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Musique à base de drones, qui ne donne pas nécessairement le bourdon.
Suis-je donc drone? Pardon drôle !
Bzzzzz !
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![]() Nous disons ça toutes les années : « fichtre, diantre (et autres morbleu), quel boucan ! » C’est une année à cigales ou encore : « tient cette année, il n’y a pas de cigales ». Il y a toujours des cigales, mais leur nombre varie d’un été à l’autre : il est vrai que le cycle des cicadidae peut atteindre 17 ans pour certaines espèces provoquant ainsi le courroux de la fourmi de notre bon ami de la Fontaine.
Quant aux drones, eh bien, ce fut à Toulon, une année à drones, principalement à l’Université de Toulon (UFR Ingémédia) où j’enseigne la technologie du son ainsi que la M.A.O… Mao : c’est du chat moderne et l’on traduit par Musique Assisté par Ordinateur.
Chaque année les étudiants doivent participer à une « réaco ». Encore une abréviation, ça fait fichtrement professionnel ! « Réalisation Collective » nous dit le Gros Robert entre deux merguez. Cette réalisation collective, préparée en amont par Hervé Zénouda et Franck Renucci fut orchestrée par Karl Biscuit et le « Système Castafiore ».
Karl a proposé la base musicale d’un Drone aux groupes d’étudiants. Ils devaient, par la suite, le compléter ou le transformer musicalement et l’illustrer d’une vidéo immersive au sein de laquelle les étudiants-danseurs allaient s’y intégrer écrivant, pour cet ensemble, une chorégraphie d’une dizaine de minutes…
Le résultat fut plus que positif.
En suivant l’inspiration du moment, je me suis dit : pourquoi, pas de concert, bourdonner, bruisser, vrombir ou, encore, bombiller quelque peu ?
Allez, zou ! Alea jacta est, aux manettes, au charbon, allons, derechef, composer quelques assemblages sonores accompagnés d’une vidéo et affrontons sereinement les escarbilles de la critique, comme le chauffeur, à gauche !
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La Vidéo – La musique« ON THE DRONE AGAIN » Fixé en 2018 – Artiste « FRANK LOVISOLO GUILLARD » – Durée 00h:18m:05s – ISRC: FR-1A9-18-06921 |
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Que l’on ne se méprenne pas sur mes intentions ou mon inintention artistique ! |
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Ne voyez là, contrairement à la vidéo précédente, qu’un prétexte, de nouveau hédoniste, à la découverte de couleurs combinatoires, à l’effervescence du voyage onirique.
C’est une représentation de ce fascinant espace-temps où l’on ne sait pas si, passager d’un périple motorisé, le sommeil nous a vraiment envahis : une torpeur psychédélique bercée par la musique lancinante hypnotique propre à la contemplation d’une réminiscence où chaque arrêt sur image pourrait-être un tableau*.
Il serait dommageable que quelques « savants » sachent, mieux que moi, expliquer le sujet traité et, subséquemment, se permettraient une analyse, comme trop souvent, amphigourique !!!
Quant à la musique, elle sera le thème d’un prochain article.
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See here only a pretext, again hedonistic, to the discovery of combinatory colours, to the exuberance of the dreamlike journey.
It’s a portrayal of this fascinating space-time where we don’t realize if, as a passenger on a trip, sleep has really invaded us.
A psychedelic torpor lulled by the hypnotic throbbing music proper to the contemplation of a remembrance where each ‘stop on the image’ could be a painting. It would be damaging if some ‘scientists’ knew better than me to explain the subject and, here, would allow themselves an analysis, as too often, convoluted!
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*La sélection «Tableaux» du film
Drone, vous avez dit Drone? |
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Traduisant drone par bourdon, il est important de noter que ce fameux est, en imprimerie, une erreur d’impression, en broderie, un point (de bourdon) et en cuisine c’est un gâteau aux pommes que l’on trouve dans la Sarthe, département ô combien bucolique. Le bourdon accompagne aussi le pèlerin, il s’agit d’un grand bâton noueux qui lui facilite le pas…Toutefois, il ne faut pas confondre avec le drone, aéroplane bruissant sans pilote, qui photographie, filme, mesure scientifiquement, espionne, virevolte au-dessus des centrales nucléaires ou encore bombarde sans coup férir des populations. Ces drones derniers préfèrent le silence au zonzonnement utile à son repérage ! En musique, le bourdon peut-être une cloche au son particulièrement grave. C’est aussi une ou plusieurs cordes ou, et anches qui vibrent toujours sur la même note et peuvent former un accord continu avec la tonique ou la dominante de la gamme utilisée.
On retrouve ce principe dans la musique indienne, dans la musique populaire du nord au sud de l’Europe.
Ceci a donné naissance à un genre musical, le drone, qui présente des compositions assez longues plus de 10 minutes composées de notes de longues créant l’ambiance souhaitée.
J’avais d’autres titres comme les « côtes du drone », « Gamme of drone » facile, « drone de d(r)ames », « un drone vaut mieux que deux, tu l’auras » et d’autres drones que ma mère m’a défendu de nommer ici. Une éducation parfaite à ses lacunes ! |
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Astucieusement, je me suis arrêté sur « On The Drone Again », titre qui n’est pas sans rappeler la non moins célèbre composition blues de Floyd Jones en 1953 « On the road again » adaptée par Alan Wilson musicien et compositeur du groupe de musique américain Canned Heat avec un drone de tambura. |
| Drones et Vidéos / Vidéos ou Drones / Artistes – Ils ont inspiré… ( liste non exhaustive, cela va de soi 🙂 ) | |
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est considéré comme le premier artiste du mouvement d’art vidéo. Durant la fin des années 1950, Nam June Paik rejoint le groupe artistique Fluxus, inspiré par le compositeur John Cage… |
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Klaus Schulze : est un musicien allemand, né le 4 août 1947 à Berlin. Percussionniste, puis compositeur, producteur et interprète pionnier de musique électronique… |
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Fripp et Eno :
Robert Fripp est un guitariste britannique né le à Wimborne Minster. Il est principalement connu en tant que fondateur, en 1969, du groupe King Crimson…
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Brian Eno est un musicien, arrangeur et producteur britannique. il s’intéresse à l’art conceptuel, à la sculpture sonore et aux travaux musicaux de John Cage.
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né Marcus Rothkowitz à Dvinsk (Lettonie), le et mort le , est un peintre américain.
Classé parmi les représentants de l’expressionnisme abstrait américain, mais Rothko refusait cette catégorisation jugée « aliénante ». |
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Shūzō Takiguchi est un artiste surréaliste japonais. Il est considéré comme le représentant le plus important du surréalisme au Japon. On lui doit également un grand nombre d’œuvres poétiques et de textes théoriques pour l’instant non traduits. Ses œuvres complètes ont été publiées par l’éditeur Misuzu Shobō |
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Bumblebee (Bombus terrestris) CC BY-SA 3.0
File:Bombus September 2007-2.jpg
Création : 1 septembre 2007
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![On The Drone Again - Vidéo un tantinet expressionniste - Vidéos Compositions Canned Heat - On The Road Again [HQ]](https://i.ytimg.com/vi/qRKNw477onU/maxresdefault.jpg)


















Il y a dans cette œuvre quelque chose d’une dérive intérieure filmée depuis un dehors mécanique. Le drone, ici, n’est plus seulement l’œil technologique contemporain : il devient une conscience flottante, presque posthumaine, qui survole les ruines sensibles du réel. La caméra ne regarde pas le monde ; elle semble l’ausculter comme on écoute une mémoire malade.
Cette vidéo expressionniste m’a évoqué certains paysages mentaux de Tarkovski, mais également les fulgurances plastiques du romantisme noir allemand : un monde où les formes vacillent avant leur disparition. Le mouvement aérien produit une étrange contradiction, liberté apparente de l’élévation, mais enfermement dans une mélancolie gravitationnelle. Le drone vole, certes, mais au-dessus d’un univers déjà spectral.
J’ai particulièrement apprécié cette tension entre abstraction sonore et matière visuelle. Le traitement du son agit comme une corrosion lente de l’image, une érosion du perceptible. On pense parfois à Luigi Russolo autant qu’aux expérimentations de Pierre Schaeffer : le bruit n’accompagne pas le réel, il le remplace progressivement.
Ce travail me semble aussi profondément contemporain parce qu’il refuse la tyrannie narrative. Il n’y a pas ici d’histoire à comprendre, mais une expérience à traverser. Et c’est précisément ce qui le rend précieux : dans un monde saturé de récits explicatifs, cette œuvre ose encore produire du mystère.
Une vidéo qui ne se regarde pas seulement, elle persiste après visionnage, comme une rémanence optique dans l’esprit.
Merci infiniment pour cette lecture d’une rare acuité.
Votre commentaire saisit précisément ce que je cherchais moins à montrer qu’à laisser affleurer : cette sensation d’un regard désincarné qui observe le monde comme une mémoire en train de se dissoudre. La référence à Tarkovski me touche particulièrement, tant son cinéma demeure pour moi une manière de penser le temps davantage que de raconter des histoires.
Vous évoquez avec justesse cette contradiction entre élévation et gravité. Le drone porte en lui une ambiguïté fascinante : instrument de maîtrise technologique, il produit paradoxalement des visions de fragilité, presque de disparition. Comme si la hauteur révélait moins le pouvoir que l’éloignement irréversible.
Votre lecture sonore me paraît également très juste. J’ai toujours pensé le son non comme accompagnement, mais comme matière instable venant contaminer l’image, la rendre poreuse, inquiète. Que vous évoquiez Russolo ou Schaeffer éclaire admirablement cette intention.
Et peut-être avez-vous raison : il ne s’agit pas tant d’un récit que d’une traversée. Une tentative de maintenir encore un peu d’opacité dans un temps qui exige sans cesse des significations immédiates.
Votre texte prolonge l’œuvre avec une sensibilité et une intelligence rares. Merci pour cela.
Le pitch : Au wagon-restaurant, le serveur tout occupé à tirer sur son gros splif a déclenché la vidéo de son iPhone posé sur la vitre et range bruyamment son lave-vaisselle…Sans réaliser qu’il n’est pas descendu du train et qu’il va se retrouver à l’endroit d’où il était parti…Je persifle bien sûr ! Sans rire je rage de ne pas avoir le temps matériel de vous suivre car vous m’avez l’air bien perché (heu je voulais dire créatif bien sûr)…La jalousie m’est train…
Merci !!! et il faut juste prendre le bon entrain !