De Rerum Natura : pour Lucrèce

Lucrèce

LucrèceLucrèce

 

La musique du film :  De Rerum Natura (sacem 2015).

LucrèceRecette hédonistique égratignant la société Jésuitière de musique.

 
Prenez un piano de bonne facture et, s’il s’avère être droit, déshabillez-le. Pour l’autre, à queue, contentez-vous de soulever le couvercle ! 
Disposez vos micros et le système d’enregistrement de manière élégante.
Faites-vous assister pour la prise de son et le classement des fichiers d’une personne qui ne soit point renfrognée: On peut envisager une personne du sexe opposé, rien ne l’interdit. Il paraîtrait que des audacieux l’encourage.
Ensuite, comme bon vous semble, faites subir à l’instrument des manipulations diverses et des outrages variés afin qu’il vibre et suscite une pâleur cacochyme, voire méphitique, à un premier prix de conservatoire un tantinet étriqué: rien n’est plus drôle !
Dans le feu de l’action, vous choisirez quelques objets dans votre cuisine et leur ferez subir, avec malice, le même traitement.
LucrèceDans un logiciel d’édition audio honnête et complaisant vous disposerez les échantillons retenus à votre incohérente convenance.
Vous les soumettrez à d’aimables barbaries algorithmiques, quelques cruautés numériques et, sans coup férir, vous disposerez ci et là quelques soupçons de primitivismes acrimonieux.
Si nécessaire, nappez le tout  de temps lisse à l’aide d’un synthétiseur raffiné et courtois.
Réverbérez sans frémir, laissez reposer une journée, gouttez et ajustez si besoin est.

A l’aide d’images, sans prévenir, servez froidement !

 

La page du film – Nature Morte III

Lucrèce

 
Lucrèce• Lucrèce (en latin Titus Lucretius Carus) est un poète philosophe latin du ier siècle av. J.-C., (peut-être 98-55), auteur d’un seul livre inachevé, le De rerum natura (De la nature des choses, qu’on traduit le plus souvent par De la nature), un long poème passionné qui décrit le monde selon les principes d’Épicure.
C’est essentiellement grâce à lui que nous connaissons l’une des plus importantes écoles philosophiques de l’Antiquité, l’épicurisme, car des ouvrages d’Épicure, qui fut beaucoup lu et célébré dans toute l’Antiquité tardive, il ne reste pratiquement rien, sauf trois lettres et quelques sentences.

Si Lucrèce expose fidèlement la doctrine de son maître, il met à la défendre une âpreté nouvelle, une sombre ardeur. « On entend dans son vers les spectres qui s’appellent1. » dit Hugo. Son tempérament angoissé et passionné est presque à l’opposé de celui du philosophe grec.
Et il vit une époque troublée par les guerres civiles et les proscriptions (massacres de Marius, proscriptions de Sylla, révolte de Spartacus, conjuration de Catilina). De là, les pages sombres du De rerum natura sur la mort, le dégoût de la vie, la peste d’Athènes, de là aussi sa passion anti-religieuse qui s’en prend avec acharnement aux dieux, aux cultes et aux prêtres, passion que l’on ne retrouve pas dans les textes conservés d’Épicure, même si celui-ci critique la superstition et même la religion populaire.
Contre les positions du monde clérical, il propose de se soustraire aux craintes induites par la sphère religieuse, à laquelle il oppose la dimension rationnelle.
Ainsi, il explique de façon matérielle les objets et le vivant, qui prennent forme via des combinaisons d’atomes. Surtout Lucrèce unit à la science épicurienne, souvent difficile, la douceur et la dimension visionnaire de la poésie.

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A propos Frank Lovisolo-Guillard

Frank Lovisolo est un réalisateur multimédia demeurant à Toulon (France). Compositeur de musique, il s’est intéressé à l’image pour illustrer ses œuvres musicales. Frank Lovisolo is a multimedia film-maker who lives in Toulon (France) He is also a music composer and has always taken an interest in visual representation to illustrate his musical works.
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