
Travaux sur l’histoire sociale et urbaine du Var, incluant Toulon
André Neyton
Auteur et homme de théâtre toulonnais, également historien local.
A écrit sur la mémoire urbaine et populaire de Toulon, y compris le Mourillon.
Académie du Var (publications collectives)
Institution savante toulonnaise.
Bulletins, actes et monographies contenant des études historiques documentées sur le Mourillon (urbanisme, fortifications, société).
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On a pas idée…..d’aller traîner dans les rues à cette heure …..
Surtout sans y être contraint……
A moins que l’appel artistique n’ait eu un excellent avocat…. ou être retraité de la Royal Navy…..voire même…de la marine marchande….
Il est aussi possible de faire d’autres balades…en écoutant la musique…sans regarder les prises de vues……de regarder les clichés sans écouter la musique……
ou de se laisser conduire……
Impératif de se laisser aller !…..
Se laisser aller! Oui, le paysage des rues matinales est un spectacle d’imagination où le peu de lumière recompose l’architecture.
Pas un rat, pas un chat, ni même un pékin ! Juste un photographe à l’aveuglette, tapotant sa canne blanche le long des murs tagués. La musique soutient la grisaille comme la corde le pendu. Atmosphèèèère ! Achement réussi, ouvrier. Tu peux aller te recoucher.
Si fait ! Mais j’irai, je pense, arpenter de l’index d’autres atmosphères; bientôt… merci pour ta visite !
ne pas avoir froid aux yeux / entre chien et loup / le chœur des vierges / laisser toujours allumer la servante comme au théâtre / shooter n’est pas tomber / le mauve des cernes / cachalot / n’est pas nyctalope qui veut / noël au balcon, … / Auguste et Louis L. / un p’tit noir dans un rade du Mourillon /…
L’errance adroite te va belle !
Nyctalope, c’est quand on a arrêté de fumer? 🙂 Merci pour ce beau commentaire !!!!
Pourquoi donner une image aussi noire d’un quartier aussi plaisant ? heureusement que la musique donne un sens jubilatoire à l’image.
L’art est très subjectif… Et la nuit est noire!
Découvrir des lieux la nuit ou au petit matin est un passage obligé pour la personne qui a l’oeil curieux. J’ai trouvé l’étymologie de Morillon sur Wikipédia: Initialement, le Mourillon (diminutif de mourre, « museau » en provençal, pour désigner la presqu’île) avait des limites floues dépassant l’actuel quartier et s’étendant depuis les zones marécageuses de l’embouchure de la rivière Eygoutier (du mot eygue ou aygue : « eau » en provençal) dans la petite rade (actuel Port Marchand)
Merci Patrick…
La géographie du lieu a bien changé depuis deux siècles, les anciennes cartes de Toulon le confirment.
Ancienne Carte
Ce port St.louis est de bien avant 60. En 57 il y avait le dépôt des trolleys et en 61 la construction des immeubles de luxe avait déjà commencé au coin du Bld Cunéo et du quai belle rive.
Merci à vous pour cette précision quant à l’évolution du lieu.