Vingt-deux Paysages Métempiriques

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Le terme métempirique

est surtout employé dans les courants issus du kantisme, de la phénoménologie et de l’épistémologie contemporaine.

Il désigne ce qui dépasse l’expérience sensible sans en être indépendant : des structures ou conditions qui rendent l’expérience possible (formes a priori, catégories, structures de la conscience, cadres du savoir).

On l’utilise précisément pour éviter une métaphysique spéculative tout en ne se limitant pas à l’empirisme.

La différence avec la métaphysique est centrale : le métempirique ne cherche pas à décrire la réalité en soi, mais les conditions de possibilité de notre expérience de la réalité. Il reste toujours lié à l’expérience humaine, alors que la métaphysique prétend souvent dire ce qui existe indépendamment de toute expérience. En ce sens, le métempirique est critique et méthodologique, là où la métaphysique est ontologique et spéculative.

Métempirique (adjectif)

Se dit de ce qui dépasse le domaine de l’expérience sensible et de l’observation empirique, sans pour autant relever strictement de la métaphysique classique. Le métempirique renvoie à des principes, structures ou conditions qui ne sont pas directement observables, mais qui fondent, orientent ou rendent possible l’expérience.

 En bref :

Empirique : fondé sur l’expérience observable
Métempirique : au-delà de l’expérience, mais en lien avec elle
Métaphysique : au-delà de l’expérience et parfois indépendamment d’elle

Exemple d’usage :

« Les catégories de l’entendement chez Kant peuvent être comprises comme des structures métempiriques de l’expérience. »

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