War in raW : art numérique + réalité augmentée ⇒ IA art

Reading Time: 11 minutes

La bombe à impulsion électromagnétique :

… ou EMP, pour les intimes — est le gadget ultime pour rappeler aux humains qu’ils ont peut-être un peu trop confiance dans leurs colifichets. En gros, c’est le bouton reset de la civilisation moderne : un petit flash d’énergie électromagnétique et hop, adieu smartphones, GPS, internet, voitures et même votre cafetière connectée. Oui, ce monde que vous croyiez si solide peut se transformer en vaste terrain de camping technologique en quelques microsecondes.

Contrairement aux bombes classiques, l’EMP ne se soucie pas des immeubles, des voitures ou des monuments.

Son vrai plaisir ? Rendre fous tous les circuits électroniques. Imaginez le chaos : vos mails disparaissent, vos séries en streaming s’arrêtent, et votre frigo intelligent refuse de vous parler. Tout cela grâce à une simple explosion à très haute altitude — qui, soit dit en passant, a déjà été testée par des ingénieurs curieux pendant l’expérience Starfish Prime de la Guerre froide. Résultat : quelques centaines de kilomètres d’équipements électrifiés qui décident soudainement de prendre des vacances permanentes. Ces électrons, quels farceurs !

Aujourd’hui, les experts essaient de protéger ce fragile château de cartes électroniques qu’est notre société. Mais soyons honnêtes : si une EMP débarque, on découvrira vite que l’homme moderne sait faire plein de choses… sauf survivre sans Wi-Fi.

Moralité : nous avons construit un monde ultra-sophistiqué, bourré de technologies brillantes, mais qui tient à peine à quelques circuits imprimés et à une bonne dose d’électricité. Alors, la prochaine fois que votre téléphone s’escrimera, rappelez-vous : ça pourrait être bien pire.

art numérique — réalité augmentée — IA art – raw – war – art numérique — réalité augmentée — IA art – raw – war

Signaler un problème – Report a problem
pages ( 2 de 2 ): « Précédent1 2

6 Commentaires

  1. Bonjour Franck, c’est un excellent travail créatif à souhait. Comme quoi un bon caillou sur un appareil photo et une IA en post-prod ce n’est pas déconnant. L’idée première en revient toujours à l’artiste.Quant à sa réelle possession de l’œuvre, cela reste un sujet, mais lorsque Rembrandt fait le portrait d’un notable, l’œuvre appartient déjà à celui qui l’a acheté. La différence aujourd’hui, avec le digital elle est volé purement et simplement.

    • Bonjour,

      Merci beaucoup pour ton message, ça me fait vraiment plaisir que tu perçoives le travail sous cet angle.
      Je te rejoins totalement sur l’essentiel : l’idée reste au cœur de tout. L’outil, qu’il soit un pinceau, un appareil photo ou une IA, ne fait que prolonger une intention artistique. Sans regard ni démarche, il ne se passe pas grand-chose.
      Ta comparaison avec Rembrandt est très juste. La question de la propriété de l’œuvre n’est effectivement pas nouvelle : l’artiste a souvent créé pour un commanditaire. Ce qui change aujourd’hui, comme tu le soulignes, c’est la facilité et la vitesse de reproduction et de diffusion. Le numérique a brouillé les frontières entre partage, appropriation et spoliation.
      C’est sans doute là que se situe le vrai enjeu actuel : comment préserver la reconnaissance du travail et de l’intention de l’artiste dans un monde où l’image circule librement et peut être réutilisée sans cadre clair.
      En tout cas, ton retour nourrit vraiment la réflexion, merci pour ça.

      Frank

  2. Salut cher Frank !
     » Ça en jette ! » Mais je suis très réservé quant à l’IA et ses usages, reconnaissant des apports dans certains domaines. Comme disait Élisée Reclus, relativisant le progrès au régrès. Des deux plateaux de la balance quel est celui qui penche « bien » ?
    Pour nous limiter aux domaines de la création, artistique en particulier : picturale ou littéraire, voici mon objection principale : l’auteur disparaît en perdant son individualité ; il n’est plus seul mais absorbé en fin de compte par une machinerie infernale puisque non maitrisable. De plus, dans ton échange de données, il n’y a pas équité : tu vas nourrir la machinerie, sans aucun contrôle sur son pouvoir infini de falsification et d’anonymisation… Enfin, ou plutôt en-fin : c’en est fini des principes d’objectivité, de réalité (je ne parle pas de vérité, ce concept pour croyants aveugles), et aussi de confiance dans la perception sensorielle. Bref, j’y vois l’annonce d’une Apocalypse, couche de finition à notre monde en fin de parcours – je ne dis surtout pas « la planète » ! qui se démerdera sans nous !
    Dernier point : l’outil n’est jamais neutre, il entre inévitablement dans le champ signifiant/signifié.

    • Gérard, bonjour, j’espère que tout va bien pour toi.

      Il va sans dire que tes craintes sont tout à fait légitimes et c’est naturel d’en discuter.
      Exclure et redouter un outil au point de refuser de l’explorer, surtout dans l’art, c’est un peu comme s’interdire de goûter un nouveau plat parce qu’on aurait peur de ne plus aimer les pâtes (en particulier les spaghettis a le vongole !).
      L’art a toujours avancé grâce à l’aventure, au risque et à la curiosité, pas en restant dans sa zone de confort.
      L’histoire de l’art, c’est une longue série de « Mais non, ça va tout casser ! » qui s’est confirmée fausse.
      La photo a été accusée d’assassiner la peinture, les synthétiseurs de tuer la « vraie » musique, et le montage numérique de trahir la réalité.
      Résultat ? Les peintres, les musiciens et les cinéastes ont simplement trouvé de nouvelles façons de créer. Les outils n’ont pas supprimé les artistes, ils les ont obligés à se réinventer.
      Tu parles de la disparition de l’individualité ? Je vois plutôt l’inverse : bosser avec une IA, c’est comme discuter avec un collègue un peu bizarre qui te force à clarifier tes idées, à faire des choix, heureux ou pas.
      L’artiste ne disparaît pas, il devient moins « génie solitaire » et plus « explorateur » ou « chef d’orchestre ».
      Ce n’est pas une perte, c’est un changement.
      Et cette idée de « machinerie infernale » qui nous dominerait…
      L’art n’a jamais été une affaire où l’on se soumet à l’outil sans réfléchir.
      Un pinceau, une caméra ou un logiciel, c’est comme un marteau : si tu apprends à t’en servir, tu te tapes moins souvent sur les doigts.
      Refuser d’apprendre à employer un outil puissant, c’est juste laisser les autres décider à ta place comment il sera utilisé.
      Quant à la réalité, l’objectivité et la confiance, ces concepts sont déjà en survivance depuis un bail, bien avant l’IA. L’art contemporain, la photo et même la littérature nous ont montré que toute représentation est une construction. L’IA ne fait que rendre cette fragilité plus visible, plus flagrante. Et ça, c’est peut-être une bonne nouvelle : ça nous force à réfléchir.
      Enfin, parler d’Apocalypse, c’est un peu exagéré. On est peut-être juste en train de vivre une grosse mise à jour de notre rapport à la création, à l’auteur et au réel.
      Dans ces moments-là, l’enjeu n’est pas de préserver un monde figé, mais de parcourir les autres territoires qui s’ouvrent ; avec un peu de circonspection bien sûr.
      Sincèrement, je trouve bien plus démoralisant l’utilisation n’importe comment des réseaux sociaux, qui nous poussent vers le bas, que l’exploration d’une nouvelle technologie.
      Au début du cinéma, les gens avaient peur de finir écrasés par un train… Aujourd’hui, qu’en est-il ?
      L’art n’a jamais été un espace sécurisé, et c’est tant mieux. C’est justement ce qui le rend passionnant.

      Merci d’avoir lu l’article et partagé tes réflexions : c’est ce genre d’échanges qui fait avancer le bazar. Je savais bien qu’il y aurait des réactions et c’est exactement ce qu’on cherche, non ?

  3. Je reçois bien tous tes arguments et peux aussi les partager, et les commenter à mon tour, etc. Mais, par paresse, je me planque derrière une pirouette : Qui me répond ici au juste ? Frank ou Lia, ou les deux en amour fusionnel ? 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.