Un texte d’Antonin Artaud musiqué. |
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Interprété par Didier Bourguignon et, bien malgré lui, au dénouement, Antonin Artaud, tandis que, sur ce titre (N°5), Nathalie Vallée personnifie la journaliste. |
Passer les textes – Skip the texts Pour en finir avec le jugement de dieu – Antonin Artaud |
Textes dits par : |
Nathalie Vallée– (la journaliste de Conclusion) Après des études théâtrales au sein de l’université (Paris et Aix-en-Provence), elle entame une carrière en tant que chargée des Relations Publiques dans un Théâtre. Toutefois, après quelques années d’activité, elle quitte le côté administratif pour rejoindre la lumière du plateau. Elle a travaillé comme comédienne sur des reconstitutions historiques, des spectacles jeune public et, ponctuellement, pour le cinéma et la télévision (longs et courts métrages, séries et spots publicitaires). Depuis toujours, elle se passionne pour la danse, avec attirance particulière pour le tango argentin. contact : nathalievallee@free.fr ⇑⇑⇑ |
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Didier Bourguignon…– …a appris son métier de comédien, en 1973, avec César Gattegno, au Théâtre du Rocher à La Garde (83). Il a poursuivi sa carrière dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en tentant de découvrir toutes les facettes de cet art: théâtre classique, contemporain, burlesque, de rue, etc. Également auteur-compositeur-interprète (« Trompette-Bourguignon chantent »), il a été récitant dans des oratorios et autres œuvres musicales. Il est enfin acteur de cinéma et de télévision. Depuis quelques années, il se spécialise dans des solos, et des duos. Contact : didierbourg83@free.fr ⇑⇑⇑ |
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![]() Antonin Artaud – La projection du véritable corps. Pour en finir avec le jugement de Dieu…– … est un texte marquant écrit par Antonin Artaud en 1947. Dans cet essai, Artaud explore une question fondamentale qui traverse toute son œuvre : la souffrance, la violence, l’absurdité de l’existence humaine et savoir comment ces éléments peuvent être abordés à travers l’art, la spiritualité et la révolte contre les institutions. Ce texte est également une critique acerbe de la société, de la religion et des dogmes, et il représente une forme de rejet radical du jugement divin et de l’idée d’un Dieu qui impose une vision morale. – Contexte et réflexion L’œuvre a été écrite à une période où Artaud vivait une grande souffrance mentale, après ses longues années d’hospitalisation dans des institutions psychiatriques. Il s’y confronte à ses démons intérieurs et à ses visions délirantes, et l’écriture devient pour lui un moyen d’exorciser ses tourments tout en abordant des thèmes philosophiques profonds. Dans Pour en finir avec le jugement de Dieu, Artaud attaque directement l’idée d’un Dieu supérieur, jugeant l’humanité et imposant des règles morales. Il dénonce la cruauté de ce « jugement » et sa capacité à enfermer l’homme dans une vision dogmatique du monde. Artaud se place dans une perspective de révolte, non seulement contre les institutions religieuses, mais également contre la société qui impose des valeurs figées. Il réclame la fin de ce jugement divin, non pas par un rejet de la spiritualité, mais par la réaffirmation de la liberté individuelle face à la souffrance et à l’oppression. –
Le texte est aussi une critique virulente de la société contemporaine d’Artaud, marquée par des injustices et une oppression omniprésente. Il met en lumière la souffrance humaine comme une réalité tragique, sans réponse divine réconfortante. Pour lui, l’idée même d’un Dieu jugé moralement est un abus de pouvoir, un mécanisme pour contrôler les masses et les rendre dociles. Artaud exprime le désir de libérer l’homme de l’emprise de la religion et du dogme. Il considère que la croyance en un jugement divin fausse la perception de la réalité, en la teintant de culpabilité et de renoncements. Il appelle à une réévaluation de la souffrance et de l’existence sans chercher une rédemption divine ou un sens imposé de l’extérieur. – Un texte visionnaire et dérangeant L’un des aspects les plus frappants de Pour en finir avec le jugement de Dieu est son ton radical, presque insensé, qui frôle le délire mystique. Artaud mélange visions poétiques, réflexions philosophiques et fulgurances personnelles pour créer un texte puissant et perturbant. C’est une œuvre difficile à classer, oscillant entre la folie et la lucidité, l’extase et la violence. ![]() Antonin Artaud. Autoportrait 1948 Artaud y questionne également la nature du langage et de la communication. Dans ses écrits, et en particulier dans ce texte, il cherche à dépasser les limites du langage conventionnel, à briser la syntaxe et à ouvrir des espaces où la parole peut être aussi libératrice que le corps sur scène. – Conclusion Pour en finir avec le jugement de Dieu est un cri de révolte et une réflexion profonde sur l’existence humaine, la souffrance et la quête de sens. C’est un texte marquant dans la pensée d’Artaud, où il se livre à une attaque en règle contre les valeurs religieuses et morales imposées, tout en ouvrant un espace pour la réinvention de l’homme face à sa propre souffrance. Il s’inscrit dans une volonté de rupture avec les conventions et les dogmes, et reste un manifeste de liberté radicale, non seulement contre la religion, mais aussi contre toutes les formes d’oppression. Ce texte, écrit dans un état de grande souffrance mentale et physique, est emblématique de la vision d’Artaud : un appel à la libération totale de l’esprit et du corps humain face aux forces qui cherchent à le réduire à l’impuissance. Il est un jalon important de la pensée contemporaine et reste une œuvre essentielle pour quiconque s’intéresse aux liens entre la folie, la révolte et la création artistique. |
| A Antonin Artaud Pour en finir avec le jugement de dieu – Antonin Artaud – Pour en finir avec le jugement de dieu – Antonin Artaud Recueil : « Poèmes pour toute mémoire » Pour en finir avec le jugement de dieu – Antonin Artaud – Pour en finir avec le jugement de dieu – Antonin Artaud + Et si un jour un homme se levait parmi les hommes 3 Février 1945 |



Nathalie Vallée
Antonin Artaud (1896-1948)

Une critique de la société et des dogmes 
Cher Frank,
Enfin pris le temps d’écouter ton CD !
Surprise et bonheur d’être propulsée dans la langue et les délires d’Artaud. Dedans, grâce à l’interprétation de Didier Bourguignon – décidément, écouter Artaud s’impose, au lieu de le lire.
Quand tu dis que tu musiques, je veux bien l’entendre comme la création qui amplifie les tons, les soulignements, les prolongements, les envolées que tu ajoutes à cette langue, ces jeux d’Artaud. Autrement dit, ton interprétation, portée supplémentaire combinée à celle du comédien.
Nathalie Vallée est parfaite, elle semble relayer nos propres interrogations…
Félicitations, Frank ! Courageux et réussi de se confronter à ce genre de bonhomme, pour ajouter la poésie à la poésie, la faire résonner à nouveau.
J’adore l’image des deux personnages, sur la plage, sable et livres, c’est beau !
Merci pour ce cadeau. Merci d’être venu à Antibes.
À bientôt, amitiés
Corinne
Corinne, bonjour…
Merci d’avoir pris le temps d’écouter. Je suis content que tu y aies trouvé de l’intérêt.
Je transférerai ton appréciation à mes deux complices.
Je n’ai pas encore commencé à lire ton livre, car je me confronte, actuellement, à un autre personnage haut en couleur, qui me fascine depuis des années : Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont dont je musique 13 textes issus des chants de Maldoror.
Afin que ton témoignage ne disparaisse pas, je vais le glisser, si tu n’y vois pas d’inconvénient, dans les commentaires sur la page principale consacrée à Artaud.
Je suis ravi de t’avoir rencontré et j’espère que nous nous reverrons bientôt.
Salut bien Pierre, de ma part.
Frank