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La musique concrète est un courant de la musique expérimentale né en France à la fin des années 1940. Le terme désigne une pratique de composition fondée sur l’utilisation de sons enregistrés (appelés « objets sonores ») provenant de sources diverses — bruits du quotidien, sons mécaniques, voix ou phénomènes naturels — plutôt que sur l’écriture musicale traditionnelle destinée à des instruments. Ce courant est initié en 1948 par le compositeur et théoricien français Pierre Schaeffer au sein de la Radiodiffusion-Télévision Française. Schaeffer développe une approche expérimentale du son fondée sur l’enregistrement sur disque puis sur bande magnétique, ainsi que sur différentes techniques de transformation sonore telles que le montage, la répétition, l’inversion, la variation de vitesse ou la superposition des sons. La musique concrète s’inscrit dans une réflexion plus large sur la nature du son et de l’écoute. Schaeffer introduit notamment la notion d’« écoute réduite », qui consiste à percevoir le son indépendamment de sa source ou de sa signification, afin de se concentrer sur ses caractéristiques acoustiques (timbre, durée, intensité, texture). Le développement de la musique concrète s’est poursuivi grâce à plusieurs compositeurs, dont Pierre Henry, qui collabore avec Schaeffer au sein du Groupe de Recherche de Musique Concrète, créé en 1951. Ce mouvement a profondément influencé l’émergence de la musique électroacoustique et des pratiques contemporaines de composition utilisant les technologies d’enregistrement et de traitement du son. Ainsi, la musique concrète constitue une étape déterminante dans l’évolution des pratiques musicales du XXᵉ siècle, en remettant en question les frontières traditionnelles entre bruit, son et musique. Plusieurs compositeurs ont joué un rôle majeur dans son développement. 1. Pierre SchaefferConsidéré comme le fondateur, il développe ce concept en 1948. Il expérimente l’enregistrement de sons réels (trains, objets, voix) et leur transformation en studio. Ses travaux théoriques sur les objets sonores et l’écoute réduite ont profondément marqué l’esthétique de la musique électroacoustique. 2. Pierre HenryCollaborateur proche de Schaeffer, il est l’un des premiers compositeurs à développer la musique concrète de manière artistique et autonome. Il compose plusieurs œuvres importantes et contribue à populariser ce langage musical dans le monde contemporain. 3. Luc FerrariCompositeur français associé au Groupe de Recherches Musicales. Il introduit une dimension narrative et documentaire dans la musique concrète, en utilisant des enregistrements de paysages sonores et de scènes de la vie quotidienne. 4. François BayleCompositeur et théoricien important de la musique électroacoustique. Il développe le concept d’acousmatique, qui désigne une musique destinée à être écoutée sur haut-parleurs sans voir la source sonore. 5. Bernard ParmegianiFigure majeure de la musique électroacoustique française. Ses œuvres explorent la transformation du son et les possibilités expressives du studio comme instrument de composition. 6. Iannis XenakisBien qu’il ne soit pas exclusivement associé à la musique concrète, ses recherches sur le traitement du son et les masses sonores ont influencé les pratiques électroacoustiques et expérimentales. En résumé : les compositeurs les plus importants sont surtout Pierre Schaeffer, Pierre Henry, Luc Ferrari, François Bayle et Bernard Parmegiani, qui ont contribué à développer ce courant et à transformer les méthodes de composition musicale au XXᵉ siècle. |














Belles images. Musique surprenante mais on l’écoute avec plaisir.
Merci !!!!
C’est du concret, du vrai, c’est certain. Aussi, c’est publié. Il ferait beau voir que je relaie de l’éthéré, du fumeux ou de l’idée pure.
Merci Patrick…
Toutefois, il me semble important, par sa qualité et son engagement, de partager ici, celui que tu as écrit sur Facebook afin qu’il ne disparaisse pas trop rapidement dans les limbes :
« Du concret, du vrai, avec notre Ami Frank l’Artiste Protée. Bon… Partageant la faculté de changer de forme à l’envi “L’expression “à l’envi” (sans e final) a le sens de “à qui mieux mieux” et n’a rien à voir avec l’envie ou la jalousie) avec d’autres divinités grecques marines, le nom de Protée a servi de radical en latin — et à partir de là dans la plupart des autres langues européennes — pour former des termes comme protéiforme, avec cette connotation de “polymorphisme spontané” en français.
Dans la mythologie grecque, Protée est une divinité marine, mentionnée en particulier par Homère dans l’Odyssée comme “Vieillard de la Mer” et gardien des troupeaux de phoques de Poséidon. Il est doté du don de prophétie et du pouvoir de se métamorphoser. Cette expression fut utilisée pour des joueurs de rugby pouvant jouer avec succès à plusieurs postes, par exemple.
Le son, la musique, l’image, le texte, la philosophie, la mythologie, et les transformations et distorsions diverses et variées, tout se détache, se mélange (à l’envi i !) chez Frank… »
Patrick Alemany
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Avec plaisir Frank!