Le romantisme…...constitue un mouvement esthétique et intellectuel majeur qui se développe en Europe à la charnière des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, dans un contexte marqué par les bouleversements politiques, sociaux et philosophiques issus de la Révolution française et de l’industrialisation naissante. Il s’inscrit en rupture avec l’héritage du classicisme et du rationalisme des Lumières, auxquels les romantiques reprochent leur confiance excessive dans la raison et leur conception normative de l’art. À l’inverse, le romantisme revendique la primauté de la subjectivité, de l’imagination et de l’expérience intérieure. Au cœur de l’esthétique romantique se trouve une nouvelle conception du sujet, fondée sur l’exploration du moi et de ses contradictions. Le sentiment d’inadéquation au monde, souvent désigné sous le terme de mal du siècle, traduit une crise existentielle liée à la perte des repères traditionnels et à la désillusion politique de l’après-Révolution. L’écriture romantique devient ainsi le lieu d’une introspection approfondie, où s’expriment la mélancolie, l’angoisse, mais aussi l’aspiration à l’absolu. Cette quête se manifeste par une poétique du lyrisme, qui fait de l’émotion individuelle une valeur universalisable. La nature occupe une fonction centrale dans cette perspective. Loin d’être un simple décor, elle est investie d’une dimension symbolique et subjective : elle reflète les états de l’âme du poète et participe à la construction du sens. Les paysages romantiques, souvent marqués par le sublime, mettent en scène la démesure, la violence ou l’infini, soulignant la tension entre la finitude humaine et l’aspiration à l’illimité. Cette esthétique du sublime, héritée notamment de Burke et de Kant, témoigne de la volonté romantique de dépasser les cadres traditionnels de la représentation. Par ailleurs, le romantisme se distingue par son rapport singulier au temps et à l’espace. Il manifeste un intérêt prononcé pour le passé historique, en particulier le Moyen Âge, perçu comme une époque de ferveur spirituelle et de liberté créatrice, mais aussi pour l’exotisme et l’ailleurs, qui offrent une échappatoire à la modernité jugée aliénante. Cette ouverture se traduit par une hybridation des genres littéraires et une remise en cause des hiérarchies esthétiques établies. En France, le romantisme trouve une expression emblématique dans l’œuvre de Victor Hugo, dont la Préface de Cromwell (1827) constitue un véritable manifeste du mouvement, prônant la liberté formelle et la représentation du grotesque aux côtés du sublime. À ses côtés, Lamartine, Musset ou Nerval développent des écritures singulières, oscillant entre lyrisme personnel et interrogation métaphysique. Ainsi, le romantisme apparaît moins comme une école homogène que comme une constellation de pratiques et de sensibilités, unies par le refus des normes classiques et par la recherche d’une vérité fondée sur l’expérience intime et la puissance de l’imaginaire. |
Qui ?1. LittératureFrance
Allemagne
Angleterre
Autres…
2. PeintureFrance
Allemagne
3. Musique
4. Sculpture et architecture
Le romantisme ne constitue pas un mouvement homogène mais un ensemble de sensibilités nationales, chacune développant ses propres formes et enjeux esthétiques, tout en partageant des thèmes communs : subjectivité, sublime, rapport à la nature, quête de l’absolu et rejet des normes classiques. |













Poésie, voix, mots amoureux , musique répétitive. On se laisse entraîner dans un rêve
Merci Patrick…
J’espère toujours entrainer l’auditeur dans l’histoire racontée…
Et c’est toujours réussi. Quel que soit le sujet. Je me souviens encore ce formidable diaporama avec de très nombreuses photos sur Toulon.
Elles y sont toujours onglet « Toulon » !
Encore Merci !