Il y a toujours un entre-temps, un intervalle entre un présent toujours furtif et un passé évanescent.
Il y a cette frontière entre le réel et une résidence imaginaire où l’on se plait à flâner.
Un lieu attire, retient, inspire…
Il sera le prétexte à un voyage chimérique fait d’allers-retours dans son paysage intime, indéfini et corpusculaire.
La ligne entre ce qui a été et ne sera plus est franchie.
Il subsistera subséquemment la conscience du lieu et tous ses possibles.
L’urbex industriel révèle une esthétique faite de silence, de rouille et de mémoire. Dans ces usines abandonnées, le béton fissuré et les machines immobiles racontent le temps qui passe et le travail oublié. La lumière, filtrée par des vitres brisées, transforme la poussière en matière vivante et donne aux lieux une beauté mélancolique.
Rien n’y est parfaitement intact, et c’est justement cette dégradation qui fascine : elle montre la rencontre entre l’activité humaine et la reprise lente de la nature. L’esthétique de l’urbex industriel est celle d’un monde en pause, fragile et profondément poétique quant à son histoire.
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MERCI POUR TON TRAVAIL REMARQUABLE….J’AI HABITE LA SEYNE…QUE DE SOUVENIRS….BISES
Merci Titus, merci d’avoir pris le temps de regarder…
…que de belles matières en ce monde si étrange.
lumière … matière…
un commentaire aussi simple que ces images: superbes photos émouvantes, témoignage frappant. Bravo !
Merci…